33
1832, à l’âge de dix-neuf ans, avec son ami Lebras, après l’échec de leur drame
Raymond
. [Claude Schopp n’a recensé que
17 lettres d’Escousse, auxquelles s’ajoutent ici deux autres.]
13 septembre
, à M. Menjaud, artiste du Théâtre Français. Apprenant qu’on va répéter une
Catherine deux
à l’Odéon et un
Pierre trois à la Porte Saint-Martin, il presse le Comité à ne pas se laisser devancer par ces théâtre et « à faire une démarche
décisive auprès de Mademoiselle Mars. Si cette dame hésitait ou refusait », on pourrait prendre Mme Valmonzey, ou Mmes
Mante, Moreau-Sainti ou Paradol. « Je suis inquiet non sans raison »…
22 novembre
, à Charles Lemesle : il l’invite à venir à
la répétition le lendemain aux Français, il lui donnera son manuscrit et ses chansons que la mort de sa mère l’a empêché de lui
porter.
[5 décembre]
, à Prosper Enfantin. « J’ai entendu dire que votre secte avait mission d’encourager, de protéger toutes les
classes. Les hommes d’art ne seront pas exclus de cette protection paternelle voilà qui est beau et qui me fait sourire moi qui
adore l’art et qui suis à la veille d’y renoncer grâce à ma pauvreté, grâce à l’acrimonie des journaux, à la haine, à la vengeance
de quelques hommes qui m’enlèvent ma seule ressource en forçant pour ainsi dire le Theatre Français de ne plus jouer ma
pièce ». Il le remercie de son article bienveillant du
Globe
sur
Pierre III
: « J’ai été tenté de me faire St Simonien », près des
« seuls hommes qui n’épuisent pas leur amertume contre un pauvre poëte de dix huit ans, qui le consolent et l’encouragent
[...] Si votre doctrine est pure, si vos principes sont forts, vous triompherez ; d’ailleurs la persécution et l’intolérance recrutent
pour vous »...
13 décembre
, à Paul Bocage : « si je fus malheureux, si imprudemment ambitieux, je tombe aujourdhui d’un peu
haut, si je dépouille forcément ma brillante robe d’illusions, je me félicite d’avoir conservé ma chemise philosophique. Certe je
suis encore un peu froissé, j’ai encore du fiel au cœur et du découragement dans l’âme et je voudrais au prix de tout ce que j’ai
gagné racheter ma très profonde obscurité et ma misérable mansarde ». Il remercie Bocage de son soutien et prie le comédien
de hâter la représentation de sa pièce
Faublas
qu’il va lire aux Nouveautés. Il lui demande de garder le souvenir du « misérable
petit poëte qui rentre dans la poussière dont il n’aurait jamais du sortir » ; il fait suivre sa signature des mots : « auteur sifflé
de Pierre trois ».
On joint la copie manuscrite d’époque de l’« Epitre dédicatoire » du poème
La Noëliade
(plus une l.a.s. de Joseph Dumas
sur Escousse, 1912).
Reproduit page 31
82.
Manuel de FALLA
(1876-1946). L.A.S., Granada 1
er
janvier 1933, à une amie ; 2 pages oblong in-12.
300/350
« Votre mot m’a fait une grande joie. Je vous aurais écrit même sans le recevoir. Combien j’ai regretté votre absence de Paris
lors de mon dernier séjour ! Pour vous et pour Marguerite tous mes vœux d’une
bonne
nouvelle année, ainsi que mes pensées
toujours fidèles »...
83.
Henri FANTIN-LATOUR
(1836-1904). Photographie de tableau avec dédicace autographe signée ; tirage sur
papier albuminé 26 x 19 cm contrecollé sur carton 44 x 34 cm (fentes et déchirures dans les marges).
300/400
Reproduction de son portrait de Léon Maître (Chrysler Museum of Art, Norfolk), dédicacé au dessous : « A Monsieur Van
der Vliet H. Fantin ».
On joint une photographie du groupe de
La Danse
de Jean-Baptiste Carpeaux portant la griffe du sculpteur et une fausse
dédicace.
84.
FEMMES DE LETTRES
. 35 lettres, la plupart L.A.S.
300/400
Juliette Adam (12), Isaure Gay, Gyp (5, dont une longue incomplète du début sur la famille de Mirabeau), Anna de Noailles
(4), Louise Read (3 àMmeAlphonse Daudet), Ida Saint-Elme « la Contemporaine » (3, dont une à Caroline Talma), Constance de
Salm, Sophie de Swetchine (au baron d’Eckstein), Élise Voïart (5, 1826-1844). Plus la copie d’une lettre de Louise Ackermann
par G. Docquois.
85.
FEUILLETS D’ART
.
Feuillets d’art, recueil de littérature et d’art contemporains
, 2
e
année, n
os
1 et 2 [copyright
octobre 1921 et mars 1922] ; in-4, en feuilles, sous couverture illustrée à rabats.
300/400
Rares fascicules de cette luxueuse revue publiée par Lucien Vogel (
Feuillets d’art
eut 12 numéros en tout). Le n° 1 est
accompagné du manuscrit autographe signé du texte de Lucien Daudet sur
Georges Auric
(1 p. in-4), et du tapuscrit du poème
Nocturne
de Jean Cocteau ; figurent également au sommaire de cette livraison des textes d’André Suarès, Paul Valéry, Henri
Bidou, Élie Faure, Gabriel Mourey,Waldemar George, Michel Dufet, Jeanne Ramon Fernandez, avec des illustrations de Galanis,
André Marty, Soudeikine, Charles Péquin, Lurçat, Llano Florez, Valentine Hugo, etc., et une musique d’Erik Satie. Le n° 2 est
accompagné de 2 manuscrits autographes signés :
L’Enfant du Diorama. Apologue sur le cinéma
par Jean-Richard Bloch (3 p.
in-4, avec 2 L.A.S., 1921-1922, 3 p. ½ in-4), et
De Gentile Bellini à l’art nègre : Charles Dufresne
par Raymond Escholier (6 p.
in-fol.) ; figurent également au sommaire de cette livraison des textes de Tagore (trad. d’André Gide), Jean-Louis Vaudoyer,
Pierre Mac Orlan, Michel Dufet, etc., avec des illustrations de Foujita, André Marty, Charles Dufresne, L. Chauveau, Eileen
Gray…
86.
FEUILLETS D’ART
.
Feuillets d’art, recueil de littérature et d’art contemporains
, 2
e
année, n° 5 [copyright juillet
1922] ; in-4, en feuilles, sous couverture illustrée à rabats (petit accident à la couv.).
300/400
Rare fascicule de cette luxueuse revue publiée par Lucien Vogel (
Feuillets d’art
eut 12 numéros en tout), accompagné des
manuscrits autographes signés des deux poèmes de Georges Gabory,
Madrigal
et Élégie à une morte (1 p. in-4 et 4 p. in-8,
… /…




