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recomposer après avoir composé »…

9 avril

, sur Montherlant et « l’immense affection que j’ai pour Henry, qui est plus

qu’un frère pour moi, qui est un autre moi-même »…

17 avril

, allusion à une affaire survenue à Montherlant à Vichy…

2 mai

,

Peyrefitte raconte la mort de son père.

Toulouse 27 mai

, sur son déménagement à Toulouse, et projet de voyage à Marseille

pour lire à Vigneau les premières pages de son roman…

15 août

, de retour à Toulouse après un séjour d’un mois à Paris :

« L’atmosphère de notre capitale est absolument irrespirable, et j’avais hâte de me retrouver de ce côté. Il n’est guère plaisant de

se promener dans des rues où sont affichés chaque jour les noms des gens que l’on a fusillés la veille ». Son roman, « maintenant

dument tapé, est “en révision”. J’aurais besoin de deux ou trois mois pour le mettre absolument au point, et en faire, je crois

pouvoir le dire, quelque chose de parfait. [...] Henry me semble fort déprimé »…

6 novembre

: « Oserai-je le dire, que je suis

de plus en plus content de la révision de mon roman ? Elle n’est pas encore bien avancée, mais enfin, un premier jet est tapé, et

vous aurez de quoi lire »…

18 novembre

, sur la venue prochaine de Vigneau à Toulouse : « Avec vous, revient l‘Espoir, ce qui est

plus que le titre d’un roman, mais la raison de la vie. Avec vous, revient la possibilité d’une conversation, de l’échange de deux

idées ; avec vous revient l’esprit. […] La révision de mon roman est avancée (page 210), mais j’ai perdu beaucoup de temps à

trouver un dactylographe qui fît moins d’une faute à chaque ligne, et finalement j’ai acheté, aujourd’hui même, une machine à

écrire pour le taper moi-même »...

15 avril

1942

: « je termine en ce moment la dictée – définitive (!) – de mon roman, laquelle sera achevée à la fin du mois » ;

il ira le porter à Marseille.

12 mai

, envoyant ses trois cahiers avec les dernières corrections : « Vous voici donc à même d’aborder

le Cerbère de la Censure, espérant qu’il ne mourra pas de ce gâteau. Je continue la révision du texte, de manière à ce que nous

puissions aborder ensuite l’imprimeur, vers le 1

er

juin, car j’attends d’ores et déjà avec impatience le résultat, si captivant, de vos

démarches administratives Je n’ai pas besoin de vous rappeler cette considération, qui vous est venue de vous-même, mais qui

m’a beaucoup frappé, à savoir : si le refus implique l’interdiction d’imprimer en z. o. [zone occupée] et pourrait faire risquer la

saisie de ce côté. Mais à ce que me disait Montherlant, l’esprit souffle à Paris dans notre sens, et, du moins là-bas, il n’y aurait pas

à craindre de difficultés »...

5 juin

, s’inquiétant du silence de Vigneau : « La preuve que les nouvelles sont bonnes, ou qu’elles ne

le sont pas ? Tel Goethe ou Gautier – “nec pluribus impar” –, je poursuis, dans la paix du sage, la révision de mon livre – de notre

livre –, mais je brûle, par intermittence, de savoir que j’écris, non seulement pour la postérité, mais pour notre temps. Quid de

Vichy ? Je sais bien que j’ai mille et une raisons de dormir sur mes deux oreilles et mes lauriers : d’abord, le fait que nous ayons

choisi de tirer une édition de luxe ; ensuite, la possibilité d’imprimer à Paris ; enfin, celle d’imprimer en Suisse »...

