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– Nice, Villa Orangini, 21 janv. 1911, anniversaire de la mort du Roi. L.A.S. 4 pp. in-8. Analyse graphologique

de l'écriture de Renée de Brimont : «

Tempérament : le contraire du soufflé norvégien qui est brûlant au dehors

et glacé au dedans

/.../.

Produit extrêmement raffiné d'une race que les curiosités spirituelles sauvent des dés-

enchantements universels.

.. ».

– Clermont/Oise, matin de la Pentecôte 1911. L.A.S., 4 pp. in-12. «

Madame et chère sœur en graphologie, en

Poésie et en toutes choses du domaine spirituel

... ». F. B. accepte l'invitation à une réunion littéraire et grapho-

logique et s'étend longuement sur sa situation présente. Il vient de quitter Nice, s'est réfugié dans «

une sage

maison de chanoine, à l'ombre d'un clocher qui montre encore sur sa face des biscaÿens, blessures reçues des

lointains sièges. Tel est l'état de ma propre âme tandis que par la fenêtre ouverte entre la pressante sonorité

de la Marie-Thérèse, cloche notoire et autoritaire

», et il annonce sa prochaine installation à Versailles.

– Versailles, 14 juin 11. L.A.S. 2 pp. in-12. Enveloppe. F. B. se décommande pour le rendez-vous pré-cité.

– Versailles, 19 et 24 juin 1911. 2 C. P. du Trianon de Versailles. Le voyageur «

sensible

» est tout à la joie de

leur prochain rendez-vous.

– Versailles, 15 juillet 1911. C. P. «

Très vénérée Divinité égyptienne ! Le sensible voyageur

/.../

se transporte

par la pensée au bord du gouffre de St Sauveur

/.../

et il pense à Christomanos qui faillit se noyer pour avoir

aperçu au fond de l'eau le Divin visage de son Impériale maîtresse spirituelle

... ».

– Versailles, 30 juillet 2011. C. P. F. B. se réjouit de passer le prochain dimanche en compagnie de son amie

chez Madame de Pierrebourg.

– Versailles, 18 sept. 11. C. P. F. B. annonce ses prochains voyages : Espagne, Amsterdam, Berlin et Postdam.

«

Je vais travailler à mes notes sur cette canaille de Frédéric II

/.../

je serai rentré vers le 8 octobre et alors

j'aurai peut-être le bonheur de voir tomber avec vous la pluie d'or et de cuivre de notre parc

... ».

– Versailles, 18 oct. 11. C. P.

« Alors, c'est le monde renversé, Madame ! C'est moi qui suis appelé à la faveur

de l'œuf à la coque et c'est vous qui viendrez seulement l'après-midi... »

.

– Versailles, 24 oct. 1911. L.A.S. sur 2 cartes postales. «

Madame et chère confidente

/.../

vous laissez sur votre

passage un souvenir charmé, les empeintes de vos sandales d'or et les délicieusess vibrations de votre voix

... ».

– Versailles, 30 oct. 11. L.A.S., ornée d'une gravure allemande de silhouettes rapportée de Weimar [ «

La

famille de Stein fleurissant un monument à l'amitié : 1778

» ] et un distique de Corneille [ «

Tel donne à pleine

main qui n'oblige personne

/.../

condamnation de l'Amérique, du bridge, etc. etc

. » ].

– S. l., 30 oct. 1911. C. P. dédicacée à son ami du chapeau de Napoléon 1

er

après une visite aux Invalides, veille

de Toussaint.

– Versailles, 19 nov. 11. C. P. sybilline (allusion à des séances de spiritisme ? ) : «

Le voyageur sensible... au

froid s'apprête à aller rejoindre samedi sa lanterne de Diogène

/.../

et il est désolé de ne pouvoir mettre la main

ni sur l'épaule de Fabrice ni sur la... Pétard ! Cela ne veut pas dire qu'ils n'existent pas. Cela veut dire qu'ils

gardent l'incognito. Car il ne faut jamais contrarier les esprits

... ». 300/400

171 1912. 10 LETTRES AUTOGRAPHES SIGNÉES, 7 CARTES POSTALES et 1 DESSIN colo-

rié sur une page d'éphéméride.

– Versailles, 14 juin 1912. C. P. rehaussée au crayon de couleurs (Temple de la Sibille à Rome) : «

Madame

la Déesse d'Egypte

/.../

je viendrai lundi avec un crayon orange et c'est autant dire mon absurdité de vouloir

apporter un rayon de soleil dans un logis tout illuminé de grâce et d'intelligence

... ».

– Versailles, 21 sept. 1912. C. P. «

Chère princesse d'Orient

/.../

je vous attends demain. Le temps est beau et

je porte mes malaises avec la plus grande philosophie puisque le soleil luit

... ».

– S. l., 5 déc. 1912. C. P. «

L'auto malade nous empêche d'aller chez Mad. de Béarn

».

– Versailles, 14 juillet 12. L.A.S. 4 pp. in-8. Remerciements lyriques à propos d'un carnet de rendez-vous que

lui a offert son ami. Il rapporte une jolie anecdote sur une robe de chambre «

en gourgouran de Chine jaune

à raies bleues

» offerte par des dames à Diderot.

– Chateau de Muret (Aisne), 29 juillet 1912. L.A.S. 4 pp. in-12 signée «

Ferdinand, cidevant Eminence et à

présent humble abbé, Hortensius

». Lettre accompagnant 2 dessins à ne pas montrer : «

C'est une propriété

avec une servitude que je vous offre

», évoquant une anecdote savoureuse sur Jules Lemaître : «

Depuis

qu'Anne de Noailles et J. Cocteau ont entrainé Jules Lemaître chez les bistrots du 14 juillet, la France ne vit

plus que pour le « scandale ». Lemaître en est très ennuyé

/.../.

Il avoue qu'il a été bien imprudent de se laisser

mener au bal des lampions sur la Place de la République ce soir-là où l'on « fêtait la plus sinistre et la plus

lamentable mascarade de la Révolution... »

. ».

– Versailles, 9 août 1912. C. P. «

J'ai appris hier que Gœthe avait écrit 1600 lettres à Madame Stein en 10 ans.

La plume m'en tombe des mains. Et pourtant sommes nous assez épistoles

... ».

– Paris, 11 sept. 1912. C. P. «

Hortensius devant ce triste temps aime mieux rester chez soi que circuler.

.. ».

– Paris, 9 oct. 1912. L.A.S. 3 pp. in-12. F. B. remercie son ami pour l'Almanach des Demoiselles : «

Il porte

le millésime du temps dans lequel je n'eus pas été trop déplacé : 1819 !

/.../

La claustration dans les petits

cabinets versaillais me déplaît. La maison est glaciale, les murs trop épais, les cheminées fument. Enfin c'est

comme autrefois avec beaucoup de choses en moins !

... ».

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