30
70.
Marc-Antoine DÉSAUGIERS
(1772-1827) chansonnier et vaudevilliste. Manuscrit autographe,
Pot pourri
, et
6 L.A.S., 1816-1827 et s.d. ; 14 pages in-4 ou in-8, un en-tête
Théâtre du Vaudeville
, 5 adresses.
200/250
Amusant
Pot pourri
politique en dix couplets, avec indication des airs sur lesquels il faut les chanter : « Vive la Chambre /
qu’nous avons pour sept ans / à chaque membre / Français, buvons longtems / Et gardons la chambre / pour être bien portans »...
Lettres de refus de manuscrits de vaudeville, pour des motifs de style, ou d’absence d’originalité, etc. : « vous connaissez sans
doute le grand principe littéraire : “il faut tuer, quand on vole” » (27 décembre 1823)... Invitation à D’Henneville à composer sur
Le Hussard de Felsheim
(10 juillet 1827)... Lettres sur des entrées théâtrales ou sur les journaux à Jacques Lablée et à Thouret...
71.
Émile DESCHAMPS
(1791-1871) poète, un des « fondateurs » du Romantisme français. 2 poèmes autographes,
1836-1842 ; sur 1 page in-4 chaque.
120/150
Feuillets d’album. Le premier, daté « juin 1836 », porte l’ultime strophe de
La Double Vente
: « La poësie, hélas ! n’est rien
par elle-même », etc. L’autre, de « mars 1842 », présente deux huitains :
« Compagne et mère de poëtes,
Les beaux concerts sont où vous êtes ;
Que viendraient faire nos musettes
Parmi les muses de céans ? »...
72.
DIVERS
. 6 L.A.S.
100/120
Jules Claretie, François Coppée, Paul Fort, Jules Massenet, Victorien Sardou, Sully-Prudhomme.
73.
Gustave DORÉ
(1832-1883). L.A.S., Paris 6 novembre 1872 ; 2 pages in-8.
500/600
Ayant appris par M. Garnier que son correspondant était en relations avec le directeur de la publicité au ministère de
l’Intérieur, il demande son intervention au sujet de l’interdiction frappant deux de ses gravures. Il ne se l’explique pas : les
planches « n’ont rien de politique comme signification et [...] n’empruntent rien aux événemens de la dernière guerre 1870-71.
– Ce sont deux sujets militaires [...] dont les personnages indiquent clairement par leur costume la campagne d’Italie de 1859.
L’uniforme autrichien y est très clairement décrit, et de telle sorte qu’il n’y a pas d’équivoque possible. La première de ces deux
planches représente un combat ; la deuxième des blessés français et autrichiens qui s’entr’aident »...
74.
Maurice DRUON
(1918-2009). 2 L.A.S., 1948-1949, [à Marcel Thiébaut] ; 3 pages in-8 et 3 pages in-fol.
200/300
Sur sa trilogie de
La Fin des hommes
, et la publication du premier volume,
Les Grandes Familles
(prix Goncourt 1948).
Milan 29 octobre 1948
: « J’espérais de vous quelque chose de plus précieux que l’éloge – que vous ne me marchandez pas
d’ailleurs. J’espérais cet éclairage révélateur que quelques rares critiques peuvent donner au romancier sur son propre travail et
sa propre méthode de composition. […] Je suis particulièrement frappé de votre remarque sur ma manière de partir de “traits”
pour remonter aux hommes. Plusieurs de mes personnages, et des plus importants, se sont composés de la sorte. [...]. Dans
le second volume, que je suis en train d’écrire [
La Chute des corps
], j’ai le sentiment de partir davantage des êtres, parce que
justement j’ai moins de ces “traits” dont je me suis délivré dans le premier »... La seconde lettre est relative à ce second volume,
dont il envoie un extrait, pour lequel il propose plusieurs titres, et rédige un résumé de la suite.
75.
Marie-Anne DUBOCCAGE
(1710-1802) femme de lettres et poétesse. 2 L.A.S., 1763 et s.d. ; 3 pages in-4 et
1 page oblong in-8.
400/500
Paris 27 janvier 1763
, [à Pierre-Jean Grosley à Troyes]. Elle le remercie de ses cadeaux, et s’étonne, alors que sa patrie
devrait lui ériger une statue, que « votre hôtel de ville vous avoit fait des dificultez sur les bustes de vos grands hommes dont
vous l’avez orné. Nul n’est profète en son pais [...] vous scavez que la czarine [Catherine II] avoit fait demander d’Alembert
(qu’on ne prendroit pas pour l’éducation des enfants de France) pour élever son fils, l’instabilité de la place la lui avoit fait
refuser ». Elle fait la chronique de la vie parisienne : Mme de Mailly au bal du Roi, le discours de réception à l’Académie
de l’abbé de Voisenon, très applaudi, ainsi que la lecture par Watelet de sa traduction du Tasse. « La comedie de Colet au
françois est fort suivie, le nouveau
Polixène
de Dauvergne à l’opera ne l’est guere. La comedie italienne est toujours en vogue.
Goldoni ici depuis 3 mois, n’a encore rien donné ». Elle reçoit ses épreuves du recueil de ses œuvres qui s’imprime à Lyon :
« mes descriptions ébauchées seront finies par vos crayons et je les lirai avec le même empressement que j’ai eu pour vos
Ephemerides
»...
Au « savant citoyen » Duchosal : elle s’enquiert « de la santé de M. de Pougens et du 3
e
volume de mes ouvrages » et craint
qu’il ne soit déchiré ou perdu...
On joint la copie manuscrite d’époque de vers de Mme Duboccage à Mme de Graffigny, avec la réponse de cette dernière.




