Lot n° 60

Musique / société nationale De Musique. Manuscrit autographe avec corrections, signé conjointement par les compositeurs olivier Messiaen (1908/1992), André Pascal (1894/1976), Adolphe Piriou (1873/1964), Robert Planel (1908/1994), Joseph Canteloube

Estimation : 500 / 800
Adjudication : Invendu
Description
(1879/1957), Henri Martelli (1895/1980), Eugène Bozza (1905/1991) et Maurice Duruflé (1902/1986). 3 pp. in-4. Sans lieu ni date [Paris, vers 1935]. Refonte des statuts de la Société nationale de Musique pour redynamiser son action. [Fondée par Saint-Saëns et Bussine en 1871, la Société Nationale de Musique exerce une influence considérable sur la nouvelle génération de compositeurs français ; mais après le départ de Ravel, qui fonde sa propre Société Musicale Indépendante, son influence s’amenuise ; il faudra attendre l’arrivée de nouveaux membres tel Olivier Messiaen pour lui redonner un nouveau souffle]. Conscients de cet essoufflement, les membres de la Société Nationale de Musique, à travers ce texte, analysent des dysfonctionnements et font 3 propositions. «  Les résultats que la Société nationale a atteints dans le passé ont été d’importance […]. Les noms glorieux de Franck, Fauré et d’Indy y voisinent avec ceux de Debussy, Ravel et Schmitt ; tandis qu’un bouquet d’œuvres célèbres de ces maîtres s’y épanouit fièrement sur une toile de fond de rigueur et de richesses ». Ils s’interrogent sur les causes du déclin de la SNM. « Celles-ci sont, certes, multiples ; elles tiennent presque toutes pourtant en une seule : la méconnaissance pour le Comité de son véritable rôle polarisateur, de guide, d’élément de vie […]. C’est pourquoi nous avons cru de notre devoir de réunir l’Assemblée Générale qui aura, en définitive, à prendre une décision sur les propositions que nous avons l’honneur de soumettre à son approbation et dont la réalisation est, à notre avis, d’une importance capitale pour l’avenir de notre Société […] ». 3 propositions sont ainsi développées. Et de conclure : « Si l’Assemblée Générale rentre dans nos vues, nous avons la ferme conviction qu’elle aura mis dans les mains du Comité une arme forgée et bien trempée qui permettra à celui-ci d’imprimer un nouvel essor à la Société, essor de nouveauté et de hardiesse, de sagesse et d’autorité conduisant logiquement vers l’estime et aboutissant nécessairement au succès ». JoInt : une dactylographie du texte.
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