Lot n° 545

Proudhon Pierre Joseph (1809-1865).

Estimation : 150/200 €
Adjudication : Invendu
Description
L.A.S. « P J Proudhon », adressée à M. Javel, Besançon, 21 février 1842, 2 p., in-8. « M. et ancien bourgeois, Voici la petite collection que vous m’avez fait l’honneur de me demander : elles se composent des pièces suivantes : Qu’est ce que la propriété - Lettre à M. Blanqui - Avertissement aux propriétaires - de futilité du Dimanche, etc - Explication présenté au ministre public. Si vous avez le courage de lire tout ce fatras, je vous tiens pour intrépide et robuste liseur : Mais j’ose me flatter aussi si que vous en aurez pour votre argent. D’autres vous feront payer double et triple l’ennui qu’ils vous causeront. Je reçois ce matin votre Echo du jour, et je vous remercie de l’intention bienveillante qui vous a inspiré vos réflexions sur le franc-comtois qui m’apprend encore des choses à mes dépens. Comme il a refusé contre toute justice d’insérer la lettre, j’ai résolu de ne rien répondre à la diatribe de gens qui ne savent pas s’exécuter de bonne grâce. Ils savent aujourd’hui ce que je pense d’eux, je l’ai exprimé et répété à la cours d’assise ; et cela leur reste comme brûlures. Je trouve pourtant que vous vous dépêchez un peu trop d’accepter les réflexions. Du même franc-comtois sur le même tôme et le danger de mes publications : cela n’est pas de la gouverne jurassique, c’est de l’étourderie javélielle. A peine connaissez vous mon premier mémoire, vous ne savez rien des autres ; peut-être n’êtes-vous pas au courant des études économiques ; Et vous acceptez uniquement tout fait et émanent des particuliers les plus incompétents du monde sur une question aussi délicate et si profonde que la propriété. Songez que ceux-là, ils peuvent entendre qui faille s’élever à trois ou quatre degrés d’abstractions et s’il vous faut des autorités, que les plus habiles économistes, administrateur et Juridictions Alta, commencent à avouer dans l’intimité quelques-uns même dans… Et des livres, la plus grande partie de mes conclusions. Il n’y a que la terreur et l’obscurité de l’avenir qui les arrête sur la pente des conséquences. Prenez, je vous prie, mon cher et ancien maître, la gamme prit des observations qui précédent. Comme nous aurons le plaisir de nous revoir, vous ne me retrouverez j’espère aucunement changer, mais toujours colère, obstiné, intrépide, et plus rieur que jamais des bêtises humaines. Aujourd’hui, je suis réprouvé par l’Académie et la magistrature ; le pouvoir recommande de sévir entre ma personne et mes écrits : Eh bien ! Dans quatre ou cinq ans, j’organiserais publiquement avec autorisation du ministre et peut-être approbation du trésor, les mêmes choses que je soutiens seul envers toutes et tous. Savez que ceci est le plus grand de mes paradoxes ; mais s’il se réalise ; parler avec plus de respect de l’égalité absolu. Je vous salue avec mes considérations et amitiés ».
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