Lot n° 385

Correspondance au poète corse Dominique VECCHINI (1894- 1978) - Environ 60 lettres ou pièces la plupart autographes signées adressées de 1913 à1949 par diverses personnalités littéraires et politiques parmi lesquelles Henri de Régnier (...

Estimation : 200 / 250
Adjudication : 260 €
Description
9) et Jean Rictus (20).
L.A.S.Henri de Régnier, Paris nov.1916, 1p.1/2 in -8 à l’encre noire sur papier à en-tête : « Le Journal », env. conservée : « Mon cher Vecchini, merci du beau médaillon que vous avez modelé à mon effigie : j’y reconnais une main amie et je suspends votre éloquent petit bronze parmi les images de moi-même à une place choisie […].
-L.A.S.Henri de Régnier, Paris fév.1920, 1p. in -8 à l’encre noire, env. conservée : « […] Vous me demandez quels sont mes travaux et mes projets. Voici. Je viens de publier les Histoires Incertaines recueil composé de 3 nouvelles. Vers le 15 avril paraitra mon roman la Pécheresse et en juin une édition revue et augmentée de mes Esquisses Vénitiennes […] J’ai également en préparation une étude sur le peintre Renoir et un discours d’Académie pour la réception d’Henri bordeaux […] »
- L.A.S. Jehan Rictus, Merlines Eygurande, 17 septembre 1914,1 p.in-4 à l’encre noire : « Mon cher jeune poète et ami ; je pense que cette lettre vous trouvera à la caserne en train de faire l’exercice et des marches pénibles. Courage, n’est ce pas ? J’espère que la guerre sera finie avant que notre classe aille au feu. Je vous ai envoyé une carte postale dés que je fus parvenu ici. J’ai eu du mal à sortir de Paris et j’ai mis cinq jours pour arriver dans ce petit coin chez des amis qui m’ont accueilli. J’ai passé une nuit en chemin de fer et une autre nuit sans domicile à Bourges. Je suis arrivé dans un état de fatigue impossible à décrire .Maintenant ça va un peu mieux .Je comptais poursuivre jusqu’à Bastia mais je crois que je vais être obligé de regagner Paris à cause du décret Millerand concernant les exemptés et les réformés même de la réserve territoriale à laquelle j’appartiens […] »
- L.A.S. Jehan Rictus, Saint Raphaël-Valescure, 10 mars 1917, 4 pp.in-8 à l’encre noire : « Mon cher jeune poète et ami, vous êtes encore arrivé à me surprendre par l’ardeur de votre affection. Mais je ne mérite pas tant. Je songe à ceux des tranchées, dont vous fûtes, et je n’ai pas à me plaindre si j’envisage l’énormité de leurs souffrances. Bien qu’il fasse un sale temps par ce coté (peut être le ressentez vous également en Corse) je vais un peu mieux. Avec le soleil de plus en plus franc je pense que je serai tout à fait retapé d’ici une ou deux semaines .Ces régions sont merveilleuses et on se demande avec Pierre Louÿs, pourquoi les civilisations ont remonté vers le nord […] »
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