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1
ère
Vente aux Enchères
– Genève,
27
novembre
2018
Charles
MAURRAS
– Six lettres autographes signée adressées à son amie Louise de Saint Pons à Philippeville
(actuelle Skikda)
.
Dont deux lettres écrites en détention :
L’une de la
prison de la Santé
(décembre 1936).
L’autre de la
Maison Centrale de Clairvaux
:
« 19 déc. Clairvaux »
[1948]. 6 pp. in-4 sur papier quadrillé portant la
mention de son
« n° d’écrou 8321 »
: « …
Ici, c’est un quartier politique du couvent de Saint Bernard, nous sommes quatre
prisonniers, l’ancien député Xavier Vallate…l’Amiral Estera qui commandait à Tunis en 1942 … l’amiral de Laborde…qui
a de fréquentes visites de l’amirale, aixoise ou plutôt née à Cabriès – et votre vieil ami respectueux pour vous servir. »
Joint
: Une photo et une carte postale signée le représentant ainsi qu’un article imprimé de la
Revue de Paris
:
Le
Chameau rêvé
avec deux corrections autographes. Une carte postale de sa maison de campagne à Martigues.
€ 200 - 300
87
Gérard de
NERVAL
– Lettre autographe signée
« Gérard
de Nerval »
adressée
à Arsène Houssaye
. S.l.,
« Ce 4
octobre 1852 ».
1 page in-8, adresse autographe sur le
second feuillet
« Monsieur Arsène Houssaye. Directeur de
la Comédie française ».
Missive relative au paiement d’une somme d’argent
« Je vous prie de payer, au besoin, à M. Porcher la somme
de cent cinquante francs que je lui dois, soit sur ce qui doit
me revenir de la traduction de Misanthropie et repentir soit
sur ma rédaction de L’Artiste… »
La pièce de Kotzebue,
Misanthropie et repentir
, dans sa
traduction de Gérard de Nerval, fut représentée pour la
première fois à laComédie française le28 juillet 1855, après
la mort de Nerval. Les sommes à verser ici provenaient de
La Bohême galante
paraissant dans
L’Artiste.
Arsène Housset
, dit Houssaye, administra la Comédie
française de 1849 à 1856, à partir de 1842, il dirigea
L’Artiste, Journal de la littérature et des beaux-arts
. La
collaboration de Gérard de Nerval à
L’Artiste
inaugurée le
8 mars 1840, fut régulière jusqu’en 1848 puis discontinue
entre 1849 et 1855.
Référence :
Œuvres complètes
. Pléiade. t.III. p.793.
€ 2’000 - 3’000
88
Anna de
NOAILLES
– Pièce autographe signée.
S.l.n.d., extrait du poème
Je croyais être…
tiré du
recueil
Les Forces éternelles
(1920). 1 page in-8 obl.
Pourquoi soir mol et spongieux
D’où coule un parfum de vanille
Blessez vous dans mon cœur serré
Qui soudain s’entrouvre et vacille,
Cette éternelle jeune fille
Qui ne peut cesser d’espérer ?
Joint
: Sa carte de visite avec quelques lignes d’une
autre main.
€ 100 - 150
89
Anna de
NOAILLES
– Lettre autographe signée
adressée à
« Cher Comte »
[Robert deMontesquiou].
S.l.n.d. 4 pp. in-12.
Lettre de remerciements et d’admiration éperdue
« Je suis très fière et je vous remercie de la bonté que
vous avez eue de m’adresser les admirables Perles
Mortes, où, dans chacune éclate le prodigieux, ce
don unique de la somptuosité, de la blancheur
ardente, et des mystérieux échos. La merveilleuse
liquidité des vers fait penser à des nacres
fondantes, à de l’eau brodée... Si interrogé que soit
ce poème par un esprit enchanté et curieux, il refait
éternellement son brouillard…»
€ 100 - 150
90




