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Le manuscrit franciscain retrouvé, coulisses d’une enquête… par Xavier Mauduit

Quel est cet étrange manuscrit de petite taille, celle d’un livre de poche, récemment acheté par la Bibliothèque nationale de France ? Qui l’a écrit, d’où vient-il, que contient-il ? C’est l’occasion d’une formidable enquête actuelle et médiévale. Il est certain que ce manuscrit n’est pas le second tome de la Poétique d’Aristote, le livre que cherche frère Guillaume de Baskerville, un moine franciscain, dans « Le Nom de la rose », le roman d’Umberto Eco. Pour son enquête, frère Guillaume n’est accompagné que de son disciple, le jeune Adso. Là, c’est tout une équipe de chercheurs et de chercheuses mobilisée : historiens, historiennes, experts en paléographie, en physique, chimie, biologie et bien sûr théologie. Il y a sans doute moins de crimes et de tension sexuelle à la Bibliothèque nationale que dans « Le Nom de la rose » (quoique…). Dans les deux cas, l’enquête est palpitante, riche de suspens et de rebondissements. Xavier Mauduit

Minuscule livre de poche (12 x 8 cm), le manuscrit mis en vente en 2014 par une galerie parisienne, fruste, usé, dépenaillé et à peine déchiffrable, a pourtant suscité un extraordinaire engouement international et d’intenses investigations scientifiques. Ce libricino qu’un frère itinérant, disciple de François d’Assise, glissait dans sa besace voici huit cents ans fut, en quelques mois, acquis par la Bibliothèque nationale de France, numérisé et mis en ligne sur Gallica pour être offert à l’expertise internationale.

La restauration spectaculaire des « Heures de Boussu » a été menée entièrement par les équipes de la BnF.

Les Heures de Boussu sont l’un des plus beaux manuscrits enluminés de la Bibliothèque de l’Arsenal. Ce livre de prières au décor somptueux, dont les coloris vifs et francs étonnent le lecteur d’aujourd’hui, a fait l’objet d’un important chantier de restauration au cours de l’année 2020. Celui-ci  a permis de le doter d’une reliure nouvelle, mieux adaptée, qui protègera le livre pour les siècles à venir. Pour retrouver toutes les étapes de la restauration en détails : https://www.bnf.fr/fr/restaurer-les-luxueuses-heures-de-boussu

BnF – Conférence par Emmanuelle Chapron, Aix-Marseille Université. Ecole pratique des hautes-études. Le « grand tour » des bibliothèques dans l’Italie du XVIIIe siècle. La visite de bibliothèques fait encore partie au XVIIIe siècle des étapes obligées du Grand Tour d’Italie.

La pratique est orientée par les guides de voyage qui désignent un petit nombre d’incontournables, ainsi que par les bibliothécaires qui mettent en place des procédures pour canaliser ce public un peu particulier. Les notations des voyageurs témoignent de la manière dont les réalités italiennes viennent bousculer, ou au contraire conforter, tout un imaginaire de la bibliothèque. Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, la pratique évolue : la visite est parfois remise en cause comme inutile, victime du discrédit de la culture livresque. Mais un certain nombre de voyageurs éclairés redéfinissent l’exercice en cherchant dans les bibliothèques un lieu d’utilité publique.

Baykul Baris Yilmaz, marbreur de papier. Découvrez en vidéo le métier de marbreur de papier. Baris Baykul Yilmaz répond à nos questions et nous en dit plus sur ce savoir-faire ancestral et le métier d’artisan.


Portrait d’artisan : Baykul Baris Yilmaz, marbreur de papier. La marbrure de papier n’est pas un art répandu. En effet, ils sont seulement 3 marbreurs de papier en France. Un savoir-faire originaire de Turquie qui consiste à créer ou reproduire des papiers marbrés anciens servant à la restauration de reliures. Le marbreur de papier projette des gouttes de peinture dans une cuve d’eau épaissie par une gomme hydrosoluble pour fixer/faire flotter les couleurs. Il peut ainsi travailler les couleurs à l’aide de pinceaux, peignes et pointes pour créer des motifs uniques. Des motifs qui sont ensuite immortalisés sur une feuille de papier déposée dans la cuve.  

BnF : Les 200 ans de la Société des bibliophiles françois. Pour l’amour du livre, être bibliophile aujourd’hui…

Le bicentenaire de la Société des bibliophiles françois, quelques-uns de ses membres reviennent sur son histoire, son activité éditoriale et ses collections contemporaines. Olivier Bosc, Directeur de la bibliothèque de l’Arsenal, reçoit Gabriel de Broglie, Hubert Lebaudy et Anne-Marie Springer, membres de la Société des bibliophiles françois. Pour l’amour du livre.