Lot n° 24

MEIGRET (Louis).{CR}Le Tretté de la grammere francoeze.{CR}[Suivi de] :{CR}La Reponse de Louis Meigret à l’apolojie de Jaqes Pelletier.{CR}Defenses de Louis Meigret touchant son Orthographe Françoeze, contre les censures e calõnies de Glaumalis...

Estimation : 10000 / 12 000 
Adjudication : 63 000 €
Description
du Vezelet, e de ses adherans.{CR}Paris : Chrétien Wechel, 1550. — 3 ouvrages en un volume in-4, 144 ff. ; 10 ff. ; (18 ff.). Vélin souple à recouvrement, dos lisse, restes de liens de cuir (reliure de l’époque).{CR}Exemplaire dans un remarquable état de conservation malgré le fait que le vélin soit inévitablement sali et tâché par endroits. Manque la seconde garde blanche.
{CR}Brunet, III, 1578. - Charles-Louis Livet, La Grammaire française et les grammairiens du XVIe siècle, 1859.{CR}ÉDITION ORIGINALE EXTRÊMEMENT RARE DE LA PREMIÈRE GRANDE GRAMMAIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE RÉDIGÉE EN FRANÇAIS, « recherchée à cause de sa singularité » (Brunet).{CR}Louis Meigret (vers 1510-1558) était un grammairien lyonnais et un réformateur de la langue française. Charles-Louis Livet, dans son livre La Grammaire française et les grammairiens du XVIe siècle, 1859, disait de lui qu’il était « le père de la grammaire française » et non Dubois ou Henri Estienne, car selon lui « il fallait un homme de cette vigueur, pour poser, avec autant de bonheur, sous une forme souvent définitive, les principes qu’il a mis en circulation » (p. 76). Il était le premier à penser qu’il fallait offrir à l’usage populaire des traités composés en français et mettre ainsi « la science au service du vulgaire » (Livet). C’est dans ce dessein qu’il publia en 1545 un traité d’orthographe intitulé Traité touchant le commun usage de l’Escriture françoise. S’ensuivit une traduction du Menteur de Lucien en 1548, dans une orthographe particulière, presque illisible, s’accordant avec les préceptes développés dans son premier traité, puis deux ans plus tard il fit paraître cette grammaire française, là aussi composée dans cette orthographe réformée de son invention.{CR}L’ouvrage est divisé en 11 parties : l’abondance en voix de la langue françoise (voyelles, consonnes, syllabes, diction, langage, articles) - les noms - les pronoms - les verbes - la préposition - les adverbes - les conjonctions - l’intersection - les accents ou tons des syllabes et les dictions - les poins d’amiracion, d’interrogation et l’apostrophe - les poins de soupir, de semipoze, le point final et la parenthèse. Dans la partie consacrée aux verbes, il donne la conjugaison des verbes avoir, être, aimer, voir, lire et bâtir.{CR}Ces théories nouvelles suscitèrent très vite des critiques et des controverses, notamment de la part du poète, mathématicien et grammairien Jacques Peletier (1517-1583) et du poète et polémiste Guillaume des Autels (1529-158.) qui écrivit sous le pseudonyme de Glaumalis de Vezelet. Meigret répondit à ces critiques par trois opuscules dont deux figurent dans le présent exemplaire, respectivement intitulés La Reponse de Louis Meigret à l’apolojie de Jaqes Pelletier et Defenses de Louis Meigret touchant son Orthographe Françoeze, contre les censures e calõnies de Glaumalis du Vezelet, e de ses adherans. Le troisième, intitulé Réponse à la désespérée réplique de Glaomalis de Vezelet parut en 1551, ce qui explique qu’on ne le trouve pas dans cet exemplaire dont la reliure est strictement contemporaine de la première mise en vente du livre.{CR}Exemplaire dans un remarquable état de conservation malgré le fait que le vélin soit inévitablement sali et tâché par endroits. Manque la seconde garde blanche.{CR}On trouve plusieurs notes sur les gardes dont une en français du XVIe siècle qui indique que l’exemplaire a appartenu à Pierre Bertrand de Chatronnières : « A Pierre Bertr. de Chatronnières, a ses amis, & a(utres) ? larrons. Bert. de Chatronières ».{CR}Aucun exemplaire ne semble être passé en vente depuis des décennies.
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