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181 1921. 4 LETTRES AUTOGRAPHES SIGNÉES et 5 CARTES POSTALES.

– [Menton], 25 février 1921. C. P. Il espère revoir son amie très bientôt. «

J'ai terminé mes travaux au Cap

Martin. Vous les verrez

... ».

– Nice, Collinettes, 5 avril 1921. 2 pp. in-8. Lettre affectueuse : «

Parfois il me semble être le filleul d'Ulysse.

Mais où est ma Nausikaa ! dans Jupiter, j'espère..

. ». Il évoque ses travaux pour les jardins de l'Impératrice

Vittorio Emmanuelle II. «

Elle me dit vous êtes un gentilhomme. Désormais ma maison est la vôtre. Vous aurez

votre chambre

/.../.

Je travaille avec ardeur avec mes géomètres car j'aurai un domicile de plus. Dieu ne veut

pas que j'ai des écus. Il veut que j'ai beaucoup de lits

... ».

– Versailles, 3 juillet 1921. C. P. F. B. se déclare fatigué et oppressé. «

Paris m'a happé après 8 mois d'absence

et je ne me croyais plus tant d'amis, depuis que je suis celui des contrebandiers de Menton

... ».

– Versailles, 24 août 1921. L.A.S. 2 pp. in-12. La lettre évoque ses conversations avec l'abbé [Mugnier] autour

de Nietzsche. «

L'abbé l'a découvert et l'a béni, déjà dément... il a voulu savoir de quoi il retournait. La veille

de sa dernière crise de folie, Zaratoustra envoya un billet au crayon à Cosima Wagner : «

Titania, je vous

aime !

»

/.../.

L'abbé est à table chez Cosima, il mange un lièvre aux poires. Il ne sait pas ce qu'il s'est passé.

Il parle de ce bon Nietzsche. Cosima le foudroie du regard et lui dit : «

Vous savez bien qu'on ne prononce pas

ce nom-là ici

... »

.

– Nice, Collinettes, 3 nov. 1921. L.A.S. 4 pp. in-8 ; vignette collée en-tête. «

Divine amie ! femme bienfaisante,

rayon de bonté de grâce et d'esprit !

». Il parle de son livre à paraître chez Conard, puis égrène émerveillé les

charmes de la vie méditerranéenne et de Nice. «

C'est une ville délicieuse et insoupçonnée, complètement

livrée à la latinité des indigènes qui vivent dehors comme dans les antiques ports d'Alexandrie et de Carthage,

en masses compactes et blanches

/.../.

Les galeries Lafayette resplendissent dans un vide impressionnant

d'acheteurs mais la mer est grouillante. C'est la pure Méditerranée, avec ses masques de petites mauresques,

épaves millénaires du monde, truffées de sémites

... ».

– Nice, Collinettes, 18 déc. 1921. C. P., signée

Hortensius

. F. B. évoque son livre sur Rome : «

J'y jette mon

dernier avoir avec une joie de potence au milieu des jérémiades des veaux d'or aux âmes de fer blanc

/.../.

Vive

Homère et Virgile

... ».

– Menton, 25 déc. 1921. C. P. «

La vie est un bal masqué. Vous êtes la plus adorable des amies

... ».

– Versailles, s.d. [1921 ? ]. L.A.S. 1 p. in-8. «

Je ne ferai plus de caricatures. Cela me réussit très mal et je ne

m'enrichis que d'ennemis. Mais pour vous je veux encore faire le Rhin et la Walkyrie parce qu'ils sont

morts.

.. ».

– Versailles, s.d. [1921 ? ]. C. P. Mme de Brimont s'est installée dans sa villa méditerranéenne (?). « ...

dès mon

retour je veux monter dans votre ciel. Je suis sûr que c'est la branche sur laquelle vous devez vous balancer,

oiseau miraculeux et délicieusement chanteur !

... ». 200/300

182 1922. 10 LETTRES AUTOGRAPHES SIGNÉES et 2 CARTES POSTALES.

– Menton, les Colombières, 7 fév. 1922. L.A.S. 4 pp. in-8. F. B. se relève de six semaines de maladie et pointe

avec humour les reproches que lui a valu son silence épistolaire. «

Les reproches m'eussent suivi dans l'éternité

si les malheurs avaient voulu que j'eus rejoint la planète Vénus, rendez-vous général des bons esprits et de

l'élégance du cœur

/.../

le malade reçoit des missives où il lit au fond de son lit de douleurs, enveloppé de linges

poivrés, qu'il est dégoûtant d'oublier ses amis et qu'il court la godaille carnavalesque avec ses maîtresses

... ».

F. B. évoque ensuite avec sérénité le gouffre financier où l'a plongé la publication de son livre sur Rome.

– Menton, les Colombières, 6 mars 1922. L.A.S. 4 pp. in-4 sur papier à en-tête imprimé, reproduisant une

fresque l'escalier de la villa. F. B. est encore en convalescence suite à sa congestion pulmonaire, parle de

l'avancée des travaux des jardins des Colombières et évoque avec sérénité sa ruine, occasionnée par la publi-

cation de son livre [

La volupté romaine

]. «

Je me sens comme cet homme que je voyais en 1879 couché chaque

matin sur les marches d'une église sur la Zattere à Venise. Il me souriait. Il me saluait. Nous étions des amis.

Chaque soir il regardait à côté de lui sa miche de pain et il ne quittait sa bonne place que lorsque les moineaux

avaient mangé ses dernières miettes. C'était là sa philosophie adriatique

... ».

– Menton, 23 mars 1922. L.A.S. 1 p. 1/2 in-12. Vignette en-tête collée. Enveloppe à l'adresse de la baronne

Antoine de Brimont, bd Caramancel, Hôtel de Paris, Nice. Rendez-vous pour un déjeuner.

– Menton, 23 mars 1922. C. P. F. B. demande un rendez-vous à son amie et donne des nouvelles de sa santé.

«

Ce qu'il nous faudrait ce serait un corps astral, suffisamment étoffé pour nous permettre de participer à la

vie, laquelle est supportable quand on ne traîne pas sans cesse une carcasse fêlée !

».

– Menton, 1

er

avril 1922. L.A.S. 2 pp. in-12. F. B. propose à ses amis de visiter la villa Fiorentina en s'adressant

au jardinier. «

Vos amis sont charmants, mais Mr Valery ne croit guère à Zeno

».

– Menton, dimanche des Rameaux 1922. L.A.S. sur papier en-tête avec vignette. 2 pp. 1/2 in-4. Bien que

malade, F. B. se réjouit de la visite que lui ont fait ses amis aux Colombières. «

J'aurai voulu tenir ma pro-

messe faite à Mr Valery de lui montrer le Garavanais et la Fiorentina mais hélas mon état de santé était rede-

venu

/.../

précaire

... ». Il présente ensuite la reproduction au trait d'une grande fresque en grisaille qui s'exécute

dans le vestibule des Colombières [vignette en-tête].

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