Lot n° 334

Byron George Gordon Lord (1788-1824).

Estimation : 150/200 €
Adjudication : Invendu
Description
Fragment autographe de 4 lignes collé sur une page d’album, texte en anglais. On y joint un fac-similé d’une lettre de Byron, écrite à Venise, le 27 avril 1819, 2 ½ p., in-folio, texte en anglais, et une traduction manuscrite en français de cette lettre. « Given to me, by Miss Emma Gage, who asked, and recived it from Captain J. Mechwin, expressly for this collection”. « Monsieur, Dans divers numéros de votre journal j’ai vu mentionner un ouvrage intitulé « le Vampire » avec l’addition de mon nom comme (étant) celui de l’auteur. Je ne suis pas l’auteur, et jamais (je) n’ai entendu parler de l’œuvre en question jusqu’à aujourd’hui. Dans un numéro plus récent, je remarque une annonce formelle du « Vampire » avec l’addition d’une description de ma « résidence dans l’île de Mitylène » une Ile ou j’ai eu l’occasion d’aborder dans le cours de mer voyages à travers le Levant il y a quelques années. Certes je n’aurais aucun éloignement à y rester, mais je n’y ai jamais encore résisté. Aucune de ces productions n’est mienne et je pense qu’il n’est ni injuste ni malséant de vous prier de me faire la faveur de démentir l’annonce à laquelle je fais allusion. Si le livre est bon il serait mal de priver le véritable auteur, quel qu’il soit, de ses honneurs ; et s’il est mauvais, je ne désire avoir l’ennui d’aucune responsabilité autre que le mienne. Vous excuserez le mal que je vous donne, l’imputation n’est pas de grandes importance, et aussi longtemps qu’elle en demeurait aux conjectures et (aux) oui dire, je l’aurais reçue comme j’en ai reçu bien d’autres, en silence. Mais la formalité d’une annonce publique d’un livre que je n’ai jamais écrit, et d’une résidence ou je n’ai jamais habité, est un peu trop, particulièrement parce que je n’ai aucune notion du contenu de l’un et des particularités de l’autre. J’ai en outre une aversion personnelle pour les « vampires » et le peu que je les connaisse ne m’y engagerait en aucune façon à divulguer leurs secrets. Vous m’avez fait un bien moindre sort avec vos articles sur « ma dévotion » et mon abandon du monde pour l’amour de la religion », qui ont paru dans votre messager pendant le dernier Carême ; toutes choses qui ne sont pas fondées sur un fait. Mais vous voyez que je ne les convertis pas parce que ils sont simplement personnels tandis que les autres dans une certaine mesure concernant le lecteur. Vous m’obligerez en accédant à ma demande de démenti. Je vous assure que je ne connais rien de l’ouvrage ou des ouvrages en question, et ai l’honneur d’être (comme les corrects fanatiques de revues disent) « Votre constant lecteur » et très Obéissant humble serviteur. »
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