L’info du Bibliophile


Mazarin et les trésors de la bibliothèque Mazarine, avec Christian Peligry, Conservateur général et directeur.

La bibliothèque Mazarine est la plus ancienne bibliothèque publique dont l’activité se poursuit dans les mêmes locaux. Elle a été créée à partir des 30.000 volumes réunis personnellement par le cardinal Mazarin (1602-1661), principal ministre de la minorité de Louis XIV.
Elle fut enrichie sous la direction du médecin érudit Gabriel Naudé (1600-1653), auteur d’un « Avis pour dresser une bibliothèque » paru en 1627. Au XVII ème siècle, on la considérait comme la plus importante bibliothèque privée d’Europe avec près de 40.000 volumes.

Les grands noms de la typographie » | Nicolas Ducimetière

Une conférence de Nicolas Ducimetière, vice-directeur de la Fondation Martin Bodmer, dans le cadre des journées « Écritures du monde » organisée en partenariat avec l’ECAL (École cantonale d’art de Lausanne).

Enregistrée le 27 février 2022

BnF – Conférence par Emmanuelle Chapron, Aix-Marseille Université. Ecole pratique des hautes-études. Le « grand tour » des bibliothèques dans l’Italie du XVIIIe siècle. La visite de bibliothèques fait encore partie au XVIIIe siècle des étapes obligées du Grand Tour d’Italie.

La pratique est orientée par les guides de voyage qui désignent un petit nombre d’incontournables, ainsi que par les bibliothécaires qui mettent en place des procédures pour canaliser ce public un peu particulier. Les notations des voyageurs témoignent de la manière dont les réalités italiennes viennent bousculer, ou au contraire conforter, tout un imaginaire de la bibliothèque. Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, la pratique évolue : la visite est parfois remise en cause comme inutile, victime du discrédit de la culture livresque. Mais un certain nombre de voyageurs éclairés redéfinissent l’exercice en cherchant dans les bibliothèques un lieu d’utilité publique.

Bibliothèque du Monte Cassino. Fabuleuse bibliothèque de plus de 100 000 livres, dont les plus anciens datent du VI siècle « un commentaire des épîtres de Saint Paul » l’Archiviste Dom Mariano en est le gardien.

Missels, codex, miniatures, mappemondes, portulans, 1 200 manuscrits, 14 000 parchemins, enluminures et incunables… la bibliothèque et la plus vieille du continent puisque son installation date de Benoit de Nursie (480-547) Saint Benoît, qui souhaite que chaque Abbaye soit aussi un puits de science doté d’un scriptorium pour les copistes. Ainsi, à côté des textes sacrés, les moines ont copié les trésors du classicisme, faisant de ce lieu une immense archive du savoir.  Parmi les joyaux, une pièce unique : l’original des « Placiti cassinesi« , réalisée en 960 à Capoue première trace de l’italien vernaculaire contemporain « Dante lui-même s’en est inspiré pour sa Divine Comédie« .

[Pour info lors de l’invasion napoléonienne, les soldats de Murat ont brûlé des centaines d’ouvrages pour se chauffer au bivouacs !!! La bêtise humaine n’a pas de limites].

Le manuscrit franciscain retrouvé, coulisses d’une enquête… par Xavier Mauduit

HISTOIRE D’UN MANUSCRIT RETROUVE

Quel est cet étrange manuscrit de petite taille, celle d’un livre de poche, récemment acheté par la Bibliothèque nationale de France ? Qui l’a écrit, d’où vient-il, que contient-il ? C’est l’occasion d’une formidable enquête actuelle et médiévale. Il est certain que ce manuscrit n’est pas le second tome de la Poétique d’Aristote, le livre que cherche frère Guillaume de Baskerville, un moine franciscain, dans « Le Nom de la rose », le roman d’Umberto Eco. Pour son enquête, frère Guillaume n’est accompagné que de son disciple, le jeune Adso. Là, c’est tout une équipe de chercheurs et de chercheuses mobilisée : historiens, historiennes, experts en paléographie, en physique, chimie, biologie et bien sûr théologie. Il y a sans doute moins de crimes et de tension sexuelle à la Bibliothèque nationale que dans « Le Nom de la rose » (quoique…). Dans les deux cas, l’enquête est palpitante, riche de suspens et de rebondissements. Xavier Mauduit

Minuscule livre de poche (12 x 8 cm), le manuscrit mis en vente en 2014 par une galerie parisienne, fruste, usé, dépenaillé et à peine déchiffrable, a pourtant suscité un extraordinaire engouement international et d’intenses investigations scientifiques. Ce libricino qu’un frère itinérant, disciple de François d’Assise, glissait dans sa besace voici huit cents ans fut, en quelques mois, acquis par la Bibliothèque nationale de France, numérisé et MIS EN LIGNE SUR GALLICA pour être offert à l’expertise internationale.