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226. LAGERLÖF
(Selma). Lettre signée, en français, aux éditions Stock. Falun [Suède], 19 janvier 1939, le cachet de la
poste étant daté du 18 janvier. 1/2 p. in-folio, fente marginale ; enveloppe.
150 / 200
«
J’ai l’honneur de vous avertir que j’ai aujourd’hui reçu votre chèque de 1000 frcs, à valoir sur mes droits d’auteur
po
[u]
r “
Mon Journal d’enfant
”...
»
Première femme prix Nobel, la romancière suédoise Selma Lagerlöf
laissa une œuvre abondante composée de
récits, notamment
Le Merveilleux voyage de Nils Holgersson
(
1906
-
1907
), et des textes autobiographiques dont
Mon
Journal d’enfant
(
1932
).
« Le temps emportera ce siècle sur ses ailes... »
227. LAMARTINE
(Alphonse de). Poème et 3 lettres autographes signés.
400 / 500
– Poème autographe signé.
Mars
1832
. Passage de sa « Lettre de M. Alphonse de Lamartine à M. Casimir
Delavigne », paru sous ce titre en plaquette en
1824
: «
Mais c’est assez parler de nos vaines querelles ! / Le temps
emportera ce siècle sur ses ailes...
» (
10
vers sur une p. in-
12
oblong un peu froissée).
– Lettre autographe signée à Marie d’Agoult.
Monceaux,
29
novembre
1845
: «
Il y a une Providence pour les
esprits ; car au moment où on m’apportait votre lettre, je lisais votre article... Le nom de Daniel Stern
[pseudonyme
littéraire de Marie d’Agoult]
m’avait attiré l’œil comme une luciole sur des feuilles sèches. J’y avais trouvé mes
pensées, mes pressentiments, et, mieux que cela, les connaissances des lieux, des mœurs et des hommes que je n’avais
pas. En un mot l’histoire d’une idée car les idées ont aussi des histoires. On ne les comprend bien qu’en les suivant de
leur berceau à leur âge mûr. Hélas, nous ne sommes encore qu’à l’adolescence, ou plutôt
le tems ressemble à ces
hommes d’un âge verd quoique mûr, comme moi par exemple, qui ont déjà les frissons de l’hyver et ses premières
neiges sur la tête et qui ont encore le soleil du printemps dans le cœur.
Mais je ne veux pas discourir avec vous sur
quatre doigts de papiers de matières si sublimes. J’attendrai quelques soirées pluvieuses et métaphysiques de Paris...
».
– Lettre autographe signée à un prince français. Milly [Saône-et-Loire],
14
octobre
1849
: «
... Je crois que Votre
acceptation de fait du titre de membre de l’Assemblée nationale d’un État étranger vous a complètement et
authentiquement dénationalisé pour le moment et qu’en conséquence dans toute tentative actuelle pour revendiquer
votre nationalité réelle le droit serait contre vous...
»
– Lettre autographe signée à un poète. Saint-Point,
23
juillet
1852
:
«
J’ai reçu, lu et admiré vos beaux vers, Monsieur.
Ils m’ont rappelé ceux que j’essayais d’adresser moi-même sur le même sujet en 1825 à Lord Byron notre maître.
Il
ne m’a pas répondu ici-bas, parce qu’on ne répond pas sur la terre à des questions de cette gravité. Dieu s’est réservé
la solution des problèmes afin que cette vie fût une recherche perpétuelle conduisant à lui seul pour avoir raison de
tout. Mais c’est assez pour nous que de l’interroger en si beau langage...
»
228. LEWIS
(Sinclair). Lettre signée. Londres, 6 février 1931. 1 p. in-folio, une marge un peu effrangée.
150 / 200
«
I am... very sorry that I am not coming to Paris. That is, however, only a pleasure deferred until my next journey to
Europe. Regarding the next book, as all my publishing arrangements have been in the hands of Mr Harcourt in
New York, I do not myself know exactly what they are as regards France. In any case there is no haste about this
matter, as I shall not have another book completed for a couple of years, which gives us plenty of time to discuss the
book...
»
Traduction : « Je suis vraiment désolé de ne pas venir à Paris. Cela n’est, cependant, qu’un plaisir remis à mon prochain
voyage en Europe. En ce qui concerne le prochain livre, comme tous mes arrangements éditoriaux étaient gérés par
M. Harcourt à New York, je ne sais pas moi-même exactement ce qu’ils sont en ce qui concerne la France. En tous les
cas, il n’y a pas d’urgence en la matière, comme je n’aurai pas d’autre livre achevé avant deux ans, ce qui nous donne
beaucoup de temps pour discuter du livre... »
Premier prix Nobel de littérature américain, le romancier Sinclair Lewis
produisit une œuvre qui marqua par
son regard critique sur la classe moyenne de son pays. Ses œuvres
Main street
(
1920
) et surtout
Babbitt
(
1922
) lui
acquirent la célébrité, tandis que son utopie
It Can’t Happen Here
(
1936
), dépeignant les États-Unis transformés en
dictature, traitait pour la première fois un thème appelé à connaître une grande fortune dans la littérature des États-
Unis.




