Lot n° 302

Sir Benjamin Hallowell (1760-1834) amiral anglais. L.A.S., 9 Great George Street [Londres] 12 avril 1815, à My Lord [probablement Lord Melville, Premier Lord de l’Amirauté] ; 3 pages in-4 ; en anglais. Très intéressante lettre sur l’évasion...

Estimation : 600 / 800
Adjudication : Invendu
Description
de Napoléon de l’île d’Elbe. Hallowell a toujours été d’avis que toute la Marine de Grande-Bretagne n’aurait pu empêcher Bonaparte de s’évader. Vu la proximité du Continent, il aurait pu choisir un moment favorable, où le vent et le temps lui étaient propices, la nuit, pour s’enfuir à Piombino en bateau, et tant que le traité était en vigueur, ils n’avaient pas le droit de faire un blocus des ports. Si le colonel Campbell avait été à Porto Ferrajo au moment de l’embarquement des troupes, ou avait eu quelque information que ce soit de pareil projet, la Partridge, et le navire à Gênes, auraient pu être placés de manière à les intercepter... Hallowell, s’il avait trouvé Bonaparte dans une situation suspecte, soit près de la côte d’Italie à un moment de trouble sur le Continent, soit se dirigeant vers la France ou Gênes, s’en serait emparé et l’aurait détenu à bord de la Malta, en attendant des instructions du gouvernement de S.M., et il l’a bien fait savoir à l’amiral Penrose, lorsque ce dernier l’a remplacé dans son commandement. Mais tant que Bonaparte limitait ses excursions en mer aux ports d’Elbe et à l’île de Planosa, il était protégé par le traité, et selon le ministre de S.M. à Palerme, Lord Castlereagh avait admis sa prise de position de Planosa... Du reste, Bonaparte avait des facilités pour communiquer avec toute la Méditerranée, grâce à sa cornette et aux vaisseaux naviguant sous son drapeau. La première est allée à Gênes, Marseille et Naples, à diverses époques, et Hallowell suppose que toutes ses communications politiques furent remises à des officiers de confiance, pour éviter le risque d’interception. Ses communications avec Murat étaient constantes, et Hallowell a toujours considéré que tout acte de ce dernier a été dirigé par Bonaparte ; même en ce moment, où il professe sa dévotion aux Alliés dans leurs préparatifs contre la France, Murat obéit sans doute aux ordres de Bonaparte...
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