Background Image
Previous Page  70 / 124 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 70 / 124 Next Page
Page Background

68

198.

Albert ROBIDA

(1848-1926). L.A.S., Neuilly 22 décembre 1921, à Octave Uzanne ; 1 page in-8 (un coinmanquant

sans perte de texte).

100/150

Il savait son ami malade, et pensait bien à lui. « Je vous envoie tous mes meilleurs vœux de complet rétablissement – misères

de la santé, abominations de toutes sortes en ces temps sinistres, c’est trop ! Il faudrait grogner, & réclamer du matin au soir –

grognons ! Moi, je ne fais que cela »...

199.

Auguste RODIN

(1840-1917). L.A.S., 15 novembre 1890, à Octave Uzanne ; 1 page in-8.

400/500

« Merci de penser à moi. J’aurai le plaisir cet hiver d’être quelquefois des vôtres. Cette fois je ne suis pas libre »...

200.

Auguste RODIN

. 4 cartes de visite autographes (2 signées), et 2 cartes dictées, [1891-1905] et s.d. ; 6 cartes de

visite petit format, 2 enveloppes autographes et une de la main de Rainer Maria Rilke.

500/600

[4 avril 1891]

, à Gustave Geffroy : « 68 Boul

d

d’Italie vendredi midi »...

[26 novembre 1894]

, au même, au sujet d’un banquet

chez Marguery...

S.d. 

: « Avec toutes mes vives félicitations pour la naissance de votre fille Germaine »... – « Merci mon cher

Coutan ayez mes amitiés et présentez mes hommages à Madame »... Plus 2 cartes dictées (souhaits de bonheur pour le mariage

de Laure Coutan ; « respects à Mlle votre mère et à Mlle votre sœur ». Et une enveloppe écrite par Rainer Maria Rilke pour

Gustave Geffroy.

Auguste RODIN

: voir n° 119.

201.

Romain ROLLAND

(1866-1944). 12 L.A.S., Paris et Villeneuve (Vaud) 1901-1937 et s.d., la plupart à Robert

Brussel ; 22 pages formats divers, 4 enveloppes et 3 adresses (cartes postales).

800/1 000

Au critique musical Robert Brussel.

[Paris 22 décembre 1901]

. Richard Strauss avait promis de lui envoyer

Feuersnot

, mais

il ne l’a pas reçu : « Savez-vous où la partition est éditée ? Je demanderai qu’on me l’envoie ; et je vous donnerai quelques lignes

pour la revue »...

Vendredi [7 mars 1902]

, recommandant des correspondants en Allemagne : Dr Franz Wüllner, directeur du

Conservatoire de Cologne ; Dr Erich Prieger, à Bonn – « C’est le grand collectionneur dont je vous ai parlé qui a des mss. de

Beethoven, Haydn, Bach, etc. » – ; Dr Julius Wegeler, à Coblence, « le petit-fils de l’ami intime de Beethoven, mari d’Éléonore

de Brenning ». « Le premier vous sera surtout utile, pour les concerts. C’est un célèbre Kapellmeister. – Son fils s’est fait une

grande réputation en chantant les lieder de Beethoven et de Brahms »...

Samedi [21 novembre 1903]

: « Je serais bien content

que vous pussiez parler de l’École dans

Musica

. Pour les photographies des conférences, rien de plus facile »...

5 juillet 1909

:

allant à la Bibliothèque pour rapporter des livres, il passera lui « donner mon nouveau

Christophe

»...

Jeudi matin [2 décembre

1909]

. Il a eu tort de lui rapporter ce qu’on venait de lui raconter. « Il suffit que Dukas soit l’ami de L., pour que je regarde tous

ces bruits malveillants comme faux. J’ai trop de sympathie pour le talent de L., pour n’en être pas heureux. Et je ne saurais

répondre mieux à ces bruits, en ce qui me concerne, qu’en vous priant, si vous rencontrez L., de lui rappeler que

je souhaiterais

vivement

qu’il prît part – et à notre organisation de la rue de la Sorbonne – et à notre Revue musicale »... Il invite Brussel

à l’accompagner au cours d’Henri Expert, à l’École Niedermeyer...

Villeneuve

27 novembre 1937

: « Je ne fais plus aucune

conférence. Voulez-vous transmettre à la Fondation musicale Reine Élisabeth tous mes remerciements d’avoir songé à moi »...

1

er

novembre [1908 ?]

: « Je passe presque toutes mes journées aux bibliothèques de musique, pour préparer mon cours de la

Sorbonne »… Etc.

Jeudi soir [début 1902]

, à Eugène Morel, envoyant un manuscrit d’André Suarès pour la

Revue d’art

, évoquant son analyse

de

Feuersnot

de Strauss, et le dîner Brandès, pour lequel il propose des convives (Bédier, Geffroy, Maeterlinck, etc.).

23 mars

[1904]

, et

24 janvier 1905

, à Marie-Louise Pereyra, sur son « double métier de professeur et de critique », et la demande de

Vincent d’Indy de « quelques lignes pour le programme de l’

Incoronazione

»...

202.

Romain ROLLAND

. 6 L.A.S., 1910-1921, à Maurice Pottecher ; 11 pages et demie la plupart in-8 (une au dos

d’une carte postale illustrée représentant le lac des Quatre Cantons).

800/1 000

Belles lettres à son ami Maurice Pottecher, auteur dramatique et créateur du Théâtre du Peuple à Bussang (Vosges).

[Paris] 11 octobre 1910

. Il a seulement parcouru sa dernière pièce, mais cela suffit pour l’en féliciter. Lui-même a peu

travaillé, ces vacances : « je subis de temps en temps des assauts de

Malinconia

. La formidable crise morale du temps présent,

tout ce vieux monde qui craque, cette tempête qui nous emporte vers un avenir vertigineux, – il y a de quoi donner la fièvre »...

Il compte passer l’année à lire et à se recueillir, il ne sait où : la « Potinière » parisienne, « où les petits amours-propres, les petites

rancunes, les petites polémiques personnelles, les réclames éhontées, priment l’art véritable », le répugne. « J’ai eu aussi à subir

beaucoup de petites méchancetés de la part des critiques musicaux. Ils ne me pardonnent pas

La Foire sur la place

»... Il explique

pourquoi il a refusé la critique musicale à

Excelsior

... Par ailleurs,

Jean-Christophe

aussi « passe par une crise »...

8 novembre

[1910]

. Toujours alité, il souffre beaucoup : « L’examen radiographique a révélé des dégâts plus importants qu’on n’avait cru

d’abord. La partie supérieure de l’humérus gauche est en miettes ; et la jambe gauche est aussi fort abîmée. Je suis condamné à

l’immobilité pour assez longtemps encore »...

[Genève] 16 février 1916

. « Ne croyez pas que je m’affecte des attaques contre moi, (comme ma pauvre maman). D’abord,

je reçois tant d’encouragements, et de tous les pays, à commencer par le mien, que je serais véritablement un ingrat de me

plaindre. Et de plus je n’ai

aucune

inquiétude sur l’opinion future. Je voudrais hélas ! n’avoir pas plus d’inquiétudes pour mon

pays que pour moi. Ma pensée, bien loin d’être ébranlée, s’est encore raffermie depuis que j’ai écrit :

Au-dessus de la mêlée

»...

… /…