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l’égalité de l’âme humaine, et, par conséquent, l’assimilation, sinon l’identité complète des droits civiques. Tant que la prospérité a
duré, tant que la République a été debout, les femmes oubliées par nous, se sont oubliées elles-mêmes ; elles se sont bornées à rayonner
comme la lumière, à échauffer les esprits, à attendrir les cœurs, à éveiller les enthousiasmes, à montrer à tous le bon, le juste, le grand
et le vrai. […] Elles qui pouvaient être l’âme de la cité, elles ont été simplement l’âme de la famille. À l’heure de l’adversité, elles ont
cessé d’être modestes ; à l’heure de l’adversité elles nous ont dit : Nous ne savons pas si nous avons droit à votre puissance, à votre
liberté, à votre grandeur, mais ce que nous savons, c’est que nous avons droit à votre misère. Partager vos souffrances, vos accablements,
vos dénûments, vos sacrifices, vos exils, votre abandon si vous êtes sans asile, votre faim si vous êtes sans pain, c’est là pour nous le
droit de la femme, et nous le réclamons. – Ô mes frères ! et les voilà qui nous suivent dans le combat, qui nous accompagnent dans la
proscription, et qui nous devancent dans le tombeau ! »
223.
Victor HUGO
.
La Légende des Siècles. Première série. Histoire – Les Petites Épopées. Tome I
(Paris, Michel Lévy frères. –
Hetzel et Cie, 1859) ; in-8 de [
ii
] +
xVii
+272 p. (débroché, rousseurs, sans les couvertures).
400/450
p
RemièRe
édition
fRançaise
, second tirage [Talvart et Place, 57
B
]. Collé à la page de dédicace
À la France
, un feuillet de papier pelure
porte l’envoi autographe : « À M. Eugène Pelletan / un ami / Victor Hugo ».
o
n
joint
70-71. Nouvelles Feuilles de route. De la forteresse de Breslau aux allées de Tourny
, avec envoi a.s. de Paul
d
éRoulède
, 1907.
224. [
Victor HUGO
].
Juliette DROUET
(1806-1883).
p
ièCe
autographe, février 1838 ; 2 pages in-4.
500/600
C
omptes
.
Dépense générale du mois de février 1838
, récapitulatif
des frais du mois : nourriture et vin, éclairage, chauffage, entretien
de la maison, dettes et mont-de-piété, gages, « toilette entretien et
parfumerie », blanchissage, « faux frais, argent de poche », « maladies
et bains », dépense commune, charbon… se montant à un total de
328 livres, 10 sols, 3 liards, soit 329 francs avec les 9 sous restant
en caisse.
Recette générale du mois de février 1838
, tenue presque
quotidiennement, dont « argent gagné par mon Toto », « argent de la
bourse de mon adoré », « argent gagné par mon bien aimé », etc., et de
l’argent rendu par M.
p
RadieR
, soit 329 francs, et 2 sous en « déficit
à mon désavantage ».
225. [
Victor HUGO
].
Juliette DROUET
(1806-1883). L.A.S. « Juliette », mercredi matin 29 mai [1844 ?], à
V
iCtoR
H
ugo
;
4 pages in-8.
1 500/2 000
B
elle
lettRe
amouReuse
. Elle est honteuse de si bien dormir, « surtout quand je pense que tu ne dors pas toi et que tu travailles jour
et nuit comme un pauvre chéri. J’ai honte de ma paresse et de mon inutilité et je m’en veux sérieusement. Je voudrais te voir, mon cher
petit bien-aimé, pour te voir, pour savoir comment tu vas et pour te caresser de toute mon âme. Tâche de venir si tu sors de bonne heure
et je serai bien heureuse. Le temps continue d’être bien froid et bien humide il faut faire très attention à toi. Tu sais avec quelle facilité
tu t’enrhumes et ton petit Toto aussi. Il faut vous surveiller tous les deux. À ta place, mon amour, j’aurais fait ajourner les leçons de
polka pour Toto parce que c’est une danse assez
violente
; qu’il aura chaud et qu’en sortant il peut attrapper un refroidissement »… Elle
craint une fluxion de poitrine, et elle termine : « Je vous aime mes chers petits, je vous adore mes chers enfants et en défendant votre
santé c’est ma vie que je défends. Baisez-moi bien vite et aimez-moi je vous l’ordonne »…
Ancienne collection du Dr C.
(21 février 2013, n° 85).
226.
Adèle
f
oucHer
, Madame Victor HUGO
(1803-1868)
et Victor HUGO
(1802-1885). L.A. par les deux, [1862], à
leuR
fils
C
HaRles
H
ugo
; 5 pages et demie in-8 (dont une demi-page de la main de Victor Hugo).
1 000/1 200
l
ongue
lettRe
de
Conseils
pouR
l
’
adaptation
tHéâtRale
des
m
iséRaBles
paR
C
HaRles
H
ugo
et
p
aul
m
euRiCe
. [
La pièce sera créée au
théâtre des Galeries Saint-Hubert à Bruxelles en 1863.]




