Lot n° 58

Marcel Gromaire. 1892-1971. Artiste peintre.

Estimation : 700/800
Description
5 L.A.S. 1927-1928. 6 pp. in-4, 2 pp. in-8 avec adresses. 23 juillet : Il a passé ses vacances à bouquiner et à flâner, mais rapportera « tout de même » deux « 40 » ; il compte rentrer à Paris à la fin de la semaine, envisageant de le consulter comme dentiste. (…) Que devient le monde arts ? je reçois de temps en temps une vague coupure du Lynx qui est comme un petit écho affaibli du tumulte parisien. Rien ne vaut une bonne pipe en regardant filer les nuages (…). 1er octobre : il est étonné qu’il n’ait pas reçu sa lettre du mois d’août ; il fait part de ses vacances en Bretagne où il s’est blessé, laissant de côté le tennis ! (…) J’ai travaillé plus que je ne comptais le faire. Je voulais me reposer, mais le démon intérieur ne me laisse pas de trêve, et je rapporte onze toiles de dix, surtout des sujets maritimes. Evidemment ces petites toiles sont moins pénibles à échafauder que des grandes, mais j’en ai ma ration quand même, et en ce moment je me paie huit jours de nonchalance, avec dessins seulement de temps en temps. (…). 21 juillet 1928 : évoquant son magnifique été en Normandie et à Deauville ; (…) le matin c’est un enchantement du haut de notre colline de voir la baie parée de rose ; en ce moment les régates emplissent la haute mer de longues voiles blanches triangulaires ; c’est beau, d’une vie aisée ; j’ai vu Deauville les 14 et 15 eh bien ça ne manque pas d’allure ; surtout de magnifiques bêtes - féminines - de race. (…) Mon collègue Foujita en maillot de bain soie bleu pâle et petite culotte soie blanche était, mon Dieu, à croquer (…) . Gromaire peint des aquarelles à défaut de châssis pour tendre ses toiles ; Je prends mon bain quotidien en compagnie de Foufout qui est brun comme une noix de coco. Moi j’ai la gueule genre langouste. Tennis aussi quotidien (…). Pas très brillant mais on travaille (…). 21 septembre : l’invitant à passer dans son atelier ; (…) Vous verrez mes toiles dans d’assez mauvaises conditions (…) mais vous avez l’habitude (…).
Partager