Lot n° 59

Marcel Gromaire. 1892-1971. Artiste peintre.

Estimation : 1 000/1 500
Description
9 L.A.S., 4 C.A.S. au docteur Girardin et à Mme Girardin. 1929- 1932. 13 pp. in-4, 4 cartes postales in-12 ; joint une lettre de Madame Gromaire à propos des ennuis de santé de son mari et de son opération d’appendicite (2 pp. in-8). 1929-1930 : à propos de la santé de son père et ses soucis ; il a commencé deux toiles et dessine d’après nature, heureux de se laisser aller au charme des splendides feuillages (…). Envoyant ses vœux, évoquant ses séjours en Hollande, à St-Jean de Luz, etc. ; il se désintoxique non sans peine de l’atmosphère parisienne, qui, ces derniers mois, était particulièrement nocive (…). Août 1931 : (…) Je travaille comme un nègre. Le démon de la peinture est revenu. Ma collection d’aquarelles augmente. Pierre Matisse les a trouvées bien, il est venu nous surprendre à l’improviste avant de partir à la mer pour un mois ; il est père d’une petite fille depuis 3 semaines ; il reviendra le 15 septembre pour repartir le 25 en Amérique (…). Matisse lui a demandé de lui faire signe au retour de Girardin pour choisir des aquarelles. A part cela je ne sais rien de nouveau. Je m’efforce de pénétrer chaque jour davantage le secret de la peinture (…). Juillet 1932 : après son opération d’appendicite : il est heureux d’avoir un soutien moral, inquiet pour sa santé et pour ses finances qui souffre à cause de la crise ; (…) J’ai des projets qui m’inspirent confiance et que j’espère pouvoir mener à bien. J’ai une mission à remplir en peinture qui est de donner de l’art une image permanente et humaine, hors des essais de laboratoire (…) Mais la vie matérielle m’inquiète et je redoute de ne pouvoir trouver l’hiver prochain ce que j’ai eu la chance de trouver au cours de cette année. Votre appui matériel me fait évidemment cruellement défaut, mais devant ce que vous me dites je suis bien obligé de m’incliner, en ne pouvant accuser que l’époque (…).
Partager