Lot n° 161

Marie Alexandre Thomas, de Saint-Georges dit (1795-1870), membre de la Commission exécutive de 1848.

Estimation : 200/300 €
Adjudication : Invendu
Description
Lettre autographe, adressée à un ami René, 31 Mai 1869, 2 ½ p., in-8, sur papier à son chiffre frappé en relief. « Que veux-tu, mon cher René, les hommes se succèdent mais ils ne changent pas, ce qui se voit aujourd’hui se verra demain. Il ne faut ni s’en étonner, ni surtout s’en décourager. Comme nous tous excellent père tachait de faire le bien sans se demander si ceux qu’il devrait-lui en…gré et s’il n’en éprouvera que quelques unes des injustices qui nous atteignent. C’est qu’il a vécu mains longtemps que nous. Oui mon ami, continuons d’avoir foi en la sainteté de notre cause, tous est lu et je ne me demanderais pas de qui viendra son triomphe, de ceux qui nous ayant au cœur plus de passions que de sagesse. L’exil est un mauvais conseiller et il a cela de déplorable. Que tous eu faisans souffrir mortellement celui qu’il frappe. Jusqu’à un certain point il altère encore sans moral en lui chauffant l’esprit de vengeance et ce n’est pas avec un tel esprit que l’on fait de la bonne politique. Enfin voilà-les impatients si l’œuvre nous verrons ce dont-ils sont capables. J’espère encore d’ailleurs que Trive et Thiers ne resteront pas sur le carreau et qu’il y aura une halte dans la folie et la honte. Je ne te parle pas de moi mon ami, je crois que je pourrais servir encore utilement ; c’était toute mon ambition de mourir à mon poste et j’aurais regardé cela comme une récompense et une sorte de compensation aux sacrifices que j’ai fait. Lorsque j’étais plus jeune, le suffrage universel en a décidé autrement ; je vais donc retrouver ma vie privée et ressaisir ma profession, je ferais comme le lièvre et reviendrai me lancer pour y mourir sur l’oreiller qui m’ai doucement bercé mes belles années ; heureux ou quelques jours les proclamations de la patrie enfin retrouvée vienne surprendre ma retraite et si je puis dire avec Mithridate. Et mon dernier regard a vu fuir …venir, jeune ange qui jusqu’ici le jour a su éviter les agitations du …et leurs déceptions. Puisse passer en temps de divergence puisque tu as pût et sû y échapper jusqu’à ce jour… J’espère que tu trouves de plus en plus la joie dans ton intérieur à mesure que ton excellente compagne revient d’une…parfaite. Dis-lui que nous l’aimons ici de tous notre cœur, pour elle-même d’autant et pour le bonheur qu’elle te donne. Adieu tu vient et bien affectueux, comme si le dirais si ces grand patrie toi qui me fessaient un reproche de n’être plus assez jeune « regardez un visage, puis vous y verrez des rides, mais regardez un cœur vous n’en trouverez pas. »
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