Lot n° 78

André MALRAUX (1901-1976). L.A.S., 30 juillet [1950 ?, à son ami Louis Vallon] ; 4 pages in-8.

Estimation : 400 / 500
Description
Au sujet d’un livre sur le gaullisme. « Les éditeurs sont d’avance hostiles à des manuscrits de ce genre. [...] le public des libraires achète des livres politiques dans la mesure où ils sont des essais sur la politique, c’est-à-dire des livres qui sont censés apporter sur la politique des points de vue nouveaux, philosophiques mais, en somme, plus ou moins littéraires et non politiques. Pensez que, bien qu’ils fussent des écrivains, ni Barrès, ni Maurras ne se sont vendus. L’essai idéal pour l’éditeur, c’est l’essai psychanalytique sur Hitler ou sur la bourgeoisie »... La première partie de l’étude de Louis est « hors-cadre », pour le public, et la seconde, en dehors de la ligne commerciale des éditeurs, sauf si ces derniers « s’adressent exclusivement au public gaulliste », mais ils préfèrent laisser la diffusion de tels livres aux organisations politiques. Malraux examine les options : le compte d’auteur qui « est toujours une ignominie », Gallimard, Plon, l’aide financière d’un copain, un prix bas, « faire un supplément à un numéro du Rassemblement », soutenir une « solution Denoël ou Domat » par « une action parallèle, ce qui a été fait pour celui de Ponchardier » [Les Pavés de l’enfer, 1950], etc. Enfin il n’est pas d’accord sur le titre : « je ne crois pas qu’il faille séparer République et Gaullisme »...
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