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TAJAN - 30

MANUSCRITS ET AUTOGRAPHES

80

80 - Alexandre DUMAS

(1802-1870). Écrivain.

Manuscrit autographe signé. "Les Volontaires Italiens". S.d. [c.1863].

3 pp. in-4 sur papier bleu.

3000/4000 € (5/6 adj 12.5 60’pp)

Article de Dumas encourageant l’émancipation de la Grèce de la domination

Turc et anglaise. Il y évoque l’histoire de la Grèce, après la destitution du roi

Othon I

er

et le concours du corps de volontaires italiens à la cause grecque.

Dumas distingue deux Grèce, la Grèce libre et la Grèce esclave sous

domination anglaise ou turque.

(…) C’est la Grèce libre qui a fait la révolution

et pour ne pas se brouiller avec ce que l’on appelle les puissances protectrices,

elle a fait une révolution constitutionnelle, c’est-à-dire qu’elle a chassé son

roi, comme la France a chassé Charles X et Louis-Philippe. (…) C’est donc

aujourd’hui aux Iles Ioniennes, à l’Albanie, à la Thessalie, à la Macédoine,

aux Sporades de se soulever et d’échapper aux Anglais et de chasser les

Turcs.

Dumas en appelle donc aux volontaires italiens qui auront à offrir leur

concours à cette Grèce esclave:

ce que ces apôtres de la grande religion

humanitaire ont fait pour l’Italie, ils le feront pour la Grèce.

Seulement qu’ils

sachent attendre. Savoir attendre c’est être de moitié dans les secrets de Dieu.

En 1860, Dumas s’était déjà fait le chantre des troupes de Garibaldi, qu’il

avait soutenues par l’achat d’armes et de nombreux articles de propagande, le

rejoignant en Sicile et publiant en 1861

Les Garibaldiens, révolution de Sicile

et de Naples.

Nommé directeur des fouilles et des musées par Garibaldi,

Dumas vécut à Naples jusqu’en 1864, y fondant le journal

l’Indipendente

.

81 - Louise COLET.

1810-1876. Femme de lettre poétesse,

amie de Flaubert.

15 L.A.S.

S.l.n.d.

2 pp. 1/2 in-4, 29 pp. in-12 et in-8, en-tête à son

chiffre pour la plupart.

200/400 €

Correspondance à propos de ses affaires, sur la publication et la diffusion de

ses œuvres, diverses invitations et mots amicaux.

Elle sollicite (en 1838) une

pension du ministre, son travail assidu dans différents journaux et la traduction

de Shakespeare, restant là de minces ressources. Offrant son nouveau recueil

de poésies, espérant un compte-rendu citant quelques extraits dans le Journal

des Débats:

Mr de Sacy m’a fait espérer que vous ne dédaigneriez pas de

vous occuper de mes vers (…).

Elle compte sur la bonté accoutumée de son

correspondant

pour une place de centre pour la réception de Mr de Broglie

(1862). Demandant trois places

pour les Français

, priant qu’on prévienne M.

Pointel qu’elle viendra lui remettre un article; sur l’achèvement

de notre petite

affaire du livre d’enfant

. Espérant de Buloz, que son manuscrit soit accepté et

son drame joué aux

Français

. 4 lettres amicales à Mme Esquiros l’invitant à

dîner, mentionnant Gambetta, Mme Breteau. Etc.