Lot n° 692

Fragments autographes +/- discontinus, s.d., 69 ff. dont 1 dactyl. avec corrections aut., formats divers.  

Estimation : 300 / 500
Adjudication : 240 €
Description
Fragments généralement non identifiés, non paginés, comportant de nombreux passages barrés ou soigneusement caviardés. On repère un ensemble relativement cohérent de 35 ff., papier quadrillé, titré "XXXe Journaliers (déchets)", les autres ensembles non titrés. Il s'agit souvent de brouillons ou réécritures de passages +/- polémiques ou libres (les "truffes" de Jouhandeau) à replacer dans son l'oeuvre. On sait que M. Jouhandeau entretint entre 1969 et 1978 une importante corresp. avec l'éditeur belge Jacques Antoine, cf. The Romantic Agony, cat. 17, 15-16/3/2002, n. 117. Qqs extraits : "Quand au fort de l'agonie, Elise promenait sur moi l'angoisse de son regard, j'y lisais comme en gros caractères son dépit de me laisser vivant et possesseur de ses biens dans une trop large mesure à son gré". "Les anomalies sexuelles que nous nous donnons sont sans importance auprès de celles que la nature nous impose". "Parce que je n'avais pas renoncé à l'homosexualité qui m'était naturelle, qui représentait le fond même de ma nature propre, aux yeux d'Elise, je n'avais plus droit à rien (...)". "Après midi avec Pierre, le catcheur, qui m'a donné une photographie de son corps nu jusqu'à la ceinture et vu de dos (...) On ne saurait être plus gentil, plus courtois que lui dans l'exercice de l'amour et sérieux comme un pape quand il officie". "Dans quelques circonstances, heureuses ou malheureuses que l'on connaisse, on n'a affaire au premier chef qu'à Dieu".
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