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Mazarin et les trésors de la bibliothèque Mazarine, avec Christian Peligry, Conservateur général et directeur.

La bibliothèque Mazarine est la plus ancienne bibliothèque publique dont l’activité se poursuit dans les mêmes locaux. Elle a été créée à partir des 30.000 volumes réunis personnellement par le cardinal Mazarin (1602-1661), principal ministre de la minorité de Louis XIV.
Elle fut enrichie sous la direction du médecin érudit Gabriel Naudé (1600-1653), auteur d’un « Avis pour dresser une bibliothèque » paru en 1627. Au XVII ème siècle, on la considérait comme la plus importante bibliothèque privée d’Europe avec près de 40.000 volumes.

Beatus Rhenanus et la Bibliothèque Humaniste de Sélestat en Alsace : « unique et irremplaçable ». La chronique Sites et Monuments de Robert Werner, correspondant de l’Académie des beaux-arts

  • La Bibliothèque Humaniste, celle du savant Beatus Rhenanus, est officiellement inscrite par l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture, au registre de  » Mémoire du monde « .
  • Robert Werner dresse ici le portrait de Beatus Rhenanus, figure maîtresse de l’humanisme rhénan, et rappelle le rayonnement culturel de la ville de Sélestat, carrefour européen. Située au coeur de la vieille ville, cette bibliothèque est l’une des seules en Europe dont l’ensemble du fonds n’a jamais été dispersé. Dans son courrier à l’ancienne ville de la Décapole, l’ONU souligne  » l’intérêt universel, ainsi que le cararactère unique et irremplaçable  » de cette collection riche de 1686 précieux documents, 450 manuscrits reliés, 550 incunables et 260 lettres manuscrites. Cette bibliothèque invite à un voyage au cœur de l’histoire du livre du VIIe au XVIè siècle et témoigne de l’importance de la ville de Sélestat (Bas-Rhin) à l’époque du grand mouvement intellectuel que fut l’humanisme rhénan.

Le manuscrit franciscain retrouvé, coulisses d’une enquête… par Xavier Mauduit

HISTOIRE D’UN MANUSCRIT RETROUVE

Quel est cet étrange manuscrit de petite taille, celle d’un livre de poche, récemment acheté par la Bibliothèque nationale de France ? Qui l’a écrit, d’où vient-il, que contient-il ? C’est l’occasion d’une formidable enquête actuelle et médiévale. Il est certain que ce manuscrit n’est pas le second tome de la Poétique d’Aristote, le livre que cherche frère Guillaume de Baskerville, un moine franciscain, dans « Le Nom de la rose », le roman d’Umberto Eco. Pour son enquête, frère Guillaume n’est accompagné que de son disciple, le jeune Adso. Là, c’est tout une équipe de chercheurs et de chercheuses mobilisée : historiens, historiennes, experts en paléographie, en physique, chimie, biologie et bien sûr théologie. Il y a sans doute moins de crimes et de tension sexuelle à la Bibliothèque nationale que dans « Le Nom de la rose » (quoique…). Dans les deux cas, l’enquête est palpitante, riche de suspens et de rebondissements. Xavier Mauduit

Minuscule livre de poche (12 x 8 cm), le manuscrit mis en vente en 2014 par une galerie parisienne, fruste, usé, dépenaillé et à peine déchiffrable, a pourtant suscité un extraordinaire engouement international et d’intenses investigations scientifiques. Ce libricino qu’un frère itinérant, disciple de François d’Assise, glissait dans sa besace voici huit cents ans fut, en quelques mois, acquis par la Bibliothèque nationale de France, numérisé et MIS EN LIGNE SUR GALLICA pour être offert à l’expertise internationale.

La restauration spectaculaire des « Heures de Boussu » a été menée entièrement par les équipes de la BnF.

Les Heures de Boussu sont l’un des plus beaux manuscrits enluminés de la Bibliothèque de l’Arsenal. Ce livre de prières au décor somptueux, dont les coloris vifs et francs étonnent le lecteur d’aujourd’hui, a fait l’objet d’un important chantier de restauration au cours de l’année 2020. Celui-ci  a permis de le doter d’une reliure nouvelle, mieux adaptée, qui protègera le livre pour les siècles à venir. Pour retrouver toutes les étapes de la restauration en détails : https://www.bnf.fr/fr/restaurer-les-luxueuses-heures-de-boussu

Bibliothèque Bodléienne d’Oxford. Rassemble plus de 12 millions de livres imprimés et permet un accès électronique à plus de 80 000 revues scientifiques.

Sur ses différents sites, la bibliothèque Bodléienne rassemble plus de 12 millions de livres imprimés et permet un accès électronique à plus de 80 000 revues scientifiques. Elle conserve aussi des collections importantes de documents anciens : manuscrits, papyrus, cartes ou dessins. C’est la deuxième plus importante bibliothèque du Royaume-Uni, après la British Library.

La bibliothèque Bodléienne possède plus de 500 incunables imprimés en Europe avant 1501. Il s’agit de la plus grande collection au monde d’incunables d’origines occidentales dans une bibliothèque universitaire.

Pindare, l’un des poètes les plus admirés de son temps (Ve siècle avant notre ère), fut vénéré pendant toute l’Antiquité. Par la suite, son œuvre a connu des fortunes diverses : une grande partie a disparu (on n’en a retrouvé que des fragments), mais ses poèmes célébrant des vainqueurs aux jeux des sanctuaires de la Grèce (les « épinicies ») n’ont cessé d’être recopiés, confirmant l’estime dont ils jouissaient. Idole des poètes de la Pléiade au XVIe siècle

quelquefois raillé au XVIIe siècle et jusque chez Voltaire, Pindare est admiré par Hölderlin, Valéry, Saint-John Perse… Sa poésie se présente sous la forme de cantates dansées ou accompagnées de danses. Elle est réputée pour sa difficulté, une difficulté qui tient notamment à sa tonalité portée vers le sublime (« l’homme est le rêve d’une ombre »…). Ce livre est un recueil d’études publiées sur plus de quarante ans, car jamais Pindare n’a quitté les intérêts d’André Hurst, professeur et ancien recteur de l’Université de Genève. Elles sont accompagnées d’un préambule et de quatre indices. L’auteur s’est attaché à mettre en lumière des démarches de « fabrication » des épinicies pindariques, voire de rechercher des stratégies qui les sous-tendent. Une tentative de pénétrer dans l’« atelier » de Pindare.