79
232.
Jérôme et Jean THARAUD
. 4 L.A.S., 1926-1947, [à Marcel Thiébaut] ; 5 pages et demie in-8 ou in-4. 100/120
Sur leur collaboration à la
Revue de Paris
. « Nous sommes en ce moment au milieu des chroniques marocaines : impossible
de nous en distraire un moment. Mais si, dans les dites chroniques, nous voyons un morceau à détacher de l’ensemble, nous
vous donnerons un avertissement ! »…
28 février 1947
, envoi d’une étude inédite sur
Obermann
de Senancour, et de leur
dernier livre :
Vieille Perse et jeune Iran
… On joint 2 lettres dictées par Jean Tharaud (dont une L.S.) en 1950 : « vous ne
pouvez pas vous imaginer en quelle suspicion — et le mot est beaucoup trop faible — les Juifs nous tiennent, mon frère et
moi »…
233.
Jérôme THARAUD
. Manuscrit autographe, signé « Jérôme et Jean Tharaud »,
À Dantzig, ville libre
, [août
1934] ; 19 pages in-4 montées sur onglets, reliure demi-veau fauve.
400/500
Chronique de voyage et d’observations politiques et sociales dans la ville libre de Dantzig, lors du « rétablissement des
bons rapports entre Allemands et Polonais » : la carte omniprésente de l’Allemagne amputée d’une partie de son territoire par
le Traité de Versailles ; les portraits du maréchal Hindenburg affichés ou à vendre ; les drapeaux « hitlériens » et les cortèges
de S.A. : « Au milieu de cette ville prétendue libre, les S-S et les S-A forment une armée d’occupation. Les munitions et les
armes abondent. Dantzig est devenue en quelque sorte un vaste camp retranché »... Sont encore évoqués la mauvaise situation
économique, le statut de « ville libre », l’amélioration des relations germano-polonaises, le cas de Memel et des Lithuaniens qui
s’opposent aux Allemands… Tharaud s’éloigne « sans regret de cette ville ravissante, rendue insupportable par une excitation
patriotique »... Le manuscrit, qui présente quelques ratures et corrections, a servi pour l’impression dans un journal ou une
revue.
234.
Jean THARAUD
. Manuscrit autographe d’un discours, [décembre 1935] ; 8 pages in-fol. montées sur onglets,
cartonnage dos toile brune.
250/300
Discours à l’Académie de Versailles pour présenter Émile Henriot, venu faire une conférence. Il rend hommage au
chroniqueur du
Temps
et au romancier primé par l’Académie française : « pour lui la littérature n’est pas un simple jeu. Par elle,
à travers elle, c’est la vie qu’il veut atteindre, et qu’il atteint dans les cendres du passé ou dans la confusion du présent, grâce à
ce don de sympathie, à ce pouvoir de clairvoyance et surtout d’émotion qui sont les dons du vrai romancier »...
235.
Jérôme THARAUD
. Manuscrit autographe,
Discours de Charmes
, [1952] ; 30 pages in-fol., montées sur onglets
et interfoliées d’une transcription dactylographiée, reliure demi-toile marron.
600/800
Hommage à Maurice Barrès, à l’occasion de l’inauguration d’une stèle près de sa maison natale, le 2 novembre 1952.
[Le discours fut prononcé par Émile Henriot ; Tharaud, qui mourra en janvier 1953, ne put se déplacer.] Tharaud évoque les
fréquentes visites qu’il fit avec son frère à Charmes, dès 1905 ; le caractère de son maître et ami ; la passion de sa Lorraine
natale qui ne réduisit pourtant pas Barrès à un écrivain du terroir ; la dédicace sur l’édition de luxe de
La Colline inspirée
; son
ardeur à défendre les laboratoires scientifiques, tout autant que les églises ; ses rêves après la Guerre, et l’oubli dans lequel il est
tombé. « On lui reproche, paraît-il, son goût de la mort, son conformisme, son attirance vers l’Asie, ses regards tournés vers le
passé, son incuriosité, ses dédains, que sais-je encore ?... Quelle inconscience et quelle ingratitude ! Est-il un seul écrivain de ce
temps qui n’ait subi son influence, même et surtout ceux-là qui s’en défendent le plus ? »... Le manuscrit présente des ratures
et corrections, et est en partie rédigé au dos de brouillons biffés.
236.
THÉÂTRE
. 110 lettres ou pièces, la plupart L.A.S.
500/700
Mlle Anaïs (3, aux Janin et à Jouslin de la Salle), Hugues Bouffé (23, à Arnal, Ferville, Eliza Forgeot, Janin, Vigneron, etc., et
doc. joints), Rose Chéri (3, et 2 de sa sœur Anne Chéri-Cizos), Jenny Colon (à Tattet), Isidore Delafosse (Rouen 1845), Louis
Delaunay (5, dont souvenirs sur
Les Fourchambault
), Pauline Denain, Aimée Desclée (2), Louis Faille (2), Anaïs Fargueil (4),
Charles Fechter (2, à Ballande et Gozlan), Auguste Féréol (Orléans 1835, à Duval-Lecamus), Amalie Fernand, Louis Ferville,
Eugénie Foa, Léontine Fromentin (2), Jean-Marie-Joseph Geoffroy (3), Pauline Geoffroy (2), Esther Guimont (à N. Roqueplan),
André Hoffmann (2, à Ferville et F. de Villeneuve), Émilie Hugens (1826, à Dormeuil), Anne Judic (6, plus 3 photos), Labie (3,
à Ch. Desnoyers et Janin), Henri Larochelle, Lassouche (à Lemonnier, et lettre de Lemonnier à Lassouche), Marie Laurent (5,
une à Fr. Febvre), Leménil, Adolphe Lemoine-Montigny (7 à Janin), Charles Lepeintre aîné (3, une à Ferville), Pierre Levassor
(4), Lhéritier (2), Mauguin, François Mayeur (poème a.s.,
Le Portrait de Cécile
), Mazurier fils (longue lettre de Lyon à son père),
Charles Potier (3, une à Ferville), Caroline Valmonzey (Nancy 1824, à A. Séville), Jenny Vertpré (6, une à Arnal, portraits
joints).
237.
THÉÂTRE ET SPECTACLE
. 40 lettres ou pièces, la plupart L.A.S.
250/300
ValentineAngelo, Jacques Copeau, Edward Gordon Craig, Suzanne Després, Dranem (et photo dédicacée), Béatrix Dussane,
Frédéric Febvre (2), Maurice de Féraudy (6), Firmin Gémier (2), Jeanne Granier (3, plus photo dédicacée), Jane Hading (3 à Ad.
Aderer), Marie Leconte (5, dont 3 à Émile Drain), Georges Le Roy (2), Marie Lloyd (3), Paul Loyonnet (3), Jean Martinelli,
Cléo de Mérode (2). On joint une lettre au nom de la Duse, et une carte de C. Prud’hon.




