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29

65.

Eugène DELACROIX

(1798-1863). P.A.S., 12 janvier [1846 ?] ; 1 page in-12.

500/600

« MM. les employés de la Bibli[othèque] du Lux[embourg] sont priés de laisser entrer M. Houssaye et sa société »...

66.

Eugène DELACROIX

. 2 L.A.S. (signées en tête à la 3

e

personne), [1856]-1861, à M. et Mme Joseph Autran ;

2 pages et quart in-8, une enveloppe.

800/1 000

29 mai [1856]

. « M. Delacroix » se rendra avec empressement à leur aimable invitation pour mardi prochain, et présente ses

« plus vifs remerciements » pour le bel envoi qu’Autran a bien voulu lui faire...

20 avril 1861

. Gratitude pour leur bienveillant

souvenir : « il s’était flatté la dernière fois qu’ils ont eu la bonté de l’inviter qu’il pourrait aller dans la soirée leur rendre

ses devoirs : mais il s’est trouvé sérieusement indisposé. Maintenant [...] il sera du moins plus heureux en allant le soir leur

renouveller mille expressions de reconnaissance et de respect »...

Reproduit page 27

67.

Lucie DELARUE-MARDRUS

(1880-1945) poétesse. Manuscrit autographe signé,

Contes d’aujourd’hui.

Le Pauvre Embusqué

, [1916] ; 6 pages et quart in-fol.

150/200

L’action se passe un matin de septembre 1916, avenue du Bois de Boulogne, où les seules traces de la Guerre sont les

costumes militaires. « Les Alliés ! Quelle belle palette ces trois syllabes font chatoyer dans notre imagination ! Les Alliés ! Quel

extraordinaire drapeau que ce mot multicolore ! »... Cependant si « le chambard universel » n’a pas laissé la mode féminine

en reste (costumes de chasse, boutons pression...), il se ressent davantage dans le langage : en témoigne un petit accident de

circulation, où un cycliste renversé accuse l’occupant d’un fiacre : « Est-ce qu’il ne ferait pas mieux d’être dans les tranchées ? »...

Cependant à la réflexion, on s’aperçoit que l’accusateur outrecuidant « était un embusqué comme l’autre »...

68.

Charles-Albert DEMOUSTIER

(1760-1801) écrivain, auteur des

Lettres à Émilie

. 3 L.A.S., 1794-1796 ; 6 pages

in-4 ou in-8, une adresse.

200/300

Villers-Cotterêts 28 thermidor II (15 août 1794),

au libraire Maradan, prêt à lui acheter

Le Conciliateur

et

Les Femmes

:

« Quoique ces deux ouvrages me paraissent encore imparfaits, je consentirai à les livrer à l’impression, sauf le changement que

j’y ferai dans la suite, mais je désire savoir quel prix vous voulez y mettre »...

Villers-Cotterêts 30 prairial

IV (18 juin 1796),

aux citoyens composant le Comité du Théâtre des Arts, à qui, il propose ses œuvres : il a « le plan d’un opéra, d’un genre neuf

et gai, mêlé de sentiment et de folie » qu’il peut aussi donner à la Comédie Française, mais ils ont sa préférence à certaines

conditions : « 1° que le citoyen Grétri fera la musique (car l’ouvrage est de son genre) 2° qu’aussitot la musique faitte, la pièce

sera répétée et jouée car tous les gens de lettres et moi sommes rebutés par les délais éternels qu’il faut essuyer chez vous »...

Paris 12 prairial

, à une dame qu’il a manquée chez elle et dont il veut des nouvelles.

69.

Michel DÉON

(né 1919). Manuscrit autographe signé, illustré de 5 dessins de George Ball (né 1929, peintre

et graveur américain),

G

, 1994 ; 15 pages in-4 (20,5 x 20,5 cm) sur 8 doubles feuillets (un vierge) de papier chiffon

fort, couverture muette à replis ; sous emboîtage percaline brune au sigle de l’éditeur

a mano

en queue, avec dessin

original collé en vignette sur le plat sup., sous étui de feutrine rouge à fenêtre de plexiglas laissant voir le dessin.

1 500/2 000

Un des neuf exemplaires manuscrits et illustrés de dessins originaux pour la collection bibliophilique de manuscrits

A mano

, chez André Biren. Le justificatif indique : « Texte manuscrit de Michel Déon avec quatre dessins de George Ball à

neuf exemplaires dans la collection a mano chez André Biren. 1994 » ; il est signé par l’auteur et l’illustrateur et numéroté 8/9.

Le texte est écrit sur six pages, plus la page de titre ; s’y ajoutent les 4 dessins originaux au lavis d’encre de Chine à pleine

page, dont un à double page ; s’y ajoute, outre 3 lettrines (sur le titre, initiale, et au justificatif), et la vignette de l’emboîtage,

un grand dessin de paysage à pleine page face au feuillet portant les dédicaces de l’écrivain et de l’artiste : « Pour le Docteur

et Madame Sanchez, ce souvenir tiré des limbes, en hommage particulier Michel Déon », et « A Docteur et Madame Sanchez.

Toute mon Amitié George Ball ».

G

ressuscite le souvenir hanté d’une jeune fille rencontrée en 1948 au Pays Basque, que Déon avait évoqué dans

Bagages

pour Vancouver

(La Table ronde, 1985, recueilli dans

Pages françaises

, Gallimard, 1999). Voici le début du présent récit : « Seul ?

Mais que croyez-vous ? Quand il souhaite la solitude, il se perd dans la foule. S’il a choisi l’ombre d’un orgueilleux olivier, c’est

que, là, il retrouve la clôture où il s’était enfermé en pensée avec elle, G. Oui, G comme la gravité qui règlement le mouvement

de l’Univers. Un jour, on le dépouillera de tout, mais ce souvenir, invisible à l’œil nu, passera en contrebande : il y aura une

ombrelle doublée de soie amande, une robe blanche ceinturée d’une écharpe rouge qui retombe sur la hanche, la musique d’un

accent, le parfum des cheveux bleus, le feu du regard. Il n’oubliera pas l’éventail de nacre qui, par éclipses, masquait le fruit des

lèvres. Dans le souvenir déjà buriné par le temps, elle marchait à pas inégaux au creux du chemin. [...] Hors son territoire, c’était

l’aventure, le risque fou »...

Reproduit page 31