les vers de Lamartine.
– [Beauvieux, août 1913]. L.A.S. 1 p. in-16. F. B. est chez les Hanotaux. Il se plaint de son mal aux yeux et
de son impossibilité sans secrétaire de répondre à son abondant courrier.
– Versailles [août 1913]. L.A.S. 1 p. in-12. «
Quelle belle lettre je reçois ! Et je ne peux pas répondre ! J'ai été
frappé d'une nouvelle congestion à l'œil droit.
/.../
Et je vais devoir répondre à 5 ou 600 lettres. Car vous ne
savez pas que Segur et moi avons la croix depuis hier !
».
– Morteau, Doubs, 7 sept. 13. 1 p. in-12. «
Je ne sais si je pourrais poursuivre mon voyage d'étude. Hier à 3h
j'ai eu un affreux accident d'automobile
».
– Hermitage des Charmettes, 24 sept. 13. C. P. de la chambre à coucher de J.-J. Rousseau. «
Je rôde dans la
maison et il me semble bien qu'Il apparait sur le seuil timide et méfiant
».
– Versailles, 29 sept. 13. C. P. des Charmettes. Il annonce son arrivée pour le lendemain en Touraine chez son
amie. Il finit en évoquant une conversation imaginaire avec Jean-Jacques : «
Il était fort sociable et m'a
demandé s'il pouvait entrer à votre service comme jardinier
».
– Rochecotte (Indre-et-Loire), 9 oct. 1913. L.A.S. 4 pp. in-12. F. B. séjourne chez M. de Castellane. Il vient
d'apprendre la mort de son amie Mme Germain. Il s'attarde ensuite à décrire la très charmante maison où il est :
«
On est avec le vieux Talleyrand, avec le Maréchal de Castellane
/.../
c'est un dix-huitième siècle complet.
.. ».
– Versailles, 13 oct. 13. C. P. du Trianon de Versailles. «
Je suis encore sous le coup de la mort de Mad.
Germain. Je suis un orphelin de sa rude amitié
/.../.
Et puis ne lui dois-je pas de vous connaître ?
».
– Paris, 19 oct. 1913. L.A.S. 2 pp. in-12 sur papier en-tête du Carlton : «
(150 francs par jour). Je n'y habite
pas... j'y déjeune exceptionnellement
». Il remercie la «
Chère Princesse amie
» qui lui a adressé des fleurs
encartées de Mme de Lamartine. «
Vous voulez que j'ai un musée lamartinien. Soit ! je l'aurai et je me nom-
merai Conservateur adjoint
».
– Versailles, 15 oct. 13. C. P. d'un tombeau de l'abbaye de Fontevrault, annotée : «
Quel dommage que ce ne
soit plus une abbaye ! Et l'autre
[le gardien]
répond : A présent ça va être un monument historique, c'est bien
autre chose !? Oh ! Tempora ! Oh mores !...
».
– Paris, 7 nov. 1913. C. P. Description sévère de la vie parisienne. «
Paris s'agite déjà. Tango, Cocaïne, Ether,
Morphine et Opium. Voilà ce que l'on danse. On triche au jeu, on va trouver les avorteurs à la mode à Lourdes.
On court, dépense, intrigue, calomnie, cherche des sensations nouvelles en bas tout à fait en bas, jusqu'à la
nausée. Pitoyable humanité, admirable nature.
»
– Paris, 12 nov. 13. C. P. annotée. «
La lampe qui file est de retour... en Angleterre avec le duc d'Orléans, son
nouveau maître. Elle avait longtemps désiré cette situation de Grande Maîtresse du Palais et en Argentine le
plan a été facilement exécuté
/.../.
Avant-hier je suis allé passer une journée avec la Grande Duchesse
Wladimir. Nous avons déjeuné avec les Millerand dans l'intimité la plus grande
... ».
– Paris, 15 nov. 13. L.A.S. 4 pp. in-12. F. B. se plaint à nouveau de Paris : «
Paris me tue
/.../
la vie sans raison,
la rue impossible dans l'obscurité piquée de lumières qui vous entrent dans les yeux comme des poignards,
c'est le mouvement des machines de guerre fonçant sur des fuyards qui à chaque traversée ont le frisson de la
mort.
.. ». Il poursuit par l'évocation cocasse d'un spectacle : «
J'ai vu les
Anges gardiens,
c'est très amusant.
Le public composé d'étrangers, d'anges gardiens, de jeunes filles et de jeunes gens très chics regardent les
petits sodomistes maquillés qui jouent pour la première fois sur une scène leur rôle « nature » si je puis m'ex-
primer ainsi
... ».
– Le Cannet, 13 déc. 13. C. P. F. B. vient d'arriver au Cannet. Toujours les yeux malades. «
Le temps est para-
disiaque. On fait la seconde cueillette de fleurs d'oranger !
... ».
– Le Cannet, 30 déc. 1913. 2 C. P. Cartes de vœux et remerciements pour le calendrier, adressées au couple
de Brimont. La première est illustrée d'une paire de lunettes. 600/800
174 1914. 8 LETTRES AUTOGRAPHES SIGNÉES et 2 CARTES POSTALES.
– Roquebrune "L'Olivette", 27 janv. 1914. L.A.S. 4 pp. in-12. F. B. a quitté sa lanterne pour quelques jours. Il
a passé une journée avec Anatole France au Cap d'Antibes. «
Il était terré dans une petite chambre, couvert
de laine et un turban roulé couvrait le haut de sa tête. Il avait l'air d'un Greco, vieux bibliophile de Tolède
... ».
– Le Cannet, 15 mars 1914. L.A.S. sur 3 cartes postales. «
La Princesse lointaine
» est en Afrique et il ne peut
lui écrire. Il en a profité pour aider sa voisine de Grasse, Mad. de Croisset, dans la création d'un cloître de St
François d'Assise sur sa terrasse «
avec des fontaines, des escaliers, des patios ! Enfin j'ai tout chambardé,
transformé
/.../.
La maîtresse du logis a bien voulu accepter mes idées si bouleversantes et si contraires à
l'Idéal balnéaire
».
– Le Cannet, 24 avril 14. C. P. annotée. «
C'est bien long un hiver sans vous !
». Il a commencé un travail sur
la société pendant la Réforme «
qui me passionne pour son modernisme et sa nervosité tourmentée et
inquiète
».
– Versailles, 24 juin [1914 ? ]. F. B. propose un rendez-vous.
– Liebenstein, Thuringe, 29 juin 1914. C. P. F. B. souffre d'une bronchite mal guérie.
– Liebenstein, 8 juillet 1914. L.A.S. 8 pp. in-8. F. B. séjourne dans cette station balnéaire de la Saxe pour soi-
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