Lot n° 688

Correspondance aut.s. avec l'éditeur belge Jacques Antoine, janvier 1973-septembre 1990. Très nombreux ff. in-4, cartes ou cartes postales, pour la plupart datés, qqs envel. cons. 

Estimation : 200 / 300
Adjudication : Invendu
Description
Gaston Compère (1924-2008) fut poète, compositeur, romancier, nouvelliste et dramaturge; il reçut le prix Jean-Ray en 1975 pour "La femme de Putiphar", le prix Rossel en 1978 pour "Portrait d'un roi dépossédé" et obtint en 1988 le grand prix international d'expression française décerné par la Fédération internationale des écrivains de langue française pour l'ensemble de son oeuvre. Il publia 4 ouvr. à l'enseigne de Jacques Antoine ("Récits de la caverne", 1976, "Derrière l'oeil", 1980, "Dieu dans le trou", 1986 et "L'art de parler en public pour ne rien dire", 1987) ainsi qu'une préface à "Bruges-la-morte" de Rodenbach (1977); par la suite, il publia encore plus. ouvr. sous l'enseigne des "Eperonniers", successeur de J. Antoine. Abondante et amicale corresp., évoluant assez rapidement de "Cher Monsieur" à "Mon cher Jacques" et du vouvoiement au tutoiement. La rencontre avec J. Antoine en 1973 semble correspondre pour l'écrivain à un renouveau de son inspiration qui ne se démentira plus par la suite et dont il lui est reconnaissant; de plus, les 2 hommes sont liés par le lien de la franc-maçonnerie à laquelle Compère participe activement et qu'il évoque souvent. Au fil des années et discrètement, la corresp., assez régulière et parfois illustrée de qqs dessins, évoque les éditions supra ainsi que d'autres livres publiés en France, des émissions radiophoniques et des mises en scènes en Belgique, des collaborations à "Pan", des rencontres, l'état de santé des 2 hommes (Compère qui ne prendra sa retraite d'enseignant qu'en 1986 se dit souvent au bord de l'épuisement nerveux et il s'inquiète de la santé de son ami, souvent mal portant), l'état de santé de sa femme Lucie, des rencontres souhaitées mais souvent reportées, etc. A noter, le 31/8/1976, une déclaration : "Je vivrai toujours en marge, et je tiens à vivre de la sorte jusqu'à ma mort. Spectateur avant tout, du moins pour le public. Inutile de te dire que cette position n'a été choisie que pour souffrir le moins possible".
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