Lot n° 121

[combat naval De lagos]. Raymond Pierre De glandeves (né en 1725), capitaine de vaisseau. 6 L.A.S. à Pierre Honoré Roux, 11 pp. ½ in-4. Toulon, Le Havre et Cadix, 1753-1759. Glandèves annonce son embarquement sur les galères. « Je suis

Estimation : 600 / 800
Adjudication : Invendu
Description
nommé pour être sur celles de l’infante », se propose de faire des commissions à Chypre, Alexandrie, sur toute la côte d’Espagne, à Carthagène, Malaga et Cadix. De retour à Toulon, il apu se charger de tous les achats de velours. « Je pense pour les rouleaux qu’il faudrait mieux attendre quelques temps, parce que lorsqu’il arrive des escadres, le chemin de Marseille est rempli d’ambulances qui peuvent occasionner des accidents désagréables […]. Le Havre, 1er août 1755. « Voilà bien des mouvements, armements partout, nous ne comprenons rien à tout cela, je crains que la bombe n’éclatte lorsque nous ypenserons le moins, et alors gare le commerce, cependant on arme toujours ici les négociants n’ont point peur, je crains qu’ils ne soient la dupe de leur assurance et la grande quantité de vaisseaux qu’il y aen mer ruinerait le commerce si la guerre venoit à se déclarer dans cette circonstance […] ». 2 août 1759. « Les ordres pour nous faire partir sont arrivés et je ne doute pas que nous nous mettions à la voile samedi ou dimanche ; vous dire où nous allons, ma foy je n’en sçais rien, et au commandant près les autres ne pas plus sçavans que moy sur notre mission, ma politique veut que nous passions le détroit ; cependant bien des gens ne sont pas de mon avis […] ». Dans une dernière longue lettre écrite de Cadix le 29 août 1759 (4 pp. in-4 très remplies), Glandèves raconte avec détails le chaotique voyage de l’escadre de toulon, forte de 12 vaisseaux et 3 frégates, commandée par La Clue (lui même étant embarqué sur le Fantasque) qui, par diverses circonstances, se trouve divisée en deux, l’une des parties étant attaquée par l’escadre britannique de l’amiral Boscawen qui inflige des pertes sévères aux navires français ; une partie de l’escadre se réfugie alors à Cadix. « Le jour se fit et nous trouvant seuls nous continuâmes notre route, nous aperçumes sur les huit heures les vaisseaux que je vous ai nommés cy-dessus, étant bords sur bords à attendre que le général vint mouiller […]. Nous avons appris que l’amiral Boscawen qui étoit mouillé à Gibraltar lorsque nous avons passé, avoit coupé ses cables à onze heures du soir et nous avoit suivi en queue avec 17 vaisseaux. Je crains que cette escadre devant au jour être hors du détroit n’ait aperçu la nôtre […] ».
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