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38

103.

Julien GRACQ

(1910-2007). L.A.S., Paris 9 juin 1952, à Marcel Thiébaut, à la

Revue de Paris

; 1 page in-8,

enveloppe.

300/350

« Ne doutez pas de ma bonne volonté vis à vis de la

Revue de Paris

. Ce n’est pas une question d’argent : vos conditions

me paraissent fort bonnes. Mais, hélas, j’écris très peu, et j’ai un autre métier. Les vacances sont pour moi le moment le

plus favorable », mais dès que l’occasion se présentera, il lui promet de lui adresser un texte, tout en refusant de prendre un

engagement sur la date. Il a trouvé sa critique des

Annales

[sur

Le Rivage des Syrtes

] « bien attentive et favorable […] La

référence à Walter Pater m’a intrigué. Je ne l’ai pas lu, mais vous m’en donnez l’envie. Je le dis tout à fait sans ironie. Il y a

tant de choses déjà écrites, qu’on est toujours redevable plus qu’on ne le croit ». Il indique sa nouvelle adresse rue de Grenelle.

104.

Jean-Ignace Gérard dit GRANDVILLE

(1803-1847) dessinateur. L.A.S., Saint-Mandé 17 août 1838, au Docteur

Marx à Paris ; 1 page in-4, adresse.

400/500

Il lui adresse un personne « pour être la nourrice de notre enfant futur » et lui demande d’examiner « si cette dame qui

a un enfant de treize mois est encore en état de remplir cet office » ; il s’inquiète si « d’ici à trois mois le lait de cette femme

qui nourrit déjà depuis

au moins

13 mois son enfant, serait assez abondant et surtout convenable et si ce n’est pas un dire de

bonne femme que prétendre qu’un tout

jeune

enfant peut renouveller le lait ». Sa femme Henriette est « toujours étendue ne

marchant pas, sans éprouver toutefois d’autres douleurs »… [Le 5 juillet, avait perdu son fils Ferdinand, âgé de quatre ans ; son

second fils Henri (1838-1841) va naître à l’automne.]

105.

Bernard GRASSET

(1881-1955) éditeur. 3 L.A.S., [1927 ou 1928, à Marcel Thiébaut] ; 7 pages in-8 ou in-4.

150/200

Sur son premier essai,

Remarques sur l’action, suivies de quelques réflexions sur le besoin de créer et les diverses actions de

l’esprit

(1928). « Je sors de chez Maurois. Il aime, je crois, vraiment ces nouvelles Remarques. Je lui ai fait part non seulement

du texte que vous possédez, mais de certaines “amorces” de Remarques qui compléteraient l’ensemble et que je pensais d’abord

réserver pour le livre. Maurois me conseille de faire figurer ces développements dans le texte de la

Revue de Paris

[...] Réflexion

faite, je préfère paraître le 13 ou le 15 août, et publier un ensemble plus complet »... – Son beau-frère a montré les

Remarques

à Marillac, qui veut en publier des extraits dans

Le Journal

. – Il adresse son texte définitif et indique les changements à y

apporter.

106.

Julien GREEN

(1900-1998). 13 L.A.S., 1926-1940 et 1959, à Marcel Thiébaut, de la

Revue de Paris

; 16 pages in-4

ou in-8.

800/1 000

Belle correspondance littéraire, en particulier sur ses débuts d’écrivain.

29 septembre 1926

: « Je viens de lire le bel

article que vous avez eu la bonté d’écrire sur mon livre [

Mont-Cinère

, son premier roman, 1926] et vous remercie beaucoup

de votre grande bienveillance. Vous ne pouvez savoir combien il m’est agréable d’avoir été aussi admirablement compris. Je

souhaite fort que mon prochain roman vous plaise autant que le premier »...

23 octobre

: « Une lettre de Maritain confirme ce

qu’on m’avait laissé prévoir chez Plon, et mon livre ne peut paraître en revue [...] Dans tous les cas, mon prochain livre après

celui-là est pour la Revue, s’il lui convient, je vous le promets. Dès que j’aurai achevé mon roman, je compte écrire une longue

nouvelle (d’environ 200 pages). Je vous en soumettrai le manuscrit »...

Lundi

: « il m’est impossible de prendre une décision au

sujet de la publication en revue de mon roman alors que ce roman est à peine commencé et me tiendra en haleine peut-être une

année entière. Quoi qu’il en soit, croyez bien que je ne le proposerai à personne sans vous en avoir parlé au préalable »...

Zürich

:

« Le roman que vous me demandez si aimablement pour la Revue n’est pas encore commencé.

Gringoire

s’y intéresse beaucoup

mais, vous le savez, il m’est impossible de me décider avant que mon roman soit, au moins, en train »...

27 janvier 1939

: « Je

m’excuse de vous presser, mais je voudrais que mon journal paraisse au printemps, si cela est possible. Je suis obligé de vous

demander une réponse au sujet des pages que je vous ai fait remettre le 12 janvier »...

6 juillet 1959

: « Ne voyez, je vous prie,

dans mon silence que la marque de la perplexité. J’aurais voulu vous donner mon roman, mais en le recopiant pour Plon, je me

rends compte, hélas, de plus en plus qu’il est presque impossible de le découper sans nuire d’une façon sérieuse à une certaine

continuité que je me suis efforcé d’obtenir. Vous me direz que c’est le cas de bien des romans qu’on publie en revue, mais je

crois que ce l’est plus particulièrement du mien. Il y a des cas où “à suivre” n’est pas concevable. Cela m’ennuie beaucoup pour

plusieurs raisons dont la moindre n’est pas l’intérêt que vous portez à mon œuvre, mais après y avoir longuement réfléchi, je

crois qu’il est nécessaire que je fasse ce sacrifice »...

Reproduit page précédente

107.

Melchior, baron de GRIMM

(1723-1807) écrivain allemand, auteur de la

Correspondance littéraire,

philosophique et critique

. L.A.S. (signée en tête, à la 3

e

personne), Paris 3 mars 1785, à M. de Cabre ; 1 page in-4.

150/200

« M. de Grimm » prie d’accorder un entretien au baron d’Einsiedel qui « exposera dans le plus mauvais français possible

son projet africain, pour l’exécution duquel M. le Maréchal de Castries lui a promis toutes les facilités et recommandations

de son département. [...] M. le Baron d’Einsiedel a été recommandé à M. le Maréchal et à M. le Comte de Vergennes par M. le

Baron de Groschlag ».