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PERIER, Odilon-Jean
- Important ensemble de l.a.s. à Laure Féron qu’il épousera en septembre
1926, contenant aussi des
l.a.s. de Laure
à O.J. Périer, 1923-1926, pour la plupart non datées
ni localisées. Formats et étendues divers. Qqs pcs peut-être incomplètes. Chronologie à établir.
€ 400/600
Touchantes lettres, parfois de plusieurs pages, dont les suscriptions évoluent de “Chère Laure” ou
“Ma chère Laure” à “Mon chéri” ou “Mon amour chéri”, “Mon amour”, etc. Elles sont expédiées
de divers lieux (Bruxelles, Berveloo, lieux de cure ou villes d’Italie). Dans les 1ères, alors que
le couple n’est pas encore formé, le jeune homme déploie son esprit brillant, sa personnalité
chatoyante et capricieuse, parfois facétieuse, sa sensibilité poétique, agrémentant e.a. une lettre
(exceptionnellement datée du 3 juin 1923) d’un poème en hommage à Bruxelles (“Qu’importe! je
l’ai dit: ma ville vaut qu’on l’aime/ C’est un miroir obscur qu’il faut polir soi-même”). Dans celles
de la période des fiançailles, il laisse éclater son ardent amour pour Laure, regrettant son absence
lorsqu’il est en cure et aspirant à la revoir le plus vite possible. Peu d’allusions littéraires, sauf qqs
courtes listes de livres dont il lui conseille la lecture. Les lettres de Laure, datant essentiellement de
la période des fiançailles, répondent tout aussi ardemment à l’amour du poète, évoquant également
qqs détails pratiques tels que des achats de meubles, un futur logement, etc.
A noter
, une de ses
lettres présente un petit portrait photographique collé de Laure.
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PERIER, Odilon-Jean
- “Jacques Branders ou Qui est vivant? Drame en 5 actes”, monogr. “OJP
1925” sur le 2e f. et daté “Knocke-Août 1925” à la dern. p. Deux copies dactylographiées identiques
(une sans le titre), signées à la main sur le dern. f., [2 ou 3]-108 pp. sur 110 ou 111 ff. de papier
calque, perforations marginales. Qqs ff. froissés ou part. détachés.
€ 150/200
Qqs minimes corrections aut. à l’encre ou au crayon, identiques dans les 2 copies. Drame resté
inédit mettant 21 personnages en scène. Le ms. original se trouve aux AML.
Joint
:
Petit dossier
de pièces aut.s. ou dactyl. concernant “Les indifférents”, comédie écrite en
1924 et représentée pour la 1ère fois en 1925 puis en 1949. Contient e.a. 1 carte de visite d’Albert
Mockel et 2 lettres de Gustave Vanzype sur l’attribution à O.-J. Périer du prix de la Société des
auteurs et compositeurs dramatiques.
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PERIER, Odilon-Jean
- Jeux de mots et 4 carnets de croquis. Non signés ni datés.
€ 150/200
17
jeux de mots
aux crayons noir, rouge et bleu, sur 17 ff., 15 x 19 cm. Conservés sous couv.
cartonnée d’un ancien cahier de brouillon. Mots et sentences sont disposés sur la page à la manière
des essais typographiques Dada ou futuristes.
Carnets
inégalement remplis (les dessins sont parfois
disséminés à travers de nombr. pp. blanches), contenant des dessins aux crayons noir, rouge ou
bleu ou à l’encre de Chine (peu), un seul rehaussé à l’aquarelle. Facture très inégale, certains
franchement enfantins, d’autres atteignant un stade plus évolué. Sujets: portraits (non identifiés),
scènes (femmes lisant, cousant, jouant du piano...). Certains présentent sur le même f. un sujet
relativement classique à côté d’une tentative de géométrisation du même sujet.
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PERIER, Odilon-Jean
- “La Robe de Plumes”. Manuscrit aut., [monogrammé et daté “Le Zoute”,
10/5/1927], 54 pp. (sur 55: manque le dernier f. monogr. et daté, présent en photocopie), sur 54 ff.,
in-4.
€ 1000/1500
Manuscrit de travail à l’encre noire comportant de nombr. ratures et corrections. Resté inédit
pendant de longues années, ce conte fut publié en 2005 (Bruxelles, La Pierre d’Alun, avec des lithogr.
de Petrus De Man). Périer avait proposé ce conte à Jean Paulhan pour la N.R.F. au printemps
1927; il semble qu’il choisit de renoncer à sa publication, “convaincu de ses insuffisances par les
“excellentes remarques” de son maître” (Textyles).
Joint
:
2 photocopies
du ms. (sans les pp. 5, mais avec la p. 55). -
Périer, Odilon-Jean
- La robe de
plumes. [Ill. par Petrus De Man]. (Bruxelles), La Pierre d’Alun, (2005), pet. in-8, en ff. sous couv.
impr. Tirage à 600 ex. num. + qqs s.p.
Ref.
Correspondance Jean Paulhan-Odilon-Jean Périer
(1922-1927), établie et annotée par Bernard Leuilliot, in “Textyles”, n. 25, 2004, lettres 21, 23 &
24.




