justice soit rendue. Les relations entre les deux souverains se sont réchauffées après le retour à la cour de
la reine de Navarre, Marguerite de Valois, à Paris en avril 1582.
«
Monseigneur,
Ayant entendu par le P[rocureur] de Sey que bien congnoissez la charge que par votre commandement il entreprit il y a
quelque temps pour la veriffication & recherches des usurpations, abbuz et malversations faites et commises tant en votre
dommaine que des pilleurs et exactions qui ont esté faites par vos officiers tant autres bauls à ferme, fiefs, ventes de bois et
aultres revenuz du dommaine que des concussions et exactions faictes sur votre pauvre peuple par vos officiers & ministres
de justice et qu’il offre faire semblable poursuite en terres de l’appanage de monsieur votre frère, ayant advisé qu’il pourroit
faire le semblable en mes duchez de Vendomois, Beaumont le Vicomte & autres mes terres qui ont proches des duché
d’Anjou & comté du Maine & du Perche, ou j’ay esté encore plus mal servy que votre majesté n’a esté et monsieur votre
frère, dont je ressentz le dommage et perte qui est grand ainsy que je suis adverty et ay grandement à me plaindre j’ay
accordé avec led[it] procureur de Sey, pour la recherche et poursuite de ses malefices qui m’a promis et asseuré y employer ses
[…] honneurs & biens et conduire les juges & commissaires qui par votre majesté seront depputez desquelz pour mon
regard soulz votre bon plaisir j’avaye faict élection entre aultres du president Le Creys pour avoir commencé à besongner à
cest affaire en aucuns desdites terres, qui me faict vous supplier très humblement monseigneur voulloir commander toutes les
provisions à ce requises & nécessaires en estre expédier aud[it] P[rocureur] de Sey & que oultre les commoditez que j’espère
en recepvoir qui seront toujours employez pour votre service je loue de la reussite une saincte et bonne justice pour correction
et chastiement de telz mauvais et inicques officiers comme je croy que telle est la volonté & intention de votre majesté,
laquelle le pry dieu voulloir
Monseigneur recevez longuement et heureusement en votre parfaite santé
À Nérac le XIIe novembre 1582
Votre très humble très obeissant et
très fidele sugest et servyteur
Henry
»
2 000-3 000
172
[Allemagne]
Abbaye
de WEISSENAU
. 25 pièces, dont 23 sur vélin, 1251-1542 et 1793 ; formats
divers, plusieurs avec sceau cire pendant sur queue ou cordelette ; en allemand ou latin.
BEL ENSEMBLE de documents relatifs à ce monastère de prémontrés près de RAVENSBURG
(Haute-Souabe). Chartes, lettres de nomination et d'élection d'abbés, donations, transactions et
arrangements, etc. On relève notamment une charte du landgraf de Lirchtenberg (1390) ; une pièce avec
la griffé de Charles-Quint pour la nomination de l'abbé Simon Schwartz (Ratisbonne 1532) ; lettre
d'appellation et de privilège pour plusieurs couvents (1532) ; etc.
On
joint
un document notarié signé par le protonotaire apostolique François Caspar Oexle, le frère
Berthold Wartha, archiviste, le frère Bernard Boll, docteur en théologie et professeur de droit
ecclésiastique et l'abbé Charles (1793, papier avec sceaux cire rouge).
500-700
173
[
XVIe siècle – Littérature – Maison du roi
] Pierre de Bourdeille, dit
BRANTÔME
(vers 1540-1614),
abbé commendataire de Brantôme et écrivain.
P.S.
sur vélin oblong, par Pierre
de Bourdeille
, datée de décembre 1583. Cachet à sec aux armes.
Quittance délivrée par Brantôme au trésorier général de la maison du roi, pour le paiement de ses gages
en tant que gentilhomme ordinaire de la chambre du roi Henri III.
«
Je Pierre de Bourdeille, sieur de Brantosme, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, confesse avoir reçu comptant de
M. Nicolas Morin, conseiller dudit sire, et trésorier général de sa maison, la somme de deux cent écus sols… A moi
ordonnée pour mes gages à cause de mon dit état de gentilhomme ordinaire de la chambre durant la présente année, de
laquelle somme de deux cent écus je me tiens content, et de la quelle j’ai tenu et tiens quitte ledit Morin trésorier susdit ; en
tesmoing de quoy j’ai signé la présente de ma main et sur icelle fait apposer le cachet de mes armes, le 28
e
jour de décembre
1583
»
Né à Bourdeilles en Périgord sous François Ier à une date incertaine, Brantôme meurt sous Louis XIII, le 15 juillet 1614, à plus de
soixante-dix ans. Troisième fils d’Anne de Vivonne et du baron François de Bourdeille, sa première vie est celle d’un cadet de vieille
famille qui passe une partie de son enfance à la cour de Marguerite de Navarre, la sœur de François Ier, où sa grand-mère Louise
de Daillon de Lude est dame d’honneur.