25 juin

. Il

aura fini sa révision à la fin du mois : « Mille regrets pour la scène du père de T. : elle n’est pas possible, et j’y ai passé plusieurs

jours vainement. Vous le voyez, je ne suis pas un jongleur : je ne peux écrire que dans le vrai – ou dans le vraisemblable, et cela

serait invraisemblable (Georges ne pourrait manquer d’être aperçu dans l’antichambre par le supérieur. Tous les subterfuges

que j’ai tentés m’ont laissé froid, l’un après l’autre). Au contraire, je trouve plus émouvante cette scène imaginée de loin par

le jeu d’écho qui en provient, – plus émouvante aussi par le contraste entre ce que Georges se représente et cette “sûreté” de

son lit, de son incognito (s’il est présent, il doit craindre, avant tout, d’être découvert). [...] Trop brutal aussi que l’auteur assiste

lui-même au drame qu’il a provoqué, etc., etc. Mais il reste de vos suggestions que j’ai beaucoup creusé sa réflexion solitaire,

et l’émotion que vous regrettiez de voir perdue n’est ainsi que transposée. Au demeurant, je suis très content de mon travail,

encore si considérable, et l’effort me promet qu’il sera récompensé »…

Paris 4 août

, il redoute « quelque complication pour cet

ouvrage qu’attendent la France et l’All. réunies »…

Luchon 20 août

: « J’écrivaille un peu, – je taquine mon prochain sujet »…

Toulouse 10 septembre

, après le visa officiel : « Avec quelle joie saurai-je que les presses roulent enfin sur mon manuscrit !

Jusque-là, je serai incapable de toute affabulation nouvelle ». Il interroge Vigneau sur la date de parution, le tirage, les livres de

Montherlant…

Barante

19 septembre

, sur son séjour au château de Barante, et ses démarches à Vichy pour sa réintégration.

9

octobre

, il se réjouit de sa prochaine réintégration dans la diplomatie, et surtout d’avoir trouvé son nouveau roman : « En toute

vérité, je croyais avoir tout mis de moi dans

Les Amitiés

, et je suis satisfait de voir que j’aie encore tant à dire »…

Toulouse

Noël

, hésitations sur le choix du nouveau titre :

Le Démon du matin

ou

Une année de collège

ou

Les enfants des hommes

7 janvier

1943

: « Je suis heureux d’apprendre que le texte des

Amitiés

est enfin sur le chantier » ; il a des passages à

revoir sur les épreuves…

18 janvier

, sur l’avancement du roman

Mademoiselle de Murville

.

15 février

, expliquant qu’il doit

reprendre entièrement son roman sur les épreuves…

3 mars

, il faut adresser un jeu d’épreuves à Montherlant qui va les

revoir aussi les épreuves ; il explique longuement sa volonté irrévocable de changer le titre : « il n’y aura pas, il ne peut y avoir

d’

Amitiés Particulières

» ; il propose

Les enfants et les dieux

14 avril

, rapportant le jugement de Montherlant sur

Les Amitiés

particulières

27 avril

, il vient de terminer les corrections, s’inquiète de la censure, puis parle de Montherlant et de son

Port-

Royal

2 mai

, sur la correction des épreuves, dont il faut prévoir une troisième série… Etc.

Des lettres plus tardives sont écrites de Naples en 1949 et de Taormina en 1950 et 1952.

On joint le double d’une lettre Jean Vigneau à Etienne Gril, de la Société des gens de Lettres, 3 octobre 1942, le consultant

sur la signature du contrat avec Peyrefitte, « écrivain de grand talent et de grand avenir »…

183.

André PIEYRE DE MANDIARGUES

(1909-1991). 2 L.A.S., [1954 ?] et 1960, [à Marcel Thiébaut, directeur de

la

Revue de Paris

] ; 3 pages in-8.

250/300

10 novembre [1954

?]

. Il voudrait donner un texte à la

Revue de Paris

. « Mais la veine des contes fantastiques se trouve

actuellement épuisée », et il propose un fragment de

Rodogune

ou des pages de journal sur la Sardaigne. Il est indigné par

l’article de Bernard de Fallois sur Sade : « Est-il possible de réunir à la fois tant de niaiseries, de sottise et d’ignorance sur le

compte d’un écrivain qui, tout de même, domine la fin du 18

e

siècle comme Vauvenargues le début. Les deux meilleurs esprits,

du moins, les deux esprits de meilleure compagnie (selon ma façon de voir) de ce siècle là. Tandis que Restif, assez plaisant, est

bien sale ! Et que d’honneur pour ce pauvre Sartre que ce rapprochement inattendu »...

8.I.1960

, il donne ses instructions pour

la publication de

La Nuit de Tehuantepec

.