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il loge à Versailles : « «

Marie-Antoinette venait à chaque fête pour assister au I

e

étage aux processions de St

Louis avec ses amies et quelques jolis Suédois, Anglais ou Moscovites..

. ». 250/300

176 1916. 8 LETTRES AUTOGRAPHES SIGNÉES et 3 CARTES POSTALES.

– Le Cannet, 3 janv. 16. L.A.S. 3 pp. in-12. Remerciements emplis de nostalgie à réception du nouveau calend-

drier que vient de lui envoyer son ami.

– Le Cannet, 18 fév. 1916. L.A.S. 4 pp. in-8. F. B. est plongé dans un travail sur les documents et notes prises

à l'occasion de ses voyages en Prusse. «

Le rôle de la Prusse est une chose dont on ne soupçonne même pas

l'étendue. C'est le poison européen

».

– Le Cannet, 25 mars 1916. C. P. «

Les temps sont terribles et sans fin

/.../.

Et je maudis ma mauvaise santé et

me méprise un peu d'y songer au moment où le sang précieux coule à flots

».

– Le Cannet, Samedi avant Pâques. L.A.S. 4 pp. in-8. Intéressante lettre politique. F. B. termine le Tome III

de son livre

Vieille Allemagne

, consacré à l'histoire de la Prusse et de la société de Berlin : il développe pour

son amie sa vision politique de l'Europe, essentiellement marquée par son refus de l'unité impériale d'une

Allemagne dominée par la Prusse. Et il salue la clairvoyance des Anglais : «

En France on ne pouvait rendre

un plus grand service à la Prusse que de ne jamais parler que de l'Allemagne soudée éternellement. Les

Anglais sont dans le vrai, ils sont infatigables à séparer cette nation comme si elle l'était déjà. Là est le salut

et nulle part ailleurs

/.../.

Il faudra traiter un jour avec les Princes et ne plus reconnaître l'Empereur. Si les

Alliés sont d'accord là-dessus, c'est une force immense. La Russie comme l'Angleterre l'accepteraient.

.. ». La

dernière partie de la lettre évoque une séance de spiritisme.

– Versailles, 20 juin 16. L.A.S. 3 pp. in-12. «

De quoi demain est fait ! On me ramène de Paris après un acci-

dent stupide, les tempes ouvertes et les côtes labourées !

». F. B. a fait une chute av. de la Grande Armée, mais

maintient l'invitation à son amie.

– Versailles, s.d. [juillet 1916]. L.A.S. 4 pp. in-12. Hortensius va mieux.

– Versailles, 25 août 1916. L.A.S. sur 2 cartes postales. F. B. donne des nouvelles de sa santé et de sa vie à

Versailles. Puis passe à la guerre et aux perspectives diplomatiques qui s'annoncent : «

Il y a un vent de pul-

vérisation autrichienne sur nous au grand profit des Prussiens qui sont enchantés de nous et parfaitement

d'accord avec Mr Stephane Pichon, etc. L'avenir de la nouvelle Allemagne à laquelle on donnera la moitié de

l'Autriche en récompense de son crime se dessine grandiose

/.../.

Les Anglais sont tout à fait hostiles à ces pro-

jets

/.../.

Les Balkans sont et resteront un volcan

».

– Versailles, 20 sept. 1916. C. P. F. B. s'inquiète du retour des pays basques de la Princesse amie.

– Versailles, 15 oct. 1916. C. P. La Princesse amie est de retour à Paris mais doit repartir trop rapidement.

Semaine mondaine très chargée pour Ferdinand Bac.

– Paris [1916 ? ]. Billet A.S. 1 p. «

Je compte sur vous pour demain de bonne heure

».

– Paris, 23.XI.1916. Carte-lettre A.S. 1 p. «

Je suis inquiet sans aucune nouvelle de vous

». Il part ce soir pour

Cannes. 300/400

177 1917. 5 LETTRES AUTOGRAPHES SIGNÉES.

– Grasse, 17 fév. 1917. L.A.S. 2 pp. in-4. «

Je fais quand je peux la navette entre Grasse et le Cannet pour sur-

veiller les travaux avec mes pauvres vieillards, si reconnaissants qu'on leur donne le pain quotidien et quelques

réfugiés pochards

/.../.

Je poursuis avec une douce obstination une conception commencée il y a 3 ans 1/2 au

milieu des plus grandes difficultés parce que j'accomplis là en pleine horreur des temps présents l'apostolat dés-

intéressé d'une religion latine, perdue sur ce sol par le cosmopolitisme et la bocherie parvenue

/.../.

Je ne peux

plus supporter, dans la gravité de l'heure, cette ambiance balnéaire, ces imbéciles outrecuidants, ces polichi-

nelles de Casino, ces sottes poupées qui gémissent sur la privation de gâteaux et méditent sur les bottines à

lacets pendant que gémit la Terre entière et que Mélancholia médite sur les ruines du monde civilisé

... ».

– Grasse, 21 mars 1917. L.A.S. sur un bristol r°v°. F. B. félicite son amie pour son étude sur les femmes

anglaises.

– Grasse, 6 mai 1917. L.A.S. 4 pp. in-8. F. B. félicite son amie pour ses poésies publiées dans le

Mercure de

France

, puis donne de ses nouvelles, le chantier du Cannet et ses visites à Nice «

pour une œuvre d'invalides

du travail. J'ai beaucoup vu Maeterlinck

... ».

– Fleury, 15 août 1917. L.A.S. 2 pp. in-4. Lettre empreinte de mélancolie. Il évoque l'abbé Mugnier. «

Il m'écrit

qu'il part, heureux vagabond ecclésiastique de l'Idéal. Il oublie l'Avenir et espère au Passé. Quel délicieux

paradoxe

. », puis, dans la dernière partie de la lettre, le roman d'Anatole France

Le lys rouge

: «

Fantôme des

temps délicieux ! Je me suis reconnu à la fois dans Deschartes et dans le Franciscain Choulette, ce vagabond

aux cache-nez rouges et au bâton noueux.

.. ».

– Versailles, s.d. [1917 ? ]. L.A.S. illustrée d'un

DESSIN COLORIÉ

. Il décline un rendez-vous et en post-scriptum :

«

L'Allemagne est toujours prussienne et unie. C'est à se flanquer la tête contre un mur

». Au verso le dessin

en pleine page figure une caisse ouverte avec la mention

Très fragile

et

Importation Wilson et Cie

, d'où surgit

la colombe de la paix. 300/400

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