135
Littérature
des épreuves, Privat étant mobilisé : « Je ne veux pas bâcler ma besogne. Je ne veux pas travailler
vite
. Je travaille assidûment ; cela
suffit. J’ai sous les yeux l’ensemble de mon œuvre, comme une tapisserie qui serait en même temps cinématographe. Comprends : tout
remue, tout suit le mouvement des heures ; l’action se déroule, et cependant je m’embrasse toute dans le même moment ». Ce livre
l’absorbe pleinement, et c’est « quelque chose de bizarre, car il ne ressemble à rien de ce que j’ai fait. [...] Il ne s’agit que de 48 heures
et le sujet véritable, ce n’est même plus seulement la préface de la guerre de 1914, c’est aussi l’étude du passage de l’état normal à l’état
de guerre, le changement des âmes et le trouble infime puis croissant de la vie quotidienne dans une grande ville ». Paul
R
eBoux
lui
demande un article pour L
’Écho des tranchées
, pour remonter le moral des poilus, article qu’elle envoie à Pinelli. Plus tard, elle écrit
pour l’
Illustration
...
Elle arrive cependant à mener une vie sociale, elle va dîner chez des amis, où les conversations tournent évidemment autour de
la guerre, prend le thé avec l’abbé
m
ugnieR
,
« l’homme le plus fin, le plus artiste, le plus libéral qu’on puisse imaginer [...] c’est un
personnage original, plein de verve et de malice, mais aussi plein de bonté » ; elle rencontre Francis de
m
iomandRe
,
« petit écrivailleur
embusqué dans la censure ».
o
n
joint
des lettres adressées à Marcelle Tinayre (1914) : 11 L.A.S. de son mari Julien Tinayre, 5 de sa fille Louise, 3 de sa fille Lucile,
1 de son fils Noël (et 1 de Noël à Noël Pinelli) ; un article dactylographié avec quelques corrections autographes,
La Légende de Salonique
(juillet 1916) ; et une photographie du buste de Marcelle Tinayre par son fils Noël.
318. [
Alexis de TOCQUEVILLE
(1805-1859)].
Mary Mottley, Mme Alexis de TOCQUEVILLE
(1799-1864). 42 L.A.S.,
Tocqueville et Valognes 1862 et s.d., à Auguste
t
Hion
(ou à Madame) ; 77 pages in-8 ou in-12, une enveloppe (la plupart
deuil).
400/500
C
oRRespondanCe
d
’
affaiRes
et
amiCale
à
son
notaiRe
à
V
alognes
. Elle accepte le placement qu’il lui propose : « Les fonds pour le
premier sont ici les autres sont tout prêts entre les mains de mon mandataire à Paris » (21 nov. 1862)... Instructions pour l’achat de l’hôtel
de M. du Poërier de Portbail (29 mars, 6 avril, etc.), pour des travaux sur les doubles croisées, le ramonage des cheminées, etc. Prière de
remettre sa maison à son domestique (30 juin)... Elle signale un problème de gouttières, ses efforts pour faire participer ses domestiques
à de bons placements, son vœu d’une « bonne première hypothèque à 5% » (23 septembre)... Souhait qu’il loue à l’église d’Alleaume le
banc qu’occupait M. du Poërier, et un autre pour les domestiques... Explications sur son désir de revendre la maison, et d’en acheter une
à Valognes « pour y finir mes jours » (lundi)... Elle va recevoir « quelques petits débris » d’une succession, à placer (jeudi soir)... « Superbe
plan de poltronne » pour le versement sûr d’argent chez elle par son intermédiaire (mardi matin)... Instructions pour l’achat de vins...
Demandes de conseils pour son pressoir, pour l’achat d’un bon de trésor, pour découvrir un lecteur, « chose indispensable pour moi »
(mercredi soir)... Invitations à dîner, expressions d’intérêt pour les enfants, tristesse à la mort d’un neveu, envoi du livre que Gustave
de
B
eaumont
« a publié sur mon mari bien-aimé », etc.
o
n
joint
environ 50 lettres (la plupart L.A.S.) de divers : le comte
B
aRtHélemy
, Mme Gustave de
B
eaumont
née Clémentine de
l
afayette
(5), le comte
d
aRu
(6), la comtesse du Parc née Montagu (3), La Bourdonnaye (3), le vicomte de La Panouse, Fernand Le Rond
de Givry (9), Charles de Ribbe (17), etc.




