Lot n° 299

BALZAC (Honoré de). Splendeurs et Misères des Courtisanes. Esther. Paris, L. de Potter, 1845.

Estimation : 2 500/3 000 € /
Adjudication : 2 500 €
Description
3 volumes in-8, demi-veau blond avec coins, dos lisse orné de doubles filets dorés, tête dorée, en partie non rogné (Reliure moderne).
Édition en grande partie originale.
Le début de la première partie avait déjà été imprimé en 1838, sous le titre La Torpille (le texte commence aussi par « En 1824 »), à la suite de La Femme supérieure.
Cette édition comporte en fait les deux premières parties de Splendeurs et Misères des Courtisanes. La troisième partie fut publiée dans le tome XII de l’édition Furne de la Comédie humaine en 1846, et la quatrième en 1848 sous le titre La Dernière incarnation de Vautrin, l’édition intégrale définitive ne voyant le jour qu’en 1869.
UN DES DEUX SEULS EXEMPLAIRES CONNUS A CE JOUR D’UN ETAT NON DECRIT DANS LA BIBLIOGRAPHIE BALZACIENNE. L’autre, incomplet, se trouve à la Public Library de New York.
Dans notre exemplaire, dont la composition est par ailleurs identique aux autres exemplaires de l’édition originale, le texte du premier chapitre est complètement modifié. Alors que DANS LA VERSION UNIVERSELLEMENT DECRITE, le texte commence par : En 1824, au dernier bal de l’Opéra, plusieurs masques furent frappés de la beauté d’un jeune homme qui se promenait dans la salle..., on lit ici : Depuis 1830, les bals publics de Paris au carnaval sont devenus une création, comme celle du carnaval de Venise... Le reste du chapitre est également profondément remanié.
Cette particularité est étonnante dans la mesure où le début de Splendeurs et Misères des Courtisanes avait déjà été imprimé en 1838 et que Balzac n’a fait que prolonger le texte qu’il avait déjà écrit. Cela dit, il est vraisemblable que l’auteur ait tenté de modifier son texte initial et l’ai fait imprimer ; puis se rendant compte des incohérences que ces modifications entraînaient dans la suite du récit, qu’il ait choisi de revenir au texte initial. Ce chapitre modifié n’est signalé par aucun des nombreux exégètes de Balzac et constitue donc un nouvel élément qui pourrait remettre en cause et enrichir la critique de ce texte.
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