Lot n° 75

Marie-Anne DUBOCCAGE (1710-1802) femme de lettres et poétesse. 2 L.A.S., 1763 et s.d. ; 3 pages in-4 et 1 page oblong in-8.

Estimation : 400 / 500
Adjudication : 700 €
Description
Paris 27 janvier 1763, [à Pierre-Jean Grosley à Troyes]. Elle le remercie de ses cadeaux, et s’étonne, alors que sa patrie devrait lui ériger une statue, que « votre hôtel de ville vous avoit fait des dificultez sur les bustes de vos grands hommes dont vous l’avez orné. Nul n’est profète en son pais [...] vous scavez que la czarine [Catherine II] avoit fait demander d’Alembert (qu’on ne prendroit pas pour l’éducation des enfants de France) pour élever son fils, l’instabilité de la place la lui avoit fait refuser ». Elle fait la chronique de la vie parisienne : Mme de Mailly au bal du Roi, le discours de réception à l’Académie de l’abbé de Voisenon, très applaudi, ainsi que la lecture par Watelet de sa traduction du Tasse. « La comedie de Colet au françois est fort suivie, le nouveau Polixène de Dauvergne à l’opera ne l’est guere. La comedie italienne est toujours en vogue. Goldoni ici depuis 3 mois, n’a encore rien donné ». Elle reçoit ses épreuves du recueil de ses œuvres qui s’imprime à Lyon : «  mes descriptions ébauchées seront finies par vos crayons et je les lirai avec le même empressement que j’ai eu pour vos Ephemerides »... Au « savant citoyen » Duchosal : elle s’enquiert « de la santé de M. de Pougens et du 3e volume de mes ouvrages » et craint qu’il ne soit déchiré ou perdu... On joint la copie manuscrite d’époque de vers de Mme Duboccage à Mme de Graffigny, avec la réponse de cette dernière.
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