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absolument rien d’une
concession
, quelle qu’elle soit... La bouche sert au baiser, cette chose si pure (?) et aussi à bouffer des escargots
qui puent l’ail. Et alors ? Les brosses à dents, ça existe. On lit Einstein. Pour moi aussi, il y a des êtres humains, c’est tout... Mais il y
en a,
J
arry
merci, que je ne peux pas piffer... Je ne leur veux pas de mal, mais je ne tiens pas à m’y frotter. Je vous ai dit l’autre jour que
tout ce que j’ai publié, je ne l’ai
jamais proposé
, même le premier de mes bouquins. Et tout ce qui est sorti depuis m’a été pratiquement
demandé. C’est pour ça que je me permets de vous dire ce que je vous dis... Question concessions, je suis blindé »...
323.
Reine Philiberte
R
ouph
de
V
aricourt
, marquise de VILLETTE
(1757-1822) « fille adoptive » de Voltaire qui la
surnomma « Belle et Bonne ». L.A.S., 30 décembre 1819, à Charles de
P
ougens
; 1 page et demie in-4.
200/250
« Je n’oublie point mes vieux chevaliers qui sont beaucoup plus aimables que tous les nouveaux. Je n’ai point de
mea culpa
à dire, car je
ne suis point coupable d’oubli ni d’indifférence. Vous avez raison, j’aime mon coin du feu ; mais c’est quand j’y ai des causeurs aimables
comme mon Ch
er
P
ougens
. Aussi je le trouve bien coupable d’être à Vauxbuin par les brouillards qui y sont encore plus épais qu’à Paris,
et mettent une distance qui ne permet pas de lui dire toutes les injures qu’on voudrait lui dire, et même de le battre si cela fait plaisir,
en lui rappelant toutes nos anciennes querelles »...
324.
Louise de VILMORIN
(1902-1969). L.A.S. « Louise », 30 villa Dupont [Paris] 30 décembre 1952, à son « Christian
chéri » ; 1 page in-8 (petits trous d’épingle, petite fente réparée).
200/250
« On me dit que tu aimes les vases 1900, alors je t’en envoie un avec tous mes vœux les plus tendres et les plus fidèles. Merci de toutes
tes bontés pour moi, Christian, tu m’embellis la vie et tu me donnes confiance dans l’avenir. Crois à mon amitié, à mon attachement, à
mon dévouement »... Elle a orné sa lettre en tête de son L surmonté d’un trèfle à quatre feuilles.
325.
Louise de VILMORIN
. L.A.S. « Louise »,
Verrières-le-Buisson
7-8 mai 1957, à Albert
W
illemetz
; 6 pages petit in-4,
vignette
du château de Verrières.
800/1 000
L
ongue
et magnifique
lettre
d
’
amour
.
« C’est le jeudi 7 février, je crois, que nous nous sommes vus pour la première fois, à dîner chez les Georges Louveau [...] je sais que le
15
de ce même mois nous nous connaissions puisque nous nous sommes rencontrés et parlé à l’Alhambra, à la “première” du spectacle
de Zizi
J
eanmaire
. Entre temps vous étiez venus dîner, le dimanche. Vous avez dû partir pour Monte Carle […] le jour de votre départ
322
325




