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184.
André PIEYRE DE MANDIARGUES
. Manuscrit autographe signé,
Cartolines et dédicaces
; 36 pages in-12
sur papier bleu montées sur onglets, reliées dans un cartonnage de papier bleu à motifs d’algues rouges et noires
(
Ad. Lavaux
).
2 000/3 000
Manuscrit complet du recueil publié en 1960 chez Éric Losfeld, Le Terrain vague.
Il se compose de 33 courts poèmes, plus deux poèmes barrés d’un X et marqués « supprimé » (
À la mémoire de Siger de
Brabant
et
À G.L.M
.). Quelques-uns sont datés de 1953 à 1960. Nous en citerons le premier,
Au catalogue d’une exposition de
D.T.
[Dorothea Tanning, qui parle de ces vers dans ses mémoires,
Between Lives. An artist and her world
(2001)] :
« Quand la famille a pris le thé
La douce rit et se met nue
Pour la rose et pour les velus
Dans le miroir de Dorothée ».
Le manuscrit est précédé d’une L.A.S. de Mandiargues à son éditeur Éric Losfeld, Paris 7 août 1960 (1 page et quart in-4),
à propos de la préparation et l’impression du volume. Mandiargues ajoute : « Vous savez peut-être que je divorce, pour faire
plaisir à Bona. J’en suis extrêmement triste, quant à moi »...
Ancienne collection Daniel
S
ickles
(23-24 mars 1981, n° 263).
185.
Guy de POURTALÈS
(1881-1941). 8 L.A.S., Paris ou Etoy (Vaud) 1929-1939, [à Marcel Thiébaut] ; 15 pages in-8
ou in-4.
400/500
13.I.1929
: « j’arrive d’Italie et j’ai dans mes papiers 2 petits essais qui feront partie d’un volume intitulé
Cœurs
. L’un ferait
une 12
e
ou une 15
e
de pages de la Revue. C’est un essai sur Michel-Ange, genre G. de P. si j’ose dire ainsi. L’autre une fantaisie
sur les vieilles anglo-saxonnes de Florence »...
9 juin
: « Je ne suis pas d’accord avec votre sous-titre : “Hamlet-Roi, essai sur
Louis II de Bavière,Wagner, Nietzsche”. Ce n’est pas exactement ce qu’il faut. C’est trop ou trop peu. Cela pourrait laisser croire
à un essai biographique sur ces 3 personnages »... 12.IV.1939 : « Non, je ne crois pas que vous ayez été juste pour mon livre.
D’abord, je l’ai intitulé “et l’Europe romantique” justement parce que l’homme ne va pas sans l’époque, sans Beethoven, sans
Goethe, sans Faust, sans 1830 ; il ne s’expliquerait pas, ne se comprendrait pas. C’est dans son cadre que Berlioz est Berlioz,
fulgurant, délirant, génial parfois et parfois un raté »...
7 novembre 1939
, longue lettre sur ses
Contes du Milieu du Monde
.
186.
Auguste PRÉAULT
(1809-1879) sculpteur. 2 L.A.S., 1860-1877 ; 1 page in-8 chaque, une enveloppe.
120/150
28 janvier 1860
, à Paul de Saint-Victor. S’il ne trouve pas sa requête importune ni indiscrète, il le prie de parler de Richard
Wagner dans son feuilleton de lundi : « vous me ferez plaisir et je vous en serai reconnaissant »...
1877
, à Eugène Noël. Il
demande à son ami des nouvelles de sa santé et de sa famille. « Pour moi je suis grippé depuis un mois couché 15 jours – cela va
mieux ! » Il envoie ses amitiés à Alfred Dumesnil « que j’aime et ne vois jamais »
187.
Pierre PUVISDE CHAVANNES
(1824-1898). 3 L.A.S. et 1 P.S., Paris 1877-1894 ; 6 pages et quart in-8, enveloppe,
et 2 pages obl. in-12, en-tête
Société nationale des Beaux-arts
.
400/500
19 août 1877
, à son ami Fournier. Il lui confie sa réponse à « quelques lignes on ne peut plus flatteuses de félicitations
auxquelles je suis très sensible », de M
lle
Jeanne Rougin [Puvis avait été promu officier de la Légion d’honneur le 6 août]...
25 avril 1888
, à Alfred Diat, clerc de notaire. « Je ne peux être que flatté de votre demande et j’y réponds bien volontiers »...
28 juin 1892
, au vice-président de l’Association générale des étudiants, envoyant le texte d’une allocution qu’il regrette de ne
pouvoir prononcer de vive voix : « Après une vie déjà longue, si j’avais caressé l’idée d’une récompense, d’un couronnement à
ma carrière, j’aurais choisi ce qui m’arrive aujourd’hui. Cela, Messieurs, je vous le dois, je le dois à la générosité, à l’entraînement
des cœurs jeunes vers ceux dont instinctivement ils se sentent aimés […] Je salue en vous avec ardeur la noble jeunesse
Française »...
1894
. Carte d’exposant de Camille Martin, associé de la Société nationale des Beaux-arts, signée par Puvis de
Chavannes, président.
188.
Jean-François RAFFAËLLI
(1850-1924). 2 L.A.S. et un manuscrit autographe, [Paris] 1908, à Gustave Geffroy ;
4 pages in-8, 2 enveloppes.
400/500
À son ami, directeur de la Manufacture nationale des Gobelins.
[25 juillet 1908]
. Il a parlé à Clemenceau du Ministère du Travail, et a été heureux d’apprendre par Geffroy que des crédits
ont été votés pour la décoration de cet édifice. « Clemenceau m’a dit : “
Je l’aurai !
” Je compte donc sur sa parole. [...] Je crois être
le seul artiste capable aujourd’hui de représenter le travail, l’ouvrier,
en
beauté
, c’est-à-dire dans un style le magnifiant et lui
donnant une valeur décorative, tout en lui conservant une réalité indispensable »... Il aimerait avoir au moins une salle entière,
« afin de pouvoir exécuter un travail harmonieux »... Il joint une note intitulée
La Bretagne
, sur une proposition de cartons
pour les Gobelins, représentant le Pardon de Sainte-Anne-la-Palud : « un coin du pays de Bretagne ayant de l’étendue, une
église populaire, et une assemblée de Bretons venus de tous les pays »... Il propose de montrer « les plus riches costumes [...]
dans leur grand caractère, leur beauté de style, et leur magnifique couleur », tout étant exécuté « d’après nature, afin d’obtenir
un témoignage plus touchant »...
18 novembre 1908
. Il l’entretient de ce qu’il conviendrait de dire à Clemenceau, au sujet
d’une commande ; il y est question de Dujardin-Beaumetz. Puis il parle avec enthousiasme de leur idée de collaborer à une
Manufacture des Gobelins pittoresque
: « Je pourrais faire une série de pointes-sèches en noir et en couleur, d’après nature. – Et
je suis convaincu qu’il y aurait un public pour acheter le livre »...




