Lot n° 781

8 cartes ou lettres aut.s. et un fragment dactyl. à Noël Ruet, Anvers, 1917-1923. Formats et étendues div., 4 envel. cons. dont 1 ornée d'un bois pour le Conservatoire de la Tradition populaire, tiré en brun. 

Estimation : 200 / 300
Adjudication : 260 €
Description
Corresp. amicale avec le poète belge N. Ruet (1898-1965), âgé de 19 ans au moment de la 1ère missive. "J'ai toujours aimé les jeunes, parce que pour nous les vieux, notre journée est faite, et que c'est sur eux que je compte, les jeunes, pour continuer glorieusement le mouvement littéraire que j'ai vu naître en notre pays". Il lira son manuscrit avec un vif intérêt mais après la fin de la guerre car il manque de liberté d'esprit. Quant à ses livres, il ne possède qu'un ex. sur japon de chacun et ne peut donc s'en séparer. Il lui conseille d'essayer Van Oest, Deman ou Lacomblez à Bruxelles. Il lui envoie un court compte-rendu dactyl. élogieux de "Ceux qui reviennent" de Marie Gevers, le félicite pour le 1er numéro de "Prisme", le remercie pour l'article qu'il a consacré à "Sous les tentes de l'exode". En juillet 1923, il fait le bilan des livres parus en 1922 et 1923, annonce les "Sept Notre-Dame des plus beaux métiers" et précise "J'ai 5 livres de 250 pages de prêts, que je donnerai l'année prochaine". En sept. 1923, il est gravement malade, a des problèmes de vue, se plaint de la solitude mais reste philosophe : "je sais que je n'ai physiquement plus rien à attendre de bon de la vie; il vaut mieux s'en aller". 
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