TAJAN - 25
MANUSCRITS ET AUTOGRAPHES
67
67 - Honoré de BALZAC
(1799-1850). Écrivain.
L.A.S. "
de Balzac
" à l'éditeur Charles GOSSELIN
. S.l.n.d.
[septembre 1831]. 1 pp. in-8 ; tache d'encre dans la marge
inférieure et petit manque de papier sans atteinte au texte.
5000/5500 €
Balzac souhaite faire remettre un exemplaire de ses
Romans et contes
philosophiques
, édités par Gosselin; après avoir mentionné l'édition illustrée
des
Œuvres complètes
de Walter Scott (éditées par Gosselin) et son ami
Philarète Chasles
[auteur d'une notice parue dans la
Bibliographie de la
France
du 24 septembre 1831 sur le volume de Balzac], l’écrivain encourage
son éditeur pour lui obtenir des articles.
(…) Ayez la complaisance de remettre
à Monsieur Morère auquel nous devons l'article de la Quotidienne et qui
veut en faire un second, un exemplaire des Romans et contes philosophiques.
Si vous êtes chez vous, voyez à vous l'attacher et à le séduire; il vous sera
dévoué et vous aurez quelqu'un à la Quotidienne. Vous n'avez pas encore été
chez Chasles et vous ne lui avez pas envoyé les gravures de Walter Scott.
Il ajoute en post-scriptum:
Serrez de près Drouineau pour qu'il fasse dans le
Constitutionnel, moi je me charge de son livre
[Le Manuscrit vert]
à la Revue
de Paris. Ainsi raison de plus pour qu'en tems et lieu, il nous fasse un article.
68 - Théodore de BANVILLE.
1823-1891. Écrivain poète,
ami de Baudelaire.
6 L.A.S.
1848-1875. 8 pp. 1/2 in-8 et in-12.
200/400 €
1848 : remerciements à la suite des éloges adressées à Banville pour son
article;
(…) Votre suffrage a toujours été précieux pour moi; mais à l’avenir,
c’est celui de tous que j’ambitionne le plus (…). 187-: Il ne peut recevoir ses
amis Mairat et Valade car son petit Georges est dangereusement malade.
1874 : son fils est guéri après deux opérations douloureuses;
Je suis en retard
pour toutes choses et principalement pour des travaux attendus; aussi me sera-
t-il bien difficile d’en entreprendre de nouveaux (…).
Cependant il prend à
cœur de le satisfaire
pour vous et pour les artistes qui vous entourent (…).
Février 1875 :
Je connais un poëte qui ne manque pas de talent et qui est
malade et malheureux comme je l’ai été si longtemps (…).
Il s’agit d’Edmond
Leclaire, qui a du quitté ses fonctions au télégraphe
pour raison de santé et
un peu à cause de ses opinions politiques.
Ses démarches avec La Bédolière,
ont échoué au
National
mais il songe maintenant à
l’Evènement
. Août 1875:
Certes le nom de Catulle Mendès écrit à la première page de vos poèmes, est
pour moi la meilleure des recommandations, et parmi les poètes modernes, je
ne connais pas d’artiste plus parfait que lui; et à propos de ses vers: J’ai été
pénétré par une sorte de volupté, intense, triste et profondément musicale. Les
strophes très modernes, très personnelles, d’un raffinement nouveau et qui est
bien à vous, donnent une sorte de délicieuse chair (…).




