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– Versailles [oct. 1912 ? ]. L.A.S. 2 pp. in-12. «

Les folies versaillaises continuent. Nolhac se croit responsable

de ce nouveau Babel, Sodome et Gomorrhe qui naît sous nos pas... en attendant les gratte-ciels dont les mille

yeux violeront l'auguste parc !

».

– Bois-Boudran, 10 nov. 1912. L.A.S. 3 pp. in-12. La lettre évoque une belle reliure et une journée J.-J.

Rousseau.

– S.l., jeudi 26 nov. 12. L.A.S. 1 p. in-12. F. B. évoque une soirée avec Tornaboconi, Jean-Jacques et la Ste

Tunique.

– Le Cannet, 9 déc. 12. C. P. [portrait de la Pompadour légendée

La Pénélope de la frivolité

]. «

Hortensius

vous envoie ses dernières pensées avant son départ

».

– Cannes, 12 déc. 1912. 8 pp. in-12. L

ONGUE ET BELLE LETTRE

consacrée aux joies de la nature, du soleil et de

sa nouvelle résidence au Cannet. «

Le temps est paradisiaque. Il y a peu d'humains. Le ciel et la terre sont à

peu de gens et ils se les partagent diversement. Mais en vérité ici le Ciel et la Terre ne font qu'un dans la joie

du jour plein de cristal

. »

– Le Cannet, 18 déc. 1912. L.A.S. 12 pp. in-12. B

ELLE ET LONGUE LETTRE

dans le plus pur style romantique

écrite depuis sa «

Lanterne de la Philosophie

» à la «

Princesse Amie

» qui lui a confié le sentiment de son

inutilité.

– Le Cannet, 26 déc. 1912. L.A.S. 4 pp. in-12. Son amie lui a offert «

un porte-plume translucide

». Il s'émer-

veille : «

couleur de souvenir, causeries sur les émaux, récits de rêves ! Tout y est contenu dans ces reflets d'or,

d'ambre, de rouille, de marbre et de feuilles mouillées.

»

– Le Cannet, 30 déc. 1912. 4 pp. in-12. F. B. quitte Nice juste avant l'arrivée de son amie : «

Nous ne nous ver-

rons pas et comme nous nous détestons au fond tout va pour le mieux

». Il lui donne quelques conseils pour

visiter la Riviera, salue l'année écoulée ainsi : «

Elle passa en faisant le bien

», et lui adresse le dernier feuillet

de l'éphéméride, agrémenté d'un joli dessin d'une bougie qui se consume.

– Voisin, s.d. [oct. 1912]. F. B. décrit un dîner mondain, réunissant tous les grands noms de France, des Russes,

un Américain «

qui n'a jamais lu un livre et qui dit avec fermeté que la vie ne vaut que par une jolie femme et

belle dîner au tchampégné [sic]. Dans un cadre au grand salon l'on voit

/.../

un Fragonard amoureux. Un

vieux marquis qui porte une Lavallière démesurée et une jambe de bois court comme un lapin à côté d'une

belle Comtesse américaine et lui dit qu'il l'aime. « Pouvez-vous seulement ? », demande-t-elle et lui de répon-

dre : « On peut faire l'amour avec une seule jambe ».

». La fin de la lettre est consacrée aux documents sur le

procès de Fouquet qu'il vient de consulter chez Hanotaux. 500/600

172 3 LETTRES AUTOGRAPHES SIGNÉES, 6 CARTES POSTALES et 1 PNEUMATIQUE non

datés, probablement 1911 et 1912.

– Paris, s.d. L.A.S. 2 pp. in-12. F. B. annonce qu'il va quitter Versailles et partir pour Nice le 13 « ...

où l'on

m'annonce une énorme disette de pâtes et de pétrole !

/.../

Je suis bien attristé par les nouvelles d'Italie. Si la

Vénitie était menacée, quel chagrin pour nous. Le monde est une chaudière. « Où fuir... » dit J. E. Blanche

».

– Versailles, Vendredi s.d. Carte-lettre. Accord pour un rendez-vous.

– [Paris], rue Alfred de Vigny. Accord pour un rendez-vous.

– Versailles, s.d. C. P. «

Tout le monde est anéanti !

(?) /.../

La banque industr. de Chine donne des coliques à

beaucoup de grosses légumes de la politique. Pas à moi. Quelle béatitude d'être ruiné !

».

– Versailles, 2 rue de la Cathédrale, Mardi s.d. C. P. «

Je serai jeudi avec joie des vôtres pour déjeuner

/.../.

Je

vous apporterai une image que j'ai exécutée pour vous de mon cloître !

».

– Versailles, vendredi matin s.d. C. P. (statue du parc de Versailles). «

Etes-vous libre dimanche ? Je serai heu-

reux de vous voir

... ».

– Fleury, mardi s.d. Invitation pour un rendez-vous chez Mad. de Béarn.

– Morteau, Doubs, Vendredi s.d. «

Je vais partir demain poursuivre les traces d'Angelika

/.../.

Projeté dans

l'espace j'ai la sensation d'être l'inventeur d'un parachute dont j'ignore la destination et la capacité

... ».

– Pneumatique, Paris [1912]. F. B. accuse réception d'

Angelica

, le nouveau recueil de son amie.

– D

ESSIN ORIGINAL

sur une cate postale de Versailles (un train). 200/250

173 1913. 18 LETTRES AUTOGRAPHES SIGNÉES et 16 CARTES POSTALES.

– Nice, Villa Orangini, 5 janv. 1913. 4 pp. in-8. F. B. confie à son amie son horreur de Nice : «

Chaque jour

je constate à quel point j'aime tendrement la simplicité et la nature spontanée des vergers rustiques, des mon-

tagnes, Deus in herbis et lapidibus ! La ville de Nice me fait horreur. C'est une pourriture en plâtre. Jamais je

ne vis pareil assemblage de laideurs, de faces bestiales et veules de mufles grossiers et retraités. C'est le vice

bon marché dans un Naples français. On dirait que toutes les villes du monde nous envoient ce qu'elles ont de

pire pour une saison de rigolade

... ».

– Nice, Villa Orangini, 7 janv. 1913. L.A.S. sur un bristol r°v°. Il attend son amie pour samedi et s'attarde à

faire l'éloge de son hôtesse : «

La santé de la maîtresse des lieux est excellente, son appétit pareil à celui de

Louis le Grand, son autorité semblable à celle de Bonaparte et sa voix redoutable comme celle du maréchal

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