Lot n° 181

Hérault / révolution. François Marc Lambert, médecin et révolutionnaire héraultais, il avait reçu Jefferson à Frontignan. L.A.S. à André Pons de l’Hérault. Saint-Hippolyte, 22 thermidor an 3. 3 pp. in-4.

Estimation : 300 / 400
Adjudication : 350 €
Description
Émouvante lettre écrite au moment où il va monter sur l’échafaud, à son ami Pons de l’Hérault pour qu’il parte sur le champs négocier sa liberté auprès du représentant du peuple. « […] Sens-tu, mon ami, tout le poids de mon amitié, n’est-elle point à charge, non non, mon cœur me garantit que tu t’acquitteras volontiers de cette rude commission […] ». Sur la 4e page, Pons resitue le contexte de cette lettre. « Lambert était un des hommes les plus distingués du département de l’Hérault. Il était médecin : il n’exerçait pas pour le riche : il ne soignait que le pauvre, il le soignait gratuitement. On le considérait comme ayant des connaissances profondes. Son influence politique était grande. Nous avions fait la révolution ensemble, nous étions proscrits ensemble. La citadelle de Saint Hippolyte nous renfermait sous les mêmes verrous. Je devais épouser sa sœur : ce qui resserrait nos liens. Ce mariage n’eut pas lieu. […]. J’obtins avant lui une liberté conditionnelle. J’en profitai pour aller à Mende demander aux représentants du peuple de briser ses fers. Ce périlleux voyage d’amitié servit de prétexte pour ma seconde proscription. Au moment où l’heure fatale sonnait pour lui, il disait à Gachon, notre ami commun, écris à Pons que je vais résoudre le problème de l’éternité ».
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