Partie autographe du duc : «
Monsgr de Doné je trouve fort estrange que nous ne vous estes mis dans mon chasteau de
Mesières comme je vous l’avois dict à mon partement car vous scaves qu’il importe pour mon service et nostre conservation
particulière partant vous ne faudres incontinent vous mettre dedans et de mieux soulager mes subjects que vous n’aves faict
jusques icy. Vostre bon amy François de Bourbon
»
Fils de Louis de Bourbon-Vendôme, duc de Montpensier et de sa première épouse Jacqueline de Longwy, François de Bourbon
épouse en 1566 Renée d'Anjou, marquise de Mézières et comtesse de Saint-Fargeau, qui n'a alors que 16 ans.
Durant toute sa vie, ce prince de sang de la maison de Bourbon accumule de nombreux titres dont celui de dauphin d'Auvergne.
Jusqu'à la mort de son père en 1582, on ne le mentionne que sous ce titre de « prince dauphin ». À l'âge de quarante ans, il devient
lui-même duc de Montpensier. François fut également le 16e prince souverain de Dombes, duc de Châtellerault, vicomte de Brosse,
baron de Beaujolais, etc.
Pendant les guerres de religion, le prince dauphin se voit confier la responsabilité de plusieurs gouvernements : d'abord dans le
centre de la France (Anjou, Touraine, Maine, Orléans, etc.), puis celui du Dauphiné (1567) et enfin celui de Normandie (1588).
Durant les campagnes militaires, il combat, avec son père, les protestants. Après la prise de Saint-Jean-d'Angély, en 1569, il est
chargé de les combattre en Saintonge, mais échoue. En 1574, il est nommé gouverneur général du Languedoc et du Dauphiné,
provinces qui se trouvent alors entre les mains des protestants.
Il est naturellement de la cour du roi Henri III dont il devient un soutien fidèle. Bien que zélé catholique, il refuse catégoriquement
d'entrer dans la Sainte Ligue chapeautée par la famille de Guise. Au lendemain de la mort d’Henri III, il se rallia à Henri IV. En
1591, il participe au siège de Rouen et meurt l'année suivante. Il est inhumé à la sainte chapelle Saint-Louis à Champigny-sur-
Veude.
Joint
: L.A.S. d’Émérance-Jacqueline Le Louchier, épouse de Jean-François de Maupassant, noble
orléanais et commissaire ordonnateur des guerres, 29 thermidor an VII (16 août 1799), adresse, 2 pages
in-8 – Acte notarié passé en la prévôté de Gien, sur parchemin, daté de 1292, contrat d’échange et de
vente de terres entre la comtesse de Bar et de Torcy, et la famille de Bailli.
100-150
176
[
Duché de Lorraine - Stainville
]
Nicolas François de LORRAINE
(1609-1670), cardinal, puis duc
de Lorraine.
L.S., Paris, 10 juin 1661, 1 page in-fol. Adresse «
A nos chers et bien amés les eschevins, procureur sindicq et
habitans de nostre bourg de Stainville
». Ordre pour faire exempter Claude Bordat, domestique logé au
château de Stainville (Meuse). Cachet à sec aux armoiries du duché de Lorraine.
Fils de François II duc de Lorraine et de Christine de Salm, Nicolas François avait été d'abord destiné à une carrière ecclésiastique,
évêque de Toul puis cardinal en 1626. La Lorraine envahie par les troupes françaises de Richelieu, son frère Charles IV dut
abdiquer en sa faveur en janvier 1634. Il fut relevé de ses vœux et épousa en mars sa cousine Claude de Lorraine, fille d'Henri II,
dont il eut 5 enfants. Son frère prisonnier des Espagnols en 1654, Nicolas-François se rallia à la France et s'illustra à la bataille des
Dunes en juin 1658, victoire qui permit la restitution des duchés en 1661. Il meurt en 1670.
Joint
: + de 30 pièces manuscrites et imprimées, du XVIIe au XIXe siècle. Actes divers : notariés,
administratifs, judiciaires, etc. Dont «
Procès-verbal de ce qui s’est passé au lit de justice tenue par le roi à Versailles,
13 avril 1771
», 47 pages in-4 ; «
Procès-verbal de ce qui s’est passé au lit de justice tenue par le roi à Versailles, 12
novembre 1774
», 31 pages in-4 ; «
Extrait du procès-verbal de la séance tenue en la chambre des comptes par Monsieur,
frère du roi, 19 mars 1776
», 22 pages in-4.
30-60
177
[XVIIe siècle - Mazarin]
Jules
MAZARIN
(1602-1661) cardinal et homme d'État.
L.A.S., Bazas 20 juin 1660, à Marie de VENEL, au Louvre ; 1 page et demie in-4, adresse.
À LA GOUVERNANTE DE SES NIÈCES. Il a reçu toutes ses lettres et celles de ses nièces : "
jay été
bien ayse dapprendre quelles se portent bien et que vous ayez recouvert vostre santé, laquelle je ne doute pas qui ne soit bien
souvent alteree par les peines que vous vous donnes et que je tacheray de reconnoistre en touttes les rencontres ou il sagira de
vostre service et de lavantagge de vostre famille. Je vous feray scavoir assez a temps tout ce que mes niesses auront a faire, je
ne leur fais pas response et particult a Marie parce que je suis accable daffaires et je ne me porte pas bien, mais vous les
asseureres touttes de mon affection et dires a Marie que je songe a elle et que a mon arrivée elle scaura mes sentiments pour
ce qui la resgarde "… En terminant, il promet de voir ce qu'il pourra faire " touchant la personne de police qu'on me
recommande
"…
1500-2000
178
[XVIIe siècle - Mancini]
Hortense
MANCINI
, duchesse de MAZARIN (1646-1699) nièce favorite
de Mazarin, elle épousa le duc de La Meilleraye à qui Mazarin donna son titre et ses biens ; séparée de
son mari, elle mena une vie galante et vagabonde, et fut l'amie de Saint-Évremond.




