Lot n° 308

Indes. Manuscrit, [1848 ?] ; cahier in-fol. cousu de 29 pages (plus ff. blancs). Récit de voyage aux Indes, puis en Malaisie, en 1848, d’un capitaine [Rodolphe Monfort ?] de navire marchand chargé d’une cargaison de sel. Le texte se présente...

Estimation : 400 / 500
Adjudication : 450 €
Description
comme le fragment d’une relation plus importante, en s’ouvrant par des points de suspension : « ...Quand les hautes tours du royaume de Fez, se furent perdues dans les éternelles brumes du littoral africain, nous navigâmes plusieurs jours, poussés par des brises molles & très variables »... Le 27 janvier 1848, il descend à Diamond Harbour (près Calcutta) : observations sur les « naturels » du pays, les pagodes en boue ; anecdote sur le douanier, « Bonapartiste enragé »... On suit le narrateur à Fultah, village de prostituées agressives, et à bord d’un « bohiah » à Chandernagor, puis à Chinsurah et à Hougly, où il assiste à un grand bal et visite une fabrique d’indigo. Calcutta est l’objet d’une description détaillée : appréciation de ses monuments, son ambiance, ses curiosités, ses habitants... Ironie sur les Anglais qui maltraitent les Indiens : il y a « de grandes misères à soulager et une immense population à civiliser »... Il est question de la flore et la faune, et de coutumes indiennes, dont celle de brûler les cadavres (trop souvent imparfaitement), et de les jeter dans le Gange... Il quitte le golfe du Bengale pour Penang (détroit de Malacca), où il espère vendre le reliquat de son chargement : la relation pittoresque se termine par le portrait d’une demoiselle anglaise qui souffre d’un chagrin d’amour, et son père, général retraité de la Compagnie à Madras...
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