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– Menton, 24 mai 1922. L.A.S. 1 p. in-12. F. B. adresse à ses amis les premiers feuillets de son «

livre

romain

».

– Versailles, 28 juin 1922. L.A.S. 3 pp. in-8. F. B. évoque à nouveau son livre : «

Il est tombé la semaine du

Grand Prix et cette atmosphère sportive, doublée de celle des fêtes et galas ne convient pas à son genre de

beauté

... ».

– Château de Reuilly, Oise, 31 juillet 1922. C. P. F. B. annonce à ses amis qu'il doit quitter son logement à

Versailles : «

Vous savez que l'on m'y met à la porte pour faire de la spéculation de loyers

/.../.

Ainsi s'accom-

plit la destinée des poëtes... A Nice, je suis menacé de la même spéculation

... ».

– Paris, 20 oct. 1922. L.A.S. 3 pp. in-12. «

On a tiré votre horoscope !

/.../. V

otre charmante amie est encore

menacée par de mauvais fluides

... ». F. B. annonce ensuite son départ pour la Côte d'Azur, souhaite un bon

hiver à son amie et donne quelques conseils : «

Disposez votre couche de manière à avoir les pieds tournés

vers le couchant

/.../

Ne riez pas ! Je crois à une influence solaire par rapport à sa marche

... ».

– Le Monastère, Ville d'Avray (de passage) [nov. 1922]. 1 p. in-4. Enveloppe. F. B. revient sur ses problèmes

de logement : «

Ici, l'abbé, La Sizeranne et plusieurs amis sont venus dire adieu à mon vieux logis. Cette

période est dure, je n'ai aucun service et l'été m'a mal réussi. Le 25 j'emporte tout ce que j'ai gardé du nau-

frage de ma vie matérielle

/.../.

A Nice aussi je suis menacé et traqué. La maison des Collinettes est vendue à

un charcutier de Nice qui compte en faire un hôtel. On est poussé dehors, les poètes, « la gente polie », à coups

de coudes et à coups de pieds

... ».

– Les Colombières, 25 déc. 1922. 3 pp. in-4. Enveloppe. Sur papier en-tête, Les Colombières, Menton,

Garavan. Vignette collée. F. B. réaffirme avec force son amitié, puis il commente l'image «

du Hadès

», jointe.

«

C'est par anticipation de mon prochain livre

Odysseus

et comme une primeur, un essai des illustrations. Vous

allez me dire que je suis fou alors que je n'ai pas encore trouvé un centime de

La Volupté romaine

, mais voyez-

vous, tant pis, je continue à créer, à imaginer, à me dépenser dans l'adversité matérielle comme si mes ans

étaient couronnés de printemps ! C'est la source de la vie

... ».

– Menton, Les Colombières s.d. [1922]. 4 pp. in-12. B

ELLE LETTRE

où Ferdinand Bac développe, citant Poussin

– «

Le but de l'art est la délectation

» – sa conception de l'art : «

Il est vrai que j'ai appris à aimer la simplicité,

il est vrai que j'ai vomi l'ornement et l'épilepsie des formes. Il est vrai que j'aime les couleurs franches, les tra-

cés purs, les formes qui ont un sens

/.../.

Je vais aussi me guérir de faire des caricatures et des vers de mirli-

tons

... ». «

Je suis présentement avec les Philosophes, avec Socrate et avec Spinoza, ces deux étoiles tombées

du ciel dans une ménagerie. C'est un accident astronomique bien pénible pour eux mais dont quelques

Terriens profitent pour se consoler du chavirement universel des goûts et des consciences

». 500/600

183 1923. 4 LETTRES AUTOGRAPHES SIGNÉES.

– Menton, Les Colombières, 14 fév. 1923. L.A.S. 4 pp. in-8 ; papier en-tête illustré d'une vignette de F. Bac.

Enveloppe. Remis d'une mauvaise grippe, F. B. donne des nouvelles de l'état des travaux aux Colombières : «

Ici, la maison toujours dans un gâchis de plâtres, les jardins sans fleurs, ni plantes, des lenteurs, des difficultés

continuelles, grâce surtout à l'énorme augmentation de la main-d'œuvre et des matériaux

... ». La suite est

consacrée à son livre

Odysseus

et à quelques considérations pessimistes : «

J'ai foi en Sirius. Cette terre est

une planète incomplète. On y voit tous les bonheurs esquissés, comme peints contre un mur et qu'une éponge

efface. Tout aura été en nous, plutôt qu'autour de nous. Le monde est une ménagerie

... ».

– Menton, 20 mars 1923. 2 pp. pt in-4. Papier en-tête illustré. Enveloppe. F. B. donne à son amie des nouvelles

de La Sizeranne : «

Il a changé de siège et il va s'assoir sans doute sur celui, rembourré en porc-épic, du ter-

rible Masson

... ».

– Château de Fleury-sur-Bièvre, 8 août 1923. L.A.S. 2 pp. in-4. Quelques considérations sur l'état de l'Europe :

«

A. Fabre-Luce de retour de Berlin et de la Ruhr affirme que nous allons lentement mais sûrement vers une

crise sociale et économique sans précédent dans l'Histoire de l'Europe

... ». Il annonce que son livre

Odysseus

est tiré et paraîtra en octobre.

– Paris, s.d. [1923 ? ]. L.A.S. 3 pp. in-12. F. B. vient de recevoir «

l'adorable livre

» de son amie, et donne des

informations sur l'impression d'

Odysseus

qui, des 250 pages sur beau papier initialement prévues, est réduit à

une brochure de 80 pp. « ...

Ulysse exerce sur moi une sourde vengeance parce que j'ai dévoilé la vérité sur

son compte

... ».

– [Paris], de passage, mercredi soir [1923 ? ]. L.A.S. 2 pp. in-12. F. B. parle de son installation prochaine dans

une annexe de l'Hôtel Choiseul. 200/250

184 1924. 8 LETTRES AUTOGRAPHES SIGNÉES.

– Menton, Les Colombières, 26 mai 1924. L.A.S. 3 pp. in-8. « ...

énormément de travail

[aux Colombières]

alternant avec des invasions de visiteurs ! Comme tout était encore ouvert à tous les vents, les caravanes

d'Anglais entraient comme chez eux et il aurait fallu un service d'ordre spécial pour les empêcher de s'installer

/.../.

Mes nerfs sont usés par le travail exagéré des dernières dix années où j'ai mené de front 4 métiers à la

fois !

».

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