TAJAN - 28
MANUSCRITS ET AUTOGRAPHES
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74 - Jorge Luis BORGES
(1899-1986). Écrivain argentin.
L.T.S. par A. J. Porter, contresignée et datée par Borges.
(New York), 20 juillet
1953.
1 pp. in-4, texte dactylographié en anglais, avec annotations
manuscrites, en-tête
The New American Library of World Literature, Inc.
,
petite déchire angulaire réparée au papier collant.
1000/1500 €
Contrat établi le 3 juin 1953 par la maison d'édition new-yorkaise, "The New
American Library of World Literature" pour la publication de la traduction
anglaise de la nouvelle
The Shape of the Sword
dans un périodique intitulé
New World Writing La somme de 40 dollars sera versée à Borges pour
un premier tirage de 100000 exemplaires. Sont détaillés les conditions du
contrat.
La forma de la espada
[La Forme de l'épée] avait paru en juillet 1942
dans le journal argentin
La Nación
, puis reprise dans le recueil
Fictions
en
1944.
75 - André BRETON.
1896-1966. Écrivain surréaliste.
L.A.S.
Paris, 8 janvier 1958
. 1 pp. in-4.
1000/1200 €
Concernant les jeux graphologiques qui parurent dans la revue Le
Surréalisme
même
. La réponse de son correspondant au sujet de Watteau lui est parvenu
trop tard;
(…) Nous en avons fini aussi avec la carte de Freud et c’en sera
fait ce soir, je pense, de celle de Baudelaire. Suivront, dans l’ordre, Swift (qui
risque d’être entrepris demain), Isabeau de Bavière, Pascal (…).
Il espère le
voir bientôt pour envisager la suite des articles.
76 - Joe BOUSQUET
. 1897-1950. Écrivain poète.
2 L.A.S. dont à Georges Hugnet.
Carcassonne 1940-1949
. 12 pp.
in-8, joint une enveloppe &
2 Manuscrits autographes
.
S.d.
8 ff. in-8
et 3 ff. in-4.
1000/1500 €
Correspondance littéraire évoquant le mouvement surréaliste.
À Georges Hugnet, juillet 1940, sur l’achat de livres qu’il va faire relier et parlant
de ses amis surréalistes.
Il donne des nouvelles de René Nelli et de Suzette Ramon,
en qui il croit vraiment, et énonce le principe qui guide sa collaboration aux revues
littéraires. Il complimente longuement Hugnet pour le numéro 2 de
L’Usage de la
parole
, heureux d’y avoir lu des textes de Dali, Leonora Carrington et des surréalistes
belges comme Magritte, Marien et Dumont.
À Jean Rousselot, février 1949.
Bousquet le félicite pour son poème [paru dans la revue
L’Age nouveau
]
:
(…)
Pourquoi, vous qui réussissez comme personne, à matérialiser ce qui veut être, à
rendre le réel surréel, en lui ajoutant cette part en pleurs dont son efficacité disait
l’absence, (…) pourquoi, naïvement, avec trop d’humilité, employer encore le mot:
rêve. Le pas poétique est accompli quand certains mots sont devenus caducs: le
mot poésie: le mot amour.
Il envisage lui aussi une possible collaboration à
L’Age
nouveau
, et si ses contes ne le satisfont pas encore, il pourra envoyer des articles
sur Eluard, Jarry, Breton et des extraits du livre sur Max Ernst qu’on vient de lui
commander.
Il y a aussi des poèmes en prose. Mais surtout… des révélations de
mes Journaux intimes. Je suis là, je les relis, je m’interroge devant elles (…).
- Copie autographe sur 8 feuillets à l’encre violette, signée "Aimée" [Marguerite
Anzieu], de plusieurs fragments de
Sauf votre respect
et du
Détracteur
, romans
inachevés de celle qui fut la patiente de Lacan:
(…) J’éparpillle des brassées
de stellaires, d’yeux, de joncs sur l’eau, aussitôt mes fleurs ont des jambes,
leurs couleurs se mêlent, on dirait la traîne d’une robe descendue du ciel (…).
Conquérir, comme on sent ces mots, jusque dans les plantes, vivre près du ciel
(…) Dans le torrent, la vérité coule de source et le ciel concentre sa colère, le jour
se disperse, le ciel et la terre, lampadophores, s’harmonisent (…).
-
Manuscrit autographe, dédié "À Sylvie
".
Beau monde où la lumière est la
parabole du don de chair (…) Ce que l’amour a traversé entre les feuilles et
les eaux tous les fantômes des caresses quand mon regard devint la chair de
ce qu’il aime et que rien de lui ment. Mon cœur est enterré dans ce qui les
éloigne, comme il a sa prison dans ce qu’il lie mes jours. Femme, je croie vers
toi à travers ce qui passe. Pour que mon corps soit mon secret, comme le tien
(…).
Poème en prose, avec variantes, paru sous le titre "L’Aveugle de l’aube",
(Gallimard, 1947).
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