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– Compiègne, 2 juillet 1924. 4 pp. in-8 sur papier en-tête illustré d'une vignette. Eloge du recueil de poésie de

Renée de Brimont,

Psyché

: «

Ce qui est merveilleux chez vous c'est la perfection toujours plus grande de la

forme avec une ingéniosité dans l'image, une suite de sortilèges antiques et de nostalgies modernes

... ».

– Compiègne, 9 sept. 1924. L.A.S. 2 pp. in-8 sur papier en-tête illustré. Invitation : «

Voudriez-vous passer la

journée et entendre cette musique de chambre avec laquelle je fais mes décors et mes architectures sensi-

bles ?

».

– Compiègne [15/9/24]. 3 pp. in-8. «

Je bénis le ciel d'être ici, soigné avec dévouement, car à mesure que la

vieillesse approche, la situation d'un poëte et d'un philosophe devient de plus en plus précaire et ils sont nés

«

pensionnés du Roy !

». Il n'y a plus de Roy, que dieu leur fasse au moins trouver la pension !

».

– Nice, Collinettes, 9 nov. 1924. L.A.S. 4 pp. in-12. Belle lettre. F. B. a dû quitter Paris précipitamment pour

s'occuper du chantier de Menton «

où une tour en construction était tombée par la véhémence des eaux d'un

ravin gonflé en torrent

». Il évoque sa prochaine expulsion, «

honorifique en somme pour les poètes,

[elle]

arrivera dans un avenir plus ou moins rapproché et on fera un désert de nos vergers italiens, on coupera les

oliviers, on élèvera d'autres palaces pour l'innombrable mufle tcheco-nègre qui s'abat sur cette côte

/.../.

Mais

n'est-ce pas une chose magnifique au fond que ce paradoxe de ma vie qui me fait surgir de terre des châteaux

en Espagne, des Alcazars, des fabriques dans des parcs, des belvédères, des pavillons, des kiosques môres, et

qui, avec tant de domiciles illusoires, précaires et consentis, aura tout de même vécu dans un rayon de soleil

sans avoir le rassurant sentiment de posséder quoique ce soit à lui

... ».

– Menton, Les Colombières, nov. 24. L.A.S. 2 pp. in-8, en-tête illustré d'un

DESSIN ORIGINAL

colorié (œillet et

parapluie). Invitation à déjeuner aux Colombières avec ses amis. «

Les Possédants et les Possédés se trouve-

ront réunis avec monsieur le Curé, celui qui ferma les yeux à l'âme ténébreuse de Robert de Montesquiou

... ».

– Menton, Clinique St Georges, 5 déc. 1924. L.A.S. 3 pp. in-12. F. B. a eu un accident : «

la colonne verté-

brale, le bassin ont été touchés, et c'est le siège de douleurs si cruelles que parfois je succombe

/.../.

J'ai été

frappé au plus beau et au plus fertile des jours, au milieu de l'achèvement de tout ce que j'avais conçu pour

la gloire de la Méditerranée

... ».

– Menton, Les Colombières, 27 déc. 1924. L.A.S. 2 pp. in-8 au verso d'une page imprimée de son livre

Les

Jardins enchantés

. «

Le magicien disloqué va pourtant un peu mieux

». 300/400

185 PORTRAIT dédicacé au poète le jardinier Ferdinand Bac, sept. 1925. Photographie originale.

16,5 x 11 cm. Portrait en pied de profil, accoudé à une statue.

100/150

186 1925. 7 LETTRES AUTOGRAPHES SIGNÉES et 1 CARTE POSTALE.

– Menton, Les Colombières, 1 janvier 1925. L.A.S. 3 pp. in-4, papier en-tête illustré. Son amie s'est procuré

un exemplaire des

Jardins enchantés

: «

Je ne les ai pas encore vus

... ». Il se félicite de l'avancée des travaux

des jardins des Colombières.

– Menton, Les Colombières, 18 janv. 1925. L.A.S. 3 pp. in-4 sur papier en-tête illustré. F. B. encore convales-

cent parle de son livre. Il demande aussi l'adresse de Paul Valery : «

J'aimerais beaucoup l'inviter aux

Colombières

».

– Versailles, 5 juillet [1925 ? ]. L.A.S. 2 pp. 1/2 in-12. «

Chère Princesse amie, je n'ai fait que passer, je n'étais

déjà plus

... ».

– Compiègne, 18 juillet 1925. L.A.S. 2 pp. in-4, papier en-tête illustré. F. B. invite son amie à venir «

avant le

29 voir nos parterres achevés

/.../.

Si vous pouviez venir avec le cher Abbé

... ».

– Compiègne, 14 sept. 1925. L.A.S. 4 pp. in-4, papier en-tête illustré. F. B. n'a passé que fort peu de temps

dans son «

vieux logis

/.../

car l'été dans ce sale pays de betteraves n'est pas supportable sans un peu de soleil

/.../.

En octobre je serai 68 Fg St Honoré dans le pied à terre que Mr Stern met chaque année à la disposition

de Diogène

... ». Il fait part de ses envies de voyages : Italie, Espagne, Orient. «

J'ai passé dix jours avec Valery

à Fleury et cela m'a enchanté

... ». Parle de son essai sur l'art des jardins dans la

Revue des Deux Mondes

: «

Je prépare également une conférence sur ce sujet. C'est curieux, l'homme veut toujours vous enfermer dans

une spécialité. Heureusement qu'en Nov. je fais paraître un livre sans illustration. Je me venge

. »

– Nice, Clos Boulogne, 9 nov. 1925. L.A.S. sur 3 cartes postales du jardin des Colombières [non signée]. F.

B. commente pour son amie son livre

Les jardins enchantés

: «

J'estime seulement que mon seul mérite est

d'avoir reconstitué une atmosphère exacte d'un temps dévot et dissolu de cette vieille Europe qui s'en va en

miette

... ». «

J'ai entrepris la vie prodigieuse, mystérieuse et fantastique de Winkelmann

... ».

– Menton, Colombières, 10 nov. 1925. C. P. «

Toujours souffrant de ma crise cardiaque

». F. B. évoque les dif-

ficultés «

immenses

» de son travail sur Winkelmann.

– Menton, 28 déc. 1925. 3 pp. pt in-4, papier en-tête illustré d'une vignette et d'une lettrine collée. F. B. accuse

réception du «

beau calendrier

» que lui adresse son ami. «

L'hiver est dur et à Paris vous manquez de soleil si

vous avez des compensations spirituelles

... ». La lettre est signée : «

Votre dévot jardinier pèlerin et philosophe

».

– Nice, Les Collinettes s.d. [1925]. 3 pp. pt in-4 sur papier en-tête illustré d'une vignette. «

Je me venge de mes

maux physiques par un travail fou. 14 et 15 heures par jour !

/.../.

Je prépare un ouvrage sur mes travaux, un

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