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61

1

ère

Vente aux Enchères

– Genève,

27

novembre

2018

Auguste

VACQUERIE

– Poème autographe signé.

S.l.n.d. 25,5 x 21,5 cm.

€ 50 - 80

110

Jules

VALLÈS

– Manuscrit autographe signé intitulé

Le champ de bataille de Waterloo

. [Paris, 1901]. Petit

in-4, reliure demi-maroquin grenat à coins, dos à 5

nerfs saillants, auteur, titre et mention

« manuscrit »

dorés au dos, filet doré aux plats, étui assorti [Alix]

(légers frottements sur les nerfs).

Lemanuscrit est composéde16 feuilletsautographes

de Jules Vallès et porte sa signature à la fin. C’est un

article rédigé pour le

Grand Dictionnaire Universel

de Pierre Larousse, mais qui n’y a pas été inséré. Il

serait paru, tronqué, dans la

Revue universelle

.

Une note autographe signée de Pierre Larousse

figurant en quatrième de couverture formule à son

sujet ce jugement définitif : «

Je crois que tout ceci

n’est que de la blague très fatigante à lire

».

L’on doit à un certain Moreau - qui ne partageait pas

l’opinion de Larousse - d’avoir conservé et réuni ces

feuillets. Il s’en explique dans une note manuscrite

sur la première de couverture : «

L’article avait été

revu et tripatouillé par un collaborateur de Larousse.

Avant de l’insérer dans la Revue encyclopédique, j’ai

fait rétablir les passages supprimés

». Le manuscrit

présente en effet un grand nombre d’ajouts insérés,

d’une autre main.

Curieux témoignage des vicissitudes éditoriales

subies par un grand auteur; recueil parfaitement

établi par le relieur Alix.

€ 300 - 400

111

Paul

VERLAINE

– Manuscrit autographe sur une

lettre autographe signée de Jules Tellier à lui

adressée. S.l.n.d. 4 pp. in-12 au total.

Jules Tellier (1863-1889) reporte un rendez-vous et

«

charge Vanier de

[lui]

envoyer le paquet

nécessaire…».

La lettre est enrichie d’un dessin original au

crayon de Paul Verlaine représentant un buste de

gendarme en bicorne.

Paul Verlaine ajoute, au crayon, le brouillon d’un

article consacré au poète Raoul Ponchon

qui

paraîtra avec quelques variantes dans ses

Œuvres

complètes

(Vanier, 1905, pp. 449-456).

« Vous ne serez qu’une aubergine si vous n’avez pas

vu Ponchon. (L’aubergine est un fruit du midi que les

Méridionaux appellent aussi viédaze, qui signifie, à

travers une autre signification, ce qu’un déplorable

112

monosyllabe veut dire en beaucoup trop familière

langue parisienne, sous, également, un autre sens,

imbécile.) Quoi qu’il en soit, et il se fait temps, à force

de digressions et de parenthèses, de rentrer dans

mon sujet, Ponchon… malicieuse comme il faut et

sans les inconvénients du trop et du trop eu, et qui

sait discerner, préférer, haïr bien et encore mieux

aimer sans erreur ni préjugé ni faiblesse ni rien pour

infirmer la solide exquisité de son jugement. Mais

c’est même sans qu’il soit absolument besoin de

flétrir d’aussi rude façon les gens assez malheureux

pour ne le point connaître…»

€ 1’500 - 2’000