Lot n° 299

Guerre De 1870. Lettre-Journal de Paris. Gazette des absents. Nos 4 (1er novembre 1870), 13 (3 décembre), 21 (31 décembre) et 22 (3 janvier 1871) ; in-8. 4 livraisons sur les 40 parues ; les parties adresse et correspondance n’existent pas. On...

Estimation : 100 / 150
Adjudication : 160 €
Description
peut toutefois lire cette mention dans la marge supérieure du n° 22 : « Pas le temps de vous écrire & ne veux pas vous priver de votre journal, en manquant le départ de ce soir »... Cette livraison insérée dans une lettre a probablement voyagé à bord du ballon Newton qui prit son départ le 4 janvier 1871 à 4 heures du matin à la gare d’Orléans. Il transportait 300 kilos de courrier répartis en 6 sacs. Au verso du supplément du n° 14 se trouve la fin, très intéressante, d’une lettre : « Paris tiendra bon, mais tout est limité et je crains bien qu’à part le bombardement qui me semble impossible Paris n’en passe par la capitulation pour cause de famine, comme Strasbourg & Metz. Nous avons des vivres, pour longtemps encore, je le sais d’autant plus précisément que je suis réquisitionné à la Boulangerie, mais il est bien embêtant de sentir toujours cette nuée de gredins sur le sol français. Rien d’intéressant à vous dire. Il paraît qu’on désarme Belleville aujourd’hui, pourquoi je n’en sais rien. En tout cas c’est une bonne mesure, ces brouillons la perdraient tous, jusqu’à la république ». [Du 22 octobre 1870 au 22 février 1871, l’éditeur Damase Jouaust fit paraître une gazette de 4 p. (double feuillet) de petit format et de faible poids (4 gr.), offrant ainsi aux Parisiens assiégés la possibilité de donner de leurs nouvelles à leurs amis et parents de province, tout en transmettant diverses informations officielles. À côté de la formule courante comprenant une page pour la correspondance, il n’y a ici qu’un seul feuillet livrant le texte du journal, qui pouvait être joint à une lettre normale ; pour en réduire le poids, l’expéditeur de ces 4 livraisons a découpé la marge le plus près possible du texte imprimé. On joint les suppléments des nos 4 et 14.
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