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97

Littérature

[

Henrik Ibsen et le mouvement ouvrier norvégien

, 1914], étude sur les rapports entretenus par Ibsen avec l’action ouvrière

norvégienne, dans les années 1850-1851, de ses études à Kristiana à sa nomination à la direction artistique du Norske Theater de Bergen

(115 p.).

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nteRView

dont La Chesnais a rédigé les questions et les réponses, en 1931, à l’occasion de la publication des traductions des œuvres

complètes d’Ibsen chez Plon. Le récit de ses premières rencontres avec l’auteur l’amène à évoquer la façon dont il a pu recueillir certaines

de ses confidences : « Il pouvait fournir quantité de renseignements, éprouver une réelle satisfaction à les donner, même sachant qu’ils

seraient ensuite communiqués au public, mais jamais il ne se serait laissé aller à de véritables confidences ni sur des faits, ni sur ses

sentiments intimes. Il était méfiant, – méfiant de lui-même aussi, et constamment sur ses gardes. [...] Il ressentait parfois un besoin de

s’épancher, et le désir, qu’il a plusieurs fois manifesté plus tard, d’écrire des mémoires et de les publier de son vivant même, pour faire

comprendre au public l’enchaînement de ses œuvres, n’a été que la déformation de ce besoin, à une époque où le public était devenu

pour lui le seul confident possible. […] c’est le contraste entre ce naïf besoin d’épanchement, et cette méfiance ou cette pudeur morale

qui l’empêchait de s’extérioriser, qui donne un aspect tragique et mystérieux à la vie intérieure d’Ibsen »... La Chesnais revient également

sur sa découverte de l’œuvre d’Ibsen et sur les raisons qui l’ont amené à travailler sur lui, après la lecture d’une traduction allemande de

La Dame de la Mer

en 1889, puis d’autres pièces ; il s’est alors lancé dans une traduction « très mauvaise » de

La Comédie de l’Amour

:

« j’avais pris goût au travail de traduction », et il continua, jusqu’à assurer la traduction des œuvres complètes ; il assura la rubrique des

Lettres scandinaves au

Mercure de France

, pour faire connaître en France les littératures norvégienne et danoise... Johan

B

ojeR

, dont il

traduisit également certaines œuvres, est à son tour longuement évoqué... (11 p.).

Henrik Ibsen et l’Allemagne

(ou

Du Scandinavisme à l’Idée Européenne

ou

Henrik Ibsen l’Européen

), essai « conçu avant la guerre

hitlérienne », pour étudier les idées d’Ibsen et leur évolution sur le « problème des races et des nationalités », et son attitude envers

l’Allemagne et les Prussiens... (93 p.).

Les articles d’Andhrimner

, essai d’attribution

. « On sait qu’en 1851, Henrik Ibsen, Paul Rotten-Hansen et Aasmund Olafsen Vinje

ont publié une revue hebdomadaire, qui parut d’abord sans titre, et fut appelée

Manden

, puis porta, pendant le troisième et dernier

trimestre, le nom d’

Andrhimner

, sous lequel on a pris l’habitude de la désigner. Les trois rédacteurs n’avaient pas de collaborateurs et

ne signaient pas leurs articles »... La Chesnais étudie longuement les participations de chacun des trois camarades, et l’histoire de cette

revue éphémère… (25 p.).

231. [

Henrik IBSEN

]. Plus de 200 lettres ou pièces, la plupart L.A.S., fin XIX

e

-XX

e

siècle ; en français et en norvégien.

200/300

Archives de Pierre Georget

l

a

C

Hesnais

(1865-1948), traducteur d’Ibsen et Bojer, sur ses

relations avec la

n

oRVège

. Près de 100 longues et intéressantes lettres de La Chesnais en

voyage, à ses proches (1895, et 1918-1938), racontant ses voyages et ses rencontres avec la

famille Ibsen, avec des écrivains et diverses personnalités norvégiennes, etc. Amusants

dessins

originaux à la plume : caricatures de Bjornson, Garsborg, Ibsen, Kjelland. Correspondance

à lui adressée par des éditeurs, diplomates, traducteurs, professeurs : Gaston Calmann-Lévy

(dont une destinée à Johan Bojer), P.P. Arvesen, K. Foss, C. Hambro, Jean Lescoffier (sur

l’Association franco-norvégienne et la littérature nordique), etc. Passeport, menu de banquet

signé par les convives, coupures de presse...

232.

Eugène IONESCO

(1912-1994).

m

anusCRit

autographe signé et L.A.S., [1959] ; 15 pages et quart et 2 pages petit in-4,

sur des feuillets de bloc et de copies perforées bleues.

1 500/2 000

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mpoRtant

texte

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et

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d

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gaRde

, en conclusion aux

Entretiens d’Helsinki

sur les tendances du théâtre

d’avant-garde organisés par l’Institut international du théâtre à Helsinki en juin 1959, et dont Ionesco avait prononcé le discours

d’inauguration. Le manuscrit présente de nombreuses ratures et corrections et additions ; il est paginé 1 à 8, 10, 10 bis et 11, puis 12 bis

et ter, et enfin 1 à 3 (plus une lettre à Jean Darcante sur la mise au point du texte, qui explique ces discontinuités).

Ionesco aimerait pouvoir répondre à tous les problèmes soulevés, mais il n’est pas « l’enfant Jésus qui enseignait la vérité aux docteurs

du temple […] On se demande si la nouvelle avant-garde n’est pas bourgeoise ? […] J’ose penser et déclarer que nous avons perdu le

sens d’une communauté humaine profonde. Elle existe, pourtant, cette identité universelle, que je tente de retrouver, comme je peux,

[...] je la retrouve cette communauté universelle dans ma propre solitude qui théoriquement est niée, mais qui est celle de trop de gens

dans le monde. » On lui reproche d’être désespéré : « est-ce ma faute si l’humanité est désespérante. Et je préfère un désespoir lucide,

aux optimismes béats ou de commande. Car la manifestation de ce désespoir est une critique, une protestation, un témoignage. Nous

vivons dans le monde de Kafka. On nous reproche d’écrire un théâtre de l’absurde. Mais c’est un absurde que nous constatons et que

nous dénonçons »… Les hommes, comme tous les êtres, s’entretuent : « Mais là l’absurde se complique. Car les hommes s’entretuent

sous le couvert des croyances souvent nobles qui masquent une sorte d’instinct homicide, d’une haine fondamentale de l’homme pour

l’homme ; on a toujours de bonnes raisons de haïr et de tuer : pour la religion, pour la nation, pour sa classe, pour la race, pour le

bonheur »... À propos de

B

ReCHt

(ce passage a été biffé) : « sa tendresse pour le tueur et le couteau qu’il chante dans

L’Opéra de 4 sous

,

exprime un certain goût anarchiste du meurtre que plus tard il régularise [...] Je suis naïf peut-être, mais je suis contre toutes les peines

capitales »… Il essaie de définir le « bourgeois » : « Pour moi, c’est le conformiste, l’homme des idées reçues de toutes les sociétés et de tous

les points cardinaux. Et si on ne doit pas tuer le bourgeois, on peut combattre l’esprit de la sclérose bourgeoise. [...] Les révolutionnaires

n’étaient-ils pas des petits bourgeois ? À tel point qu’il semble qu’une partie de l’histoire pourrait s’expliquer par la lutte des derniers

… / …